Les derniers éditoS

dernière mise à jour 17 janvier 2012




SNEP, what else?

 

Lorsqu’acculés ils sont sommés d’accepter les HSA, de perdre leur forfait d’AS tout en envoyant un collègue en complément de service voire simplement constater la suppression injustifiée d’un ou plusieurs postes d’EPS, que font les collègues? Ils ne se trompent pas. Ils appellent le SNEP. Attention, notre discours est sans ambigüité: les choses n’avancent que lorsque les équipes s’emparent des analyses et mots d’ordre du SNEP et les font vivre dans les établissements. Lorsque la question du pouvoir d’achat est posée, avec qui sont d’accord les collègues? Avec ceux qui disent qu’après tout on peut faire les heures supplémentaires si on veut pour améliorer notre condition? Nous entendons le même discours depuis des années maintenant. Nous ne sommes, hélas, pas devenus plus aisés qu’hier. Par contre, entendre un tel discours de la part des syndicalistes nous fait douter sur leurs véritables orientations.

Que font les collègues qui défendent leur AS bec et ongles? Ils se battent comme des acharnés pour faire vivre leur AS. Par tous les moyens. Ils ne seront certainement pas d’accord avec ceux qui pensent que le forfait peut être (ou pas) assuré en HSA. Seul le SNEP dit clairement oui à l’alignement des professeurs d’EPS à 18 heures d’enseignement mais avec le forfait de 3 heures d’AS compris!

Enfin, c’est dans l’action que l’on reconnait notre profession. Historiquement, c’est par les orientations progressistes associées aux mobilisations du plus grand nombre que le SNEP-FSU a réussi à imposer les progrès déterminants pour l’EPS et le sport


scolaire. L’organisation syndicale dans laquelle tous les niveaux d’action et d’activité revendicative ont une importance égale est celle que nous choisissons. La rencontre avec le Ministre est aussi déterminante que les rapports de forces instaurés dans chaque établissement pour la défense de nos conditions de travail. Le SNEP, c’est le syndicat de l’EPS, et de ses enseignants. Voter pour son camp est quelque chose qui s’impose aujourd’hui.

 

Andjelko Svrdlin

 Le 7 octobre 2011

VOTONS !

 

Du 13 au 20 octobre prochain auront lieu les prochaines élections professionnelles. Il y a des nouveautés. La première est relative au fait que, pour la première fois, chaque collègue s’exprimera à travers deux votes (déclinés au niveau académique et national). Il y a le traditionnel vote pour la commission administrative paritaire où le vote SNEP prend toujours l’allure de défense disciplinaire. Tout recul du SNEP serait dangereux pour l’EPS et le sport scolaire. La position du SNEP, syndicat majoritaire, est forcement plus complexe et complète que celle des syndicats dont le seul but est d’affaiblir le syndicalisme de transformations sociales que nous portons. Sur le terrain de gestion des carrières des enseignants, nous articulons le combat pour des avancées pour tous et la vérification et l’information de tous les collègues et ce quelques soient leurs problèmes. Il n’y a pas de collègue laissé(e) au bord de la route.

Le SNEP aide les collègues dans le cadre de ses engagements et positions. Dans la transparence. Nous faisons, très régulièrement, avancer les dossiers personnels des collègues. Plusieurs se sont exprimés d’ailleurs, dans notre bulletin depuis plusieurs années. Il y a aussi des situations plus difficiles : des mutations non-obtenus, des mesures de carte scolaire subies, des non-passages à la hors classe… Le SNEP et ses élu(e)s ont toujours accompagné les collègues dans les analyses et autres explications concernant leur sort.

Il y a un nouveau vote pour le Comité technique académique. Celui-ci remplacera le CTPA actuel. C’est une instance dans laquelle la participation du SNEP et de la FSU relève d’une importance capitale pour les orienentations. Il s’agit de l’instance technique au sein de laquelle sont discutées les créations et suppressions de postes, les priorités académiques, la FPC… Bref, tout ce qui touche à nos métiers. Le SNEP sera représenté pour cette élection au sein d’une liste FSU. Le vote FSU est donc aussi important pour l’EPS et le sport scolaire que celui du SNEP. Le SNEP, un des syndicats co-fondateurs de la FSU, il y a 18 ans, inscrit ainsi son activité dans une histoire syndicale qui se veut à la fois unitaire mais aussi facteur de transformations sociales profondes. Ces dernières sont nécessaires à notre société. Elles sont possibles. Le vote SNEP et le vote FSU s’inscrivent dans une défense des services publics. Alors, indignons-nous, votons .

Andjelko Svrdlin


Le 10 juin 2010

Retraites, Education, EPS, même combat!

 

C’est une même logique idéologique qui organise l’ensemble des mesures gouvernementales et ministérielles. Tout est un marché. Tout doit être soumis au marché. Allonger la durée de cotisations pour l’ensemble des salariés, aligner les pensions des fonctionnaires sur celles du privé, donc les allonger, serait une justice. Augmenter de 3% les cotisations des fonctionnaires et les priver ainsi d’une journée de salaire net serait également juste et équitable. La fatalisme n’est pas notre ligne de conduite. Par contre, il ne suffit pas d’évoquer l’optimisme et le combat pour que les choses se règlent d’elles-mêmes. Le SNEP appelle tous les collègues dans tous les établissements à se saisir de ces dossiers et décider démocratiquement et massivement des suites à donner. Le SNEP et la FSU appellent à amplifier l’action sous toutes les formes et à généraliser les grèves et manifestations. Le triptyque Emploi-Salaires-Retraites doit être considéré comme un tout. Toute avancée sur les retraites nous ouvrirait des possibilité de mobilisations et de négociations sur les postes et les conditions de travail mais aussi sur les salaires. Toute avancée sur les salaires améliorerait les financements des retraites. Toute création d’emploi public contribuerait immédiatement à ce même financement. Quelle EPS veut-on et pour qui avec des enseignants d’EPS travaillant jusqu’à 67 ans? Et si on imaginait une Ecole sans EPS? Accompagnement éducatif pour tous! Pourvu que cela soit « bien rythmé ». Le reste, c'est-à-dire les contenus, les horaires, la formation, les droits à la mutation réellement choisie, l’avancement dans la carrière… n’est pas essentiel.

A ce jour, les jeunes lycéens et les étudiants rentrent dans l’action aux côtés des salariés. Ils sont ni manipulés ni récupérés ni irresponsables. Ils comprennent simplement que leur avenir se joue ici et maintenant. Ils comprennent que le bouclier fiscal, les exonérations patronales, la spéculation financière, ce n’est pas pour eux. Ils sont dans le camp de ceux qui trinquent. Eux, comme tous les salariés dans l’action, cheminots, raffineurs, fonctionnaires… Ne pas céder à la désinformation est un enjeu de taille. Soutenir tous les salariés en lutte malgré les difficultés que leur grève peut provoquer est porteur de progrès pour tous. La casse des acquis sociaux est autrement plus grave pour nos vies que la file d’attente à la pompe à essence.

Andjelko SVRDLIN
Le 15 octobre 2010

Nous vivons assurément une période historique quant aux destructions des acquis sociaux de l’après guerre mais aussi quant aux mobilisations sociales face à la politique d’enrichissement de quelques particuliers au détriment de la nation. Ni les vacances scolaires ni les annonces discriminatoires du pouvoir n’ont affaibli les appels de l’intersyndicale (24 juin, 7 septembre). Non, il n’y a pas de fatalité économique qui ferait travailler les enseignants d’EPS jusqu’à 67 ans (pour un taux plein sans décote) voire plus avec des réformes successives. Il s’agit simplement d’un choix politique destructeur du cadre social qui  permet de partir à la retraite avec un salaire prolongé permettant de vivre et non pas de survivre. Ce même cadre permet l’embauche nécessaire de jeunes étudiants en STAPS. Ces mêmes jeunes à qui on refuse une véritable réforme de la formation professionnelle et une entrée dans le métier accompagnée d’une année de formation. C’est la raison pour laquelle le SNEP appelle les collègues à refuser le tutorat et à constituer dans les établissements de véritables « équipes d’accueil militants ».

Le SNES appelle à une journée d’action le 6 septembre sur les questions spécifiques à l’Education. Le SNEP appelle les collègues à en débattre dans tous les établissements et construire des mobilisations sans affaiblir la journée du 7 septembre.

Si nous arrivons à stopper la politique destructrice sur un dossier comme celui des retraites alors les rapports de forces nous permettront certainement de poursuivre la mobilisations sur nombre de dossiers plus spécifiques (Education, EPS) mais aussi généraux comme celui des salaires. Les mobilisations de cette rentrée sont construites face à une politique globale dont les dossiers comme l’expérimentation / rythmes scolaires ou le livret de compétences sont des concrétisations construites pour conduire vers un affaiblissement de la place de l’EPS dans l’Ecole.

Les mobilisations du 6 et 7 septembre nous amèneront à envisager des suites immédiates. Ne manquons pas ce RDV avec l’avenir. Nos enfants, nos grands-parents  nous regardent.

Andjelko Svrdlin
le 31/08/2010




 
Le Recteurde notre Académie n’est plus en capacité de garantir à tous les élèves les horaires d’EPS qui leur sont dues.

Les ruptures de service qui ne sont pas remplacées sont permanentes. Même l’appel aux vacataires et contractuels ne suffit plus à pallier aux suppressions de postes injustes depuis le début. Le début, c’était la « fable des excédents ». La précarité à tous les niveaux est devenue un principe de gestion de l’Education Nationale, un des plus grands biens, une des plus grandes conquêtes du peuple français. C’est devenu un mode de vie, elle-même étant précaire. L’époque oblige. Du coup, il n’est plus possible de satisfaire aux besoins de tous.

Les exigences culturelles profondes en EPS sont forcement sportives et artistiques. Qui dit exigences, dit stabilité, approfondissement et durée. La stabilité des équipes dans les établissements, sans compléments de services, est une des clés pour répondre à cette exigence. L’approfondissement des  savoirs et savoirs faire passe par la formation des professeurs d’EPS aux qualifications et donc compétences renforcées. La présente réforme de la formation des maîtres ne va pas dans ce sens-là. Les jeunes collègues seront « jetés » dans les établissements sans pouvoir analyser et questionner les difficultés auxquelles ils seront confrontées car le temps de formation post-concours sera limité à sa portion la plus incongrue.

La durée nécessaire des cycles pour un accès à la culture sportive dans toute sa profondeur, doit être améliorée. Cinq heures au collège et trois heures en lycée sont des objectifs plausibles si nous voulons réformer le second degré de façon satisfaisante  en respectant les rythmes nécessaires pour nos élèves tout en améliorant leurs apprentissages. Le vide culturel vers lequel on veut faire glisser l’EPS est un réel danger pour une EPS  riche et de réussite pour tous.

Il faut en finir avec la précarité. Il ne s’agit ni d’une fatalité ni d’une utopie. C’est possible, ici et maintenant. A condition de s’en donner les moyens.

Nos luttes continuent. Le 27 mai est un rendez-vous.

Andjelko Svrdlin
le 23/04/2010

La (contre) réforme des lycées suscite de la colère auprès des enseignants mais aussi des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes. Grâce à la mobilisation du SNEP et de notre profession, les horaires d’EPS n’ont pas reculés. Mais nous ne pouvons aucunement nous en satisfaire car les lycéens de France ont besoin de plus d’heures d’EPS. Les « profs » ont besoin d’autres conditions de travail. Les DHG sont insuffisantes.

Le décret dit « EPLE » modifie les équilibres démocratiques déjà précaires dans les établissements et dans le système dans son ensemble. Dans chaque bahut la résistance à l’autoritarisme doit se développer. Le rôle et le fonctionnement du Conseil d’administration doivent continuer à jouer leur rôle. Au niveaux académique et national le plan de développement du service public d’éducation doit être lancé sur la base des expressions de ces mêmes CA. Réglementairement, seul le CA a les prérogatives d’organisation pédagogique de l’établissement. Aucun conseil pédagogique avec les membres triés sur le volet par le chef d’établissement ne doit voir le jour.

"Maintenir le cap !

Après un camouflet lors du premier tour des élections régionales et une journée de grève et de mobilisations très réussie le 23 mars dernier, le gouvernement s’entête. Il n’entend pas le rejet de sa politique ni les inquiétudes des salariés et des chômeurs face à la crise économique et sociale, il ne tient pas compte des revendications qui s’expriment.

Le gouvernement continue sont train de « réformes » et maintient le cap.

Nous aussi !

La FSU reste attachée à ce que la Fonction publique reste bien au service de l’intérêt général en répondant aux besoins actuels de tous les usagers et à l’amélioration des conditions de travail des personnels.
 

Andjelko Svrdlin
mars 2010

Réformes oui, contre réformes non !
 

La réforme de lycée vient d’être présentée au Conseil Supérieur de l’Education. Cette réforme-là ne requière pas l’aval de la majorité des usagers et des agents du service public d’Education. Les points forts de cette réforme posent problème. Suivons le fil rouge: dépenser moins et limiter les accès aux savoirs pour le plus grand nombre.

Les établissements auraient à décider de l’utilisation d’environs un tiers de leurs horaires. Autonomie oblige. Le premier obstacle réside dans la DHG qui diminue d’année en année. A la place d’une réelle autonomie on aurait simplement à gérer la pénurie. Quant à l’autonomie même, essayons de nous projeter dans un avenir proche. Ne risquons-nous pas de créer des établissements d’excellence car « à profil » par rapport aux choix qui seraient faits en matière des disciplines enseignées. On ne peut pas considérer cette question « d’autonomie » sans faire le rapprochement avec l’assouplissement de la carte scolaire. Il y a un réel danger de créer des établissements d’élite et ceux de seconde zone. Les difficultés existantes à ce niveau seraient plus que renforcées.

Tant que le « socle commun » et les modèle éducationnels qu’ils contient guideront les choix des transformations, nous serons dans des visions pauvres de développement humain. Les mêmes qui suppriment aujourd’hui l’enseignement de l’histoire—géographie en classe de Terminale voulaient supprimer l’épreuve de l’histoire de l’EPS au CAPEPS. D’ailleurs, rien n’est décidé à ce niveau.

Quant au chef d’établissement, ce dernier se verrait promu en «  super chef »,   « pédago es qualité ». Imaginons un instant les conséquences pour l’EPS: « non, plus d’escalade, c’est bien trop dangereux; non, plus de sorties plein air, ça coûte trop cher... »

Le contenu même des projets pédagogiques d’EPS est en train de glisser de nos mains vers un « conseil pédagogique » entièrement soumis à l’autorité d’une seule personne: le chef.

Que du mépris envers les personnels. Serions-nous si irresponsables que cela pour avoir besoin d’une instance propre à l’établissement qui nous dicterait ce qu’il y a à faire?

 

En cette fin d'année, préparons nous à réagir fortement en janvier. Dans cette attente de mobilisation, de rapport de forces, bonne année combative à tous.
 

Andjelko Svrdlin
le 17/12/2010

Résister à la machine néo libérale dont le souci principal est l’ouverture de nouveaux marchés. L’Education en est un. Satisfait ou remboursé! Cela risque de couter très cher, par contre. Par conséquent, tous les pauvres, exclus et autres chômeurs et RMI-stes n’auront que la base, « le socle ». Il n’y a pas de piscine? Votre gymnase est vétuste? Vous n’avez plus d’heures pour assurer le groupe des non nageurs? N’ayez crainte. Vos élèves sauront lire , écrire et compter… mais pas trop! Pas assez de « sport »? L’accompagnement éducatif résoudra le problème. A quand l’accompagnement éducatif proposé par une entreprise privée. Oui oui, il y a eu des tentatives!

Résister à la tentation de l’isolement et du repli sur soi en pensant qu’il n’est plus possible de changer la donne. Chacun pour soi et … que le meilleur gagne. C’est qui le meilleur, au fait? Le plus méritant. Travaille dur et tais-toi! C’est ainsi que tu seras revalorisé. Tu auras même le droit de faire encore plus d’heures. Elles ne te permettront pas de rattraper la perte de ton pouvoir d’achat mais tu sera reconnu. Belle parole et une tape sur l’épaule.

Résister à ceux qui pensent depuis des siècles que la répression et la surveillance nous permettront d’éduquer nos élèves. La sanction juste, oui. Aucune réponse éducative ni préventive, non.

Résister à l’idée que la crise économique est un don du ciel. On ne sait pas d’où elle vient. Tout le monde est perdant. Le journal de « Wall street » vient de publier les hausses des primes perçues par les traders. Nicolas Sarkozy maintient le « bouclier fiscal (15 milliards € par an) et les fonctionnaires sont irresponsables de réclamer la hausse des salaires. Tout comme les français qui exigent les emplois pour leurs enfants.

Il n’y a jamais eu de progrès social dans l’histoire de l’Humanité sans mouvement social unitaire et exigeant. Le chacun pour soi conduit fatalement eu recul. Nos positions sont plus que claires tout comme nos engagements. Une éducation et une EPS pour la réussite de tous donc de chacun.

Rejoignez-nous, syndiquez-vous au SNEP-FSU
Andjelko Svrdlin
le 1er novembre 2009

 

Si la crise financière doit déboucher sur des économies substantielles, alors il faut chercher des économies là où se situe la plus grande concentration d’argent. C’est aussi « l’endroit » où l’argent profite le moins au plus grand nombre. L’Education nationale, dans laquelle l’Etat investit beaucoup d’argent par ailleurs, ne peut constituer la cible privilégiée des dites économies. Quelle loi humaine peut justifier le luxe pour quelques uns et les difficultés les plus grandes dès le plus jeune âge pour des millions de Français ? Or, aujourd’hui et cela depuis quelques années, on est passé à la gestion comptable d’abord. Oui la santé des petits français est importante mais on ne peut tout de même pas se permettre de payer des gens qualifiés à former instruire et éduquer ces mêmes petits français à la hauteur de leur qualification. Précarisons, le marché se chargera du reste! Le yacht pour certains, le chômage pour les autres.
Il est scandaleux de prétendre que les heures supplémentaires permettront aux salariés de l’Education nationale d’améliorer durablement leur pouvoir d’achat. La crise du logement, les prix qui s’envolent constituent autant de facteurs pesant sur les budgets des fonctionnaires.
Nous attendons toujours la réalisation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy: plus de sport à l’Ecole. Nous n’allons tout de même pas considérer que l’accompagnement éducatif constitue un progrès. Il s’agit-là d’un pur détournement des moyens.
Que dire du sport scolaire? Le passage en force sur le statut de l’UNSS et le détachement de ses cadres. Rappel : deux postes UNSS sont toujours « en suspend » dans notre Académie. Nous pouvons craindre un affaiblissement d’activité de notre fédération si le nombre de ses cadres était amené à diminuer dans un bref laps de temps.
Alors, cette rentrée sera encore plus difficile que les précédentes. Les pressions en tout genres sont devenues la règle. De nouvelles mobilisations seront nécessaires.

Andjelko SVRDLIN
le 26/08/09

 

Faut-il créer des postes d’EPS dans notre Académie? Les données émanant de certaines Inspections académiques nous permettent de dire aujourd’hui, qu’au moins 35 postes peuvent être crées à partir des HSA que les collègues ne veulent pas assurer et des supports qu’occupent les TZR à l’année. Au passage, le Recteur ne nous donne toujours pas la « photo » de l’Académie quant aux heures postes et HSA par établissement. Le SNEP, sur la base de sa représentativité, doit pouvoir disposer de ces données afin de pouvoir faire des propositions conformément aux mandats sur la base desquels il a gagné très nettement les dernières élections professionnelles. Ce refus arbitraire de nous permettre d’exercer notre travail d’élus n’est pas acceptable. Car, le Ministre de l’Education Nationale s’étant engagé à ré-ouvrir le CAPEPS interne sous réserve que des besoins existent réellement. On ne peut pas faire de la rétention de l’information un moyen de suppressions de postes.
Par ailleurs, le débat sur les effectifs dans les classes est à ouvrir. La récente augmentation des effectifs dans les divisions d’un tiers des collèges de l’Académie a eu pour conséquence la suppression de nombreuses divisions. Les conséquences pour l’emploi sont évidentes. Nous apprenons que, dans les Bouches du Rhône, des compléments de services donnés sont préparés. Nous découvrons que certains collègues devront faire plusieurs dizaines voire plus de cent kilomètres afin d’assurer leur service hebdomadaire sur deux voire trois établissements. Le SNEP intervient régulièrement auprès de l’Administration pour améliorer la situation de chaque collègue. Mais, là aussi, la création de postes s’impose si nous voulons réellement améliorer le service des enseignants et le service offert à tous les enfants.
Parmi les collègues les plus touchés on peut citer les TZR EPS. Ces derniers sont devenus une véritable variable d’ajustement comptable au détriment de ce même service public.
Il est grand temps que cela cesse.
La manifestation du samedi 13 juin est une occasion d’exprimer notre refus de cette politique.

Andjelko Svrdlin
Le 8 juin 2009

Plus et mieux d’EPS passe par une place renforcée de notre discipline au sein du système éducatif. Le président de la république s’y était engagé ! Sa dernière allocution publique, par contre, ne comportait aucune avancée sur le terrain de négociations. Là où les « patrons » et les syndicats doivent se mettre d’accord dans le privé (dans l’intérêt de qui ?) il n’en est rien dans le secteur public (au service de qui ?) . Au contraire, les baisses de cotisations patronales risquent d’aggraver les possibilités de financement des services publics. Les étudiants (Staps) peuvent circuler, il n’y a rien à (a)voir ! Notre employeur, l’Etat, refuse toute négociation. Et là, tout y passe : salaires, statuts, contrôle par les représentants des personnels du déroulement des carrières et autres mutations dans le cadre du paritarisme…
Il n’est pas bon pour la démocratie d’affaiblir des contre-pouvoirs. Il en va de la qualité des services publics et des carrières des agents.
On aurait crée 50 000 emplois d’enseignants depuis quelques années (?!) pour 400 000 élèves en moins. Contre-vérité. Depuis cinq ans 30 000 emplois ont été supprimés dans le second degré. Dans les collèges de notre Académie un poste d’enseignant a été supprimé chaque fois qu’il y avait sept élèves en moins. Alors qu’on aurait pu en profiter pour améliorer la qualité de l’enseignement en abaissant les effectifs dans les classes.
Chercher l’erreur.
La « masterisation » devrait permettre une meilleure reconnaissance du début de carrière. Elle permettrait, si elle devait être mise en place, surtout un passage d’un recrutement par concours débouchant sur un emploi de fonctionnaire à un recrutement par contractualisation. Cela à un nom : précarisation. Puis, les jeunes contre les vieux, les hommes contre les femmes… On connaît le slogan.
L’ensemble des organisations syndicales ayant appelé à la grève et manifestations publiques le 29 janvier dernier ne se trompe pas, tout comme ne se sont pas trompés les 2 500 000 français ayant défilés le long des rues de notre pays. Le 19 mars a démontré la continuation dans nos déterminations.

Sur le plan de l'éducation, les rassemblements du 2 avril doivent avoir le plus large écho possible. A nous tous d'y participer.

Andjelko Svrdlin
le 28 mars 2009

Cette fin d'année 2008 nous donne de quoi être optimiste dans nos engagements. Celles et ceux qui, avec raison, se posent la question d'efficacité de lutte et d'activité syndicale devraient être confortés.
Premièrement, la victoire remportée par le SNEP lors des dernières élections professionnelles est celle qui permettra à la profession de s'appuyer sur les exigences portées par le SNEP pour obtenir des avancées professionnelles. A tous les niveaux, les représentants du SNEP restent des interlocuteurs incontournables. Rien ne saurait être décidé concernant l'EPS sans l'avis du SNEP.
Deuxièmement, la réforme des lycées a été reportée. Ceci représente le premier recul significatif du pouvoir actuel sur un "gros" dossier politique qui en appelle d'autres.  
Troisièmement, jeudi 29 janvier sera la journée interprofessionnelle de grève et de manifestations.
Cela nous donne des perspectives d'action qui doivent aboutir sur de nouvelles avancées permettant à nos contre-propositions d'aboutir.
Meilleurs vœux 2009 et bonne reprise ! La lutte ne fait que recommencer!

Andjelko SVRDLIN
Janvier 2009
 

La crise financière mondiale est une preuve de plus que la gestion économique basée sur les profits colossaux de quelques uns n’amène pas une amélioration de l’intérêt général. La relance économique peut et doit être relancée par une amélioration du pouvoir d’achat des salariés en place mais aussi par une création d’emplois durables à haute qualification. Le professorat d’EPS en fait partie. D’autant plus que la situation dans notre Académie fait paraître un déficit d’enseignants. Les zones de remplacement désertes, les collègues TZR ou en complément de service malmenés par des affectations aberrantes, coûteuses et anti-pédagogiques. Le principe des économies sur le dos des usagers et des salariés est utilisé comme un principe de gestion en « bon père de famille ». Or, un bon père de famille n’abandonne pas ses enfants. Il ne les prive pas d’une amélioration possible de leur éducation en cédant simultanément des milliards d’euros à ses amis. Très concrètement, les enseignants sont conscients qu’un allégement des effectifs des élèves par division conduit à un approfondissement des savoirs et à une amélioration de la réussite scolaire. Cela conduirait automatiquement à la création d’un certain nombre d’emplois enseignants. Ces futurs enseignants sont nos enfants! Le prochain Comité Technique Paritaire Académique (CTPA) aura à discuter des conditions de rentrée 2009. Monsieur le Recteur devra répondre par des actes à la volonté des personnels et des parents d’élèves de palier à des manques éducatifs crées depuis plusieurs années par des suppressions de postes. Nous l’avons invité dès maintenant à réclamer plus de postes de professeurs d’EPS pour notre Académie. D’un point de vue éthique, on doit exiger plus et mieux d’EPS et du sport scolaire. D’un point de vue économique, il est plus que possible de créer des emplois publiques. Il suffit de la volonté politique. Plus que jamais nous devons affirmer: « pas d’éducation sans EPS ».

Andjelko SVRDLIN
le 16 octobre 2008

L’année 2007/2008 était celle de très fortes mobilisations sociales. Il ne pouvait être autrement face à la politique de casse sociale. Malgré un processus à marche forcée de multiples réformes qui conduisent à la destruction des biens et des services publics, le gouvernement et le président de la République ont été contraints de modifier leur plan d’action. Les suites du « rapport Pochard » devaient conduire à la « revalorisation du métier d’enseignant ». Or, suite aux analyses de la FSU aux côtés d’autres organisations syndicales mais surtout grâce aux mobilisations successives des personnels et des usagers de l’Ecole, la sortie du « livre blanc » est repoussée à une date ultérieure. En effet, il s’agissait d’un recul de conditions de travail, d’une diminution de l’offre de formation pour les salariées et des conditions de scolarisation des élèves plus que précarisées.

Les sondages extrêmement bas dont est doté le président de la République sur la question des mises en œuvre des « promesses » électorales confirment la tendance. La France se réveille. Or, le dossier économique lié à la suppression d’emplois publics est toujours d’actualité. Nous avons appelé l’ensemble de la profession à un refus massif des HSA afin de montrer à la fois à l’administration mais aussi à l’opinion publique que le nombre d’emplois des enseignants d’EPS est insuffisant. La rentrée s’avère chaude ! Pour le SNEP, l’ensemble des besoins en EPS doivent être pourvus : enseignements obligatoires, les forfaits d’AS, remplacements, soutien, sections sportives, FPC… Refuser les HSA est un droit des salariés. Nous devons refuser le piège de chantages multiples et particulièrement odieux auxquels se livrent certains chefs d’établissement.

Nous sommes en train, une fois de plus, de prouver ce que nous affirmons depuis plusieurs années, à savoir : il faut recruter au moins 1500 professeurs d’EPS par an ! Pour cela il faut des postes aux concours !

Nous invitons la profession à se réunir dès la prérentrée en AG par établissement et évaluer la situation dans chaque établissement. L’action doit se poursuivre dès la rentrée ! Bonnes vacances à tous...

 

La revalorisation du métier d’enseignant était une des priorités annoncées par le Président de la République. Les conclusions de la commission Pochard confortent notre volonté de mobilisation. Peut-on travailler plus en tant qu’enseignant, aujourd’hui, en France, sans que la qualité de l’enseignement ne soit affectée ? Le progrès, ne se situerait-il pas dans la diminution des effectifs par classe ? Le temps de concertation, ne devrait-il pas, enfin, être intégré dans le service des enseignants ? Autant de questions auxquelles le pouvoir peut apporter des réponses. Il suffirait de mener une autre politique budgétaire. Et c’est possible (lire l’article M. Le ferrand, bulletin national du SNEP n° 793, page 15). Investir dans la fonction publique, dans l’enseignement, serait donner toutes les chances à une nation de relever le défi de la connaissance au service de tous les citoyens. La population française est consciente des enjeux de l’emploi public. Très clairement, un projet de société basé sur les solidarités (inter générationnelle, territoriale, économique…) s’oppose à celui de « chacun se débrouille dans son coin » mais surtout on ne touche pas aux profits des plus riches. A notre niveau, c’est au sein de chaque équipe pédagogique que les décisions doivent être prises. Débattons et mobilisons-nous ! Le refus des HSA semble être une priorité. Seule une réponse de masse nous permettra de renverser la tendance et espérer pouvoir obtenir la transformation des moyens provisoires en moyens fixes.

Ce mois de mai était un mois de fortes mobilisations salariales et citoyennes. Pour ce qui nous concerne, les parents d’élèves se sont ralliés à notre mouvement. Le mois de juin doit être un moment où la lutte continue sur tous les fronts. Le pouvoir est fébrile. Les mensonges médiatiques et les provocations des discours officiels le prouvent.

Andjelko SVRDLIN
Le 9 juin 2008

 

La journée de grève et de manifestations du 18 mars dernier a été, une fois de plus, une réussite en terme de mobilisation. C’est la troisième fois de suite que notre profession s’inscrit dans une grève majoritaire. Le gouvernement doit l’entendre! De belles paroles ne suffisent plus. Des actes doivent suivre. Des emplois pour les jeunes donc des profs pour les enfants. Des conditions d’enseignement dignes de ce nom au 21e siècle.
Cette année, plus de 70 % d’établissements du second degré ont refusé les DHG soit en votant contre soit en votant des motions les dénonçant et réclamant des moyens supplémentaires. Un large front citoyen incluant les personnels et les parents d’élèves est en train de se construire. Chacun de nous doit y participer. Les prochaines journées de mobilisation doivent traduire cette prise de conscience citoyenne des enjeux et du danger des choix politiques actuels.
Les résultats récents des élections municipales confirment notre point de vue. Partout, y compris là où la majorité actuelle au plan national est sortie gagnante des urnes, les voix populaires se sont portées vers l’opposition. Notre Ministre, Xavier Darcos, a subi une défaite. Cela doit avoir des conséquences sur les choix politiques. Le budget récemment examiné lors d’un groupe de travail au rectorat montre que la bonne chair ayant été consommée, ils en sont à attaquer l’os ! Corvéables à merci ? Capables d’aider les élèves en difficulté avec des classes à effectifs alourdis ? Adaptables jusqu’à ce que les taches « annexes » deviennent majoritaires dans notre temps de service au détriment de ce qui fait le cœur du métier… l’enseignement ?
Autant de questions auxquelles la profession répond avec conviction et de manière déterminée.
A bon entendeur…

Andjelko SVRDLIN
le 31 mars 2008



 

Restons unis !

Le président de la République nous parle du « combat pour la civilisation ». Hélas, il s’agit en effet d’une rupture de civilisation qu’il nous propose. A la solidarité dans les actes on nous impose le combat de chacun contre tous. Les carrières gérées par la méritocratie seraient la réponse à tous les problèmes que chacun d’entre nous rencontre (pouvoir d’achat, conditions de travail…). Or, nous, les agents de la fonction publique, n’avons jamais connu de véritable progrès social en dehors de la prise de conscience collective quant à la nécessité de transformations sociales progressistes.
Il n’y aura pas de véritable politique d’augmentation du pouvoir d’achat sans un combat collectif et unitaire. Il n’y aura pas de véritable politique d’emploi sans la majorité des agents et des usagers des services publics.
Les revendications qui sont les nôtres ne s’inscrivent pas dans une logique corporatiste. Les usagers de la fonction publique doivent être partie prenante de nos luttes pour l’amélioration de l’offre éducative dont nous sommes acteurs. Justement, les sondages montrent, depuis longtemps déjà, que les français sont plutôt satisfaits de leurs services publics. La journée d’action du 24 janvier a confirmé l’engagement des fonctionnaires et surtout du secteur éducatif pour la revalorisation salariale, celle du métier et de l’emploi.
Mais face à la main mise sur les medias; à la frilosité des oppositions; aux difficultés économiques et sociales; à l’omniprésence de notre président rolex, il peut paraître que ce combat est perdu d’avance !
Pourtant l’expérience nous montre que les convergences d’intérêts, la réalité des faits, le désir de ne plus laisser faire, sont de puissants facteurs de mobilisation et de détermination.
Alors tout devient possible.
Nous aussi nous sommes porteurs d’un projet de civilisation.

L’action continue. Tous mobilisés le 18 mars.

Restez connectés!

Andjelko SVRDLIN
le 01/02/08

Pour le progrès social

La grève et les manifestations publiques du 20 novembre dernier étaient une véritable réussite de lutte sociale. Les agents de la fonction publique ont montré leur détermination à rompre avec les années de stagnation de leur pouvoir d’achat et leur attachement à la qualité de services publics pour tous. Cela est tellement vrai que le ministre de la fonction publique s’est empressé d’annoncer l’ouverture de négociations salariales. Une avancée? Oui. L’arrêt de la lutte? Certainement pas. Des milliers d’étudiants attendent un emploi au bout de leur parcours universitaire. La France a besoin de ces emplois et de ces forces de travail afin de rester une nation moderne. Nous ne pouvons plus accepter les divisions sociales injustifiées à coup d’appareil médiatique. Les enseignants, avec d’autres fonctionnaires, ne sont pas des « nantis » de la société. 13 milliards d’euros distribués aux plus aisés de notre pays, à travers des cadeaux fiscaux, sont là pour l’attester. Il n’est plus possible d’annoncer l’amélioration du pouvoir d’achat et d’ignorer les exigences des salariés à travers les organisations syndicales qui les représentent.
Quant à la réforme du baccalauréat professionnel, elle risque de compromettre la qualité de la formation professionnelle y compris dans sa composante « générale ». A se demander si la seule raison de supprimer une année de formation dans l’enseignement professionnel n’est pas la fermeture de certains concours de recrutement dont ceux de l’EPS.


Andjelko SVRDLIN
le 14 décembre 2007

Les idéaux et les Hommes

C’est en 1944 que le Conseil National de Résistance s’est réuni pour la première fois afin de mettre sur pieds ce qui devait représenter la garantie d’un progrès social pour tous. Des idées fusent et portent un nom : service public. Il s’agit d’une concrétisation née de la Résistance. Celle de Guy Mocquet, Jean Moulin et autres maquisards. Il s’agit d’un consensus entre gaullistes, communistes, socialistes, radicaux de gauche… Les organisations syndicales résistantes auront pris toute leur place dans l’élaboration et dans la réalisation de ce programme. C’est pourquoi aujourd’hui, le monde syndical, celui qui se veut défenseur de services publics, a toute sa légitimité dans le débat public. Or, ce qui est déboussolant, c’est que le principal adversaire des services publics n’est autre que… le président de la République et son gouvernement. Comment l’expliquer autrement alors que D. KESSLER déclare dans le journal « Challenges » du 04 octobre 2007 : Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

Si Nicolas SARKOZY s’emploie de dire qu’il fera ce pourquoi il a été élu, nous ne sommes pas sûrs que ce démantèlement des services publics en faisait partie. Le véritable débat doit avoir lieu sans les médias complaisants.

Nous restons convaincus que loin d’être un carcan, le Statut est porteur d’exigences importantes à l’égard des enseignants, car il protège l’usager et garantie l’identité humaniste de la Nation.

L’appel à la grève le 20 novembre s’inscrit dans la défense d’intérêt général. Celui d’une Ecole orientée vers et pour la réussite de tous les enfants.

Andjelko SVRDLIN
le 31/10/2007

 

 

Edito de rentrée 2007

 

L’année scolaire 2007/2008 démarre avec un parfum de victoire et d’inquiétude. Le Président de la République a été contraint de retirer le décret De Robien. Or, les orientations politiques en terme d’emploi public laissent présager des lendemains difficiles. Le chiffre de 17000 emplois supprimés a été avancé. Par expérience, nous pouvons craindre que l’EPS et le sport scolaire ne se retrouvent une fois de plus sur la ligne de mire d’une politique libérale néfaste pour la qualité du service public. Le Président a annoncé plus de « sport » à l’école. Le créneau 16-18 h a également été avancé comme possible pour développer les activités sportives et culturelles. Mais avec quelles contenus? Avec quels personnels?
Le « sport » est désormais rattaché à la santé. Quel progrès représente cette décision politique? Quelles conséquences cela peut avoir pour l’EPS et le sport scolaire? Nous sommes convaincus que si la pratique sportive peut et doit avoir des conséquences positives sur la santé des jeunes cela ne peut aucunement représenter la seule finalité sociale. Le rôle historique du SNEP est de défendre l’idée d’un sport humaniste dont l’utilité sociale ne se limite pas à l’hygiénisme.
Le débat s’ouvre sur les nouveaux programmes collège. Nous nous donnons pour obligation de participer à l’orientation progressiste des nouveaux programmes. Nous estimons que tous les enfants de France méritent de devenir hautement compétents dans et par la pratique des APSA et devenir ainsi des citoyens lucides, libres et cultivés pouvant participer aux choix sportifs et artistiques de demain. Mais qui dit l’ambition dit les moyens. Au « travailler plus pour gagner plus » nous opposons « embaucher plus pour travailler mieux ».
Le SNEP entend participer avec la FSU aux actions qui devraient avoir lieu rapidement en réaction aux lois votées au mois de juillet ainsi qu’aux annonces de suppressions de postes.
L’ensemble de la profession est concerné. Il en va de la qualité de nos conditions de travail. Il en va de l’emploi pour les étudiants STAPS.

Septembre 2007

 

 

Vous avez dit l’intérêt général ?

La session parlementaire extraordinaire a démarré. Pas de temps à perdre car la France irait très mal, il faut la réformer ! La seule façon de résorber le trou de la sécurité sociale serait l’instauration d’une franchise. Les universités se porteraient si mal que leur autonomie (budgétaire, de recrutements…) serait le seul remède face au défi mondial de la course à la connaissance. La carte scolaire assouplie avant d’être abolie.  On a fait croire aux citoyens qu’ils pourraient choisir l’établissement scolaire pour leur enfant. Or, en réalité, c’est l’inverse quoi va se produire. Certains établissements choisiront leurs élèves. Les inégalités existantes seront renforcées. On assiste à une officialisation du système scolaire à deux vitesses.

L’éducation nationale pourrait payer le prix jusqu’à dix-sept mille emplois pour l’année 2008 ! Le recours massif aux employés précaires pourrait être la solution de remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Quarante et un « équivalent temps plein » (ETP) supprimés dans notre académie à la rentrée 2008 en EPS. Autant de collègues précarisés, obligés de quitter leur établissement alors que de nombreuses heures supplémentaires existent. Ces choix seraient inexorables ? Nous ne le pensons pas. Notre profession a montré qu’elle était combative. L’attachement des enseignants d’EPS au sport scolaire a obligé tous les candidats à la présidentielle de s’engager sur l’abrogation du décret « De Robien ». Est-ce que pour autant la vigilance ne serait plus de rigueur ? Évidemment, non. Les annonces présidentielles recoupées avec celles du Ministre de l’EN laissent planer sinon les doutes dans tous les cas les contradictions. Plus de sport à l’école (et pas de l’EPS ?) ? Cela demande les postes aux concours! Développer les activités culturelles et sportives le soir entre 16 h et 18h ? Avec quels personnels ? Le SNEP-FSU tient la position suivante : seuls les enseignants d’EPS hautement qualifiés, justement rémunérés et recrutés en nombre suffisant peuvent assurer l’enseignement de l’EPS et du sport scolaire.

Les deux mois d’été doivent nous être profitables pour rebondir dès la rentrée face à toute attaque contre l’EPS et le sport scolaire. Notre vigilance doit être accrue. La solidarité professionnelle mais aussi intergénérationnelle doivent guider nos pas.

Andjelko SVRDLIN
le 5 juillet 2007

De nouveaux combats nous attendent !
Les élections présidentielles ont donné leur verdict. Il est sans appel. En conséquence, il serait logique que le gouvernement obtienne une large majorité pour conduire le programme de Nicolas Sarkozy.
Compte tenu de la politique menée par le précédent et des projets annoncés, nous avons tout lieu de penser que l’avenir sera difficile, tant pour les fonctionnaires, que les enseignants et l’EPS.
Plus largement, nous avons eu l’impression que c’était une nouvelle France qui se dessinait autour du libéralisme renforcé (renvoi de la solidarité à la responsabilité individuelle), de la part faite à la redistribution des richesses ( héritage, bouclier fiscal, taxe sécurité sociale, droit de grève, , etc…)
C’est bien d’un autre modèle de société qu’il s’agit!
Sur ce front là, la légitimité des urnes ne saurait s’étendre à la défense des valeurs auxquelles nous croyons et ce d’autant plus que le nouveau président veut réformer tout en ouvrant ses perspectives et en inaugurant un nouveau mode de concertation et de négociation.
Le bon sens devrait conduire donc à ce que ces dispositifs, en particulier, la représentation syndicale, soient mis en place.
D’autre part, qu’un calendrier soit négocié avant tout vote de la loi.
Ce sont là deux préalables qui montreront quels sont les véritables espaces de la négociation.
Pour ce qui nous concerne, il y a urgence puisque nous sommes entrain de finaliser la préparation de rentrée avec le mouvement intra… Or le président avait repris la proposition de Darcos, devenu depuis notre ministre, de suspendre le décret de Robien de façon à remettre à plat la question des statuts et des rémunérations.
C’est le sens de notre lettre au recteur et de notre demande d’audience conjointe avec le SNES ce mercredi 23 ( voir par ailleurs) alors que se déroulait l’ACA Défi des AS et que de nombreux collègues intervenaient lors des finales.
Nous poursuivons donc nos actions jusqu’à la fin de l’année. Nous réclamons le retour des moyens avec tout ce que cela implique pour les dotations des établissements et la situation des collègues.
La période électorale législative qui s’ouvre nous a permis d’interpeller à nouveau les candidats et les partis. Il vous revient une fois encore de faire une démarche de proximité pour que la question de l’EPS soit traitée.


Alain Carcenac
Andjelko Svrdlin le 24/05

 

L’année 2007 sera une année d’élections. Celle de la FSU, celles du SNEP et pour finir, les présidentielles et les législatives sans doute.

Trop d’élections, tuent les élections… ras le bol diront certain ! Pourtant, il, s’agit là d’un moment essentiel de l’exercice de la démocratie. En ce qui concerne le SNEP, il est vrai que le choix n’est pas vraiment au rendez vous.

Ce pourrait être le signe d’un désengagement, pourtant vous pourrez observer que nous renouvelons nos équipes.

Ce pourrait être le signe d’un monopole, pourtant nous n’avons pas l’impression de « vouloir » le pouvoir. Nos bureaux départementaux et académiques sont toujours prêts à intégrer de nouveaux militants.

Ainsi, si les listes présentées ne représentent pas vraiment un enjeu, par contre vos votes, votre participation aux débats, seront des indicatifs de la vitalité de notre syndicat.

En effet, s’il n’y a pas d’opposition, il y a néanmoins des sensibilités différentes et surtout une conception de la défense des personnels et de notre discipline qui fait accord avec le plus grand nombre. C’est ce que vous avez confirmé aux élections professionnelles.

Sur cette base, les militants essayent avec l’outil syndical de mettre en œuvre une politique dont les orientations sont définies à l’occasion de nos congrès. C’est en cela que ce moment est essentiel dans la vie syndicale. Pas tellement pour les militants qui de toutes façons s’engagent à donner le meilleur d’eux même aux service des collègues, mais surtout parce que cela permet de définir des orientations tenant compte à la fois de nos intérêts « historiques » mais aussi de l’actualité. C’est ce travail de réflexion, d’analyse, de perspective à la lumière de nos mandats passés et de l’action que nous avons mené qui permettra d’élaborer nos futures revendications et d’appréhender les enjeux du présent et de l’avenir.

Nous espérons donc une large participation au vote et aux congrès. Pour cela vous disposez dans ce bulletin d’une autorisation d’absence par le biais de la convocation au congrès départemental et/ou académique. Cette autorisation d’absence est de droit.

L’année 2007 sera aussi celle de mon dernier mandat. L’heure de la retraite est venue.

Je remercie ici tous les collègues qui m’ont fait confiance et pour ceux qui sont encore dans le métier, j’espère qu’ils trouveront les forces pour continuer de défendre l’EPS et les collègues.

Je n’en doute pas, tant il est vrai qu’à chaque période difficile j’ai souvent trouvé la profession rassemblée.

Bon courage à tous.

Alain Carcenac,
le 5/04/07

Urgence pour l'EPS et les AS

L’offensive est insidieuse mais ne trompe personne. A l’occasion des économies que le recteur doit faire, celui ci à déclaré en CTPA qu’il s’agissait « d’un exercice difficile mais inédit ». En fait, trouver un gisement de 139 emplois qu’il doit rendre à la Centrale tout en démontrant que cela allait améliorer le Service Public d’Education. Ce qu’il prend pour un défi de gestionnaire, nous nous savons que cela se traduira par des conditions d’enseignement aggravées pour les enseignants et les élèves.

En ce qui concerne la première chaire en lycée, il compte sur environ 70 postes ( ça c’est de la règle à calcul); il reste donc 70 autres postes à trouver. Pour cela, il compte sur les heures de labo, de cabinet, et pourquoi pas de chorale ou de coordination. Mais bien souvent, ces heures n’étaient déjà plus accordées. Reste l’EPS et les forfaits AS.

A la lumière de notre connaissance du terrain et de ce qui filtre des CTPD, nous évaluons à 30/40 postes la récupération envisagée sur les forfaits AS et la Coordo au plan académique.

Pour cela, on s’orienterait vers une ponction sur :

  • la coordo en changeant les normes d’attribution ( de 4 enseignants/ + ou- 50 heures) à 80 h et 4 postes temps plein.

  • Sur les forfaits en faisant un calcul des moyens sur la base de 18h, ce qui conduirait à globaliser les forfaits et à ne les redistribuer que sur la base de temps plein.

Le SNEP se doit d’être le fédérateur de toutes les initiatives et d’impulser des actions fortes.

En effet, derrière cette attaque, qui n’est pas frontale comme celle de SOISSON, ce sont les forfaits AS qui sont en danger et en cascade les postes EPS.

On voit bien qu’en affaiblissant les AS, le prétexte sera tout trouvé pour les faire disparaître, tout comme les gares SNCF ou les bureaux de postes dit non rentables. En glissant du service public à l’entreprise, c’est l’enseignement pour tous, partout qui est visé, comme à travers le socle ou le mérite.

Une fois cette politique mise en place, on pourra s’attendre chaque année à des ponctions… et que dire des mutations si le forfait n’est plus attaché au poste mais à l’établissement.

Notre avenir dépend aussi de nous.

Alain Carcenac

Le gouvernement n’est pas en train d’expédier les affaires courantes en attendant les élections présidentielles.

Il poursuit sa politique de destruction de l’Etat en s’attaquant à l’Ecole et au statut des fonctionnaires, deux symboles forts de notre République.

Une fois de plus les organisations syndicales seront taxées de ne pas être modernes et de sclérose.

Notre opposition se fonde d’abord sur le constat que le gouvernement mène à cette occasion une politique comptable, à la petite semaine, pour boucler son budget et récupérer des postes pour la rentrée scolaire faute d’en avoir créé dans les différents concours.

A cette occasion, l’EPS comme les arts plastiques et l’éducation musicale passent sous les fourches du libéralisme, dans le droit fil de l’histoire et … du programme de l’UMP !!! Oui au sport et aux arts à l’Ecole, mais par des animateurs. Tout cela est conforté par des audits, dont certains sont commandités par Bercy !!!

En second lieu, nous trouvons là une application directe du socle qui marginalise des disciplines (dont la nôtre) tout en donnant aux chefs d’établissement le pouvoir d’attribuer ou pas des moyens. Dans ce cadre, le forfait serait attribué en heures et sous condition.

Quel abandon du service public, de l’Ecole pour tous et de l’égalité des chances! Il s’agit bien de valeurs de la République. Il nous revient des les défendre. Nous ne sommes pas sclérosés. Nous pensons qu’il faut toiletter les statuts de 50. Mais nous mettons en préalable l’affirmation par l’Etat de la place de l’Ecole. Et pour cela, une conception du service public et de ses agents qui garantisse l’égalité sur tout le territoire, la qualité du service et une ambition pour l’avenir.

Une fois de plus, le gouvernement a oublié de tirer les leçons de la crise du CPE, des banlieues, du non au traité européen.

Dans le même temps, alors qu’on a entendu de grands discours, à la même période, sur le dialogue social, le gouvernement peine à travailler sur la représentation syndicale et le ministre de la fonction publique refuse même de simplement recevoir l’ensemble des organisations syndicales unanimes sur les salaires…

Voilà où nous en sommes.

Le SNEP académique poursuit pour autant son travail, vous en trouverez différents compte rendu dans ce bulletin.

Il appelle aussi à continuer la mobilisation pour contrer cette politique et jalonner la campagne présidentielle de rendez vous incontournables sur l’Ecole.

Alain Carsenac
le 29/11/06

Nous avions fini l’année scolaire en laissant le gouvernement dans le tumulte de l’après CPE et de l’affaire Clearstream. Il n’a pas tardé à reprendre la main à l’occasion de la guerre au Liban, de la canicule, de l’emploi et de la privatisation de GDF… De son côté, de Robien a préparé la rentrée à coup d’annonces qui ne coûtent pas grand chose tout en persévérant dans la mise en place de la Loi Fillon…

Enfin, à l’occasion des universités d’été des différents partis, nous avons senti poindre les ambitions de chacun(e) tout en constatant que l’école ne prenait pas une grande place et encore moins l’EPS…

L’impression générale, c’est que le climat social sera dorénavant plombé par l’immigration, l’insécurité, voire les violences scolaires : les ingrédients d’une campagne présidentielle que nous avons déjà connu !

Pour ce qui nous concerne, nous entendons peser sur les propositions et au moment du choix. C’est avant tout une politique, un programme que nous jugerons. L’espoir né des élections sur le référendum européen semble s’être dilué. Nous sommes pourtant toujours sur la ligne d’une politique alternative qui s’empare des vrais problèmes, laisse toute sa place au débat et à la négociation, qui développe la démocratie et la justice.

Le débat sur la carte scolaire, relancée par Sarkozy et Royal illustre parfaitement cette perspective. Les leaders semblent surfer sur la contestation d’un modèle français obsolète tout comme les élites l’avaient fait sur la question européenne : soit le bon peuple ne comprend pas, soit on organise la décrépitude pour justifier le changement.

Nous persistons. Il y a des principes dont nous n’acceptons pas la remise en cause. Ils fondent la société que nous voulons. Le principe de la carte scolaire en est un d’autant plus qu’il n’est pas que « scolaire » Derrière lui, c’est l’idéal républicain de l’accès au savoir et de l’égalité des chances qui est remis en cause. Nous pouvons constater effectivement que la carte scolaire ne produit pas les effets attendus! Mais n’est ce pas d’abord parce que l’urbanisme et la pauvreté ont conduit à la destruction de la mixité sociale ? Pour nous c’est donc une carte scolaire renforcée, en liaison avec les politiques de la ville, avec les droits sociaux du logement et du travail, qui devrait participer à la correction de ces inégalités…

Idem pour la privatisation de GDF… nous plaidons pour un service public fort, voire élargi au niveau européen, pour que l’énergie reste accessible à tous. Ces combats rejoignent la question des moyens de l’Ecole pour tous.

La réforme des ZEP, tout comme la mise en place du mérite (des profs pour la hors classe, des élèves pour déroger à la carte scolaire), du socle commun, des conseils pédagogiques, de la note de vie scolaire sont de vraies questions : notre avis n’a pas été écouté, parfois même pas entendu ni sollicité. Ces questions nous regardent, nous vous proposerons d’en débattre dans le cadre syndical au travers des stages que nous mettrons en place.

En attendant, la question majeure est celle des postes puisque le budget prévoit à nouveau des suppressions. Le travail que nous avons engagé l’an dernier et qui se poursuit encore aujourd’hui à propos des affectations et des ajustements de rentrée, est essentiel. Il ne peut être efficace que par les remontées que vous nous ferez parvenir. Il est impératif que nous ayons une vision exhaustive de la situation avant la Toussaint ( donc avant le CTPA sur l’enquête lourde de rentrée) qui lui même démarrera les prévisions de l’an prochain avec toutes les opérations de créations/suppression et le calibrage du mouvement.

Pour tout cela il faudra que vous utilisiez le SNEP pour défendre l’EPS et la profession.

Alain Carsenac
septembre 2006

Le combat va continuer.

Il pourra paraître étonnant que le premier sujet de ce dernier bulletin de l’année porte sur la laïcité. J’y vois plusieurs raisons. C’est un thème que nous avions traité lors d’un Conseil Académique de janvier avec l’intention de fêter à notre manière le centenaire de la Loi. Ce CA se déroulait dans la période de lutte du CAPEPS interne.

L’actualité se tourne aujourd’hui encore sur ces enjeux.

La laïcité, avec ses valeurs d’égalité, de solidarité et de justice méritait une plus large audience dans cette période du centenaire. Les évènements des banlieues de cet automne l’ont bien montré. Depuis, l’affaire des « caricatures » de Mahomet, le radicalisme en particulier en Irak et en Palestine, les conflits Nord/Sud, les polémiques sur le « Da Vinci Code » marquent une évolution de nos sociétés où les valeurs laïques devraient retrouver toute leur place.

L’actualité du moment, c’était aussi les postes au concours. Début d’une bataille exemplaire, encore une fois, où les étudiants ont su se prendre en main. Dépassé par le CPE nous n’avons pas pu déboucher. Pourtant nous sommes en capacité aujourd’hui de démonter chiffres à l’appui qu’on pourrait créer une 40 aine de postes dans notre académie. Face à un gouvernement déliquescent, nous avons peu de chances d’aboutir… il faut au minimum prendre date, pour nos élus et pour le suivant !

Mais il n’ y a pas que ça !

Où en est la démocratie ? Est-il normal qu’après avoir perdu les élections on fait comme si elles n’avaient pas existé. Les français ont apporté des réponses sur la question européenne et sur la précarité. Cela a été l’occasion de grands débats, d’argumentaires, de propositions. Mais pour en sortir il faut que ces questions soient prises en charge ( par nos élites, par la presse, par nos élus, par nos gouvernants). Or, rien ne se passe. Le gouvernement ne change pas, ou plutôt, si, il persiste… On le voit sur l’immigration comme sur l’application de la Loi Fillon sur l’Education. Plus grave encore, il prépare de mauvais coups sur le mérite, la précarité, les décharges.

Pensons à un autre anniversaire, celui des conquêtes de 1936. Celui-là aussi doit nous servir d’exemple.

A la veille des vacances, le SNEP sera particulièrement investi sur les questions corporatives. Elles ne sont pas moins importantes car elles traduisent les politiques mises en œuvre ( voir les congés formation, la Hors classe, etc…)

Il préparera aussi fin juin la rentrée syndicale prochaine.

En attendant, nous n’aurons sans doute pas d’autre contact avec le bulletin. Aussi après cette année revendicative, prenez des forces pour la rentrée suivante, car, n’en doutons pas, le combat va continuer.

Alain Carcenac

Juin 2006

La veille des vacances de printemps 2006 le gouvernement vient de céder sur le CPE. Il s’agit d’une grande victoire de la jeunesse et de l’action dans l’unité syndicale.

Pour autant des questions restent en suspend, en particulier au travers du mouvement des banlieues de cet automne et de celui que nous venons de vivre. Nous sentons bien qu’il ne s’agit pas seulement de contester une mesure ou une injustice. Il y a bien une question de société qui justifie d’ailleurs que nous entrions désormais dans un vaste chantier de négociation.

En effet, l’élection de Chirac, la défaite de son gouvernement aux différentes élections intermédiaires, le rejet du référendum sur l’Europe … autant de signes que nous retrouvons au travers d’un sondage international de l’Université du Maryland. A la question «  le système de la libre entreprise et de l’économie de marché est-il le meilleur pour l’avenir », la France est le seul pays du monde ( 20 pays sondés du plus riche au plus pauvre) dans lequel la population répond non à 50% (pour 36% d’accord) ! Le suivant dans la liste étant le Mexique (38 et 61) et le premier, la Chine ( 20 et 74).

Sommes-nous pour autant un pays irréformable?

Assurément NON ! Car la question n’est pas la réforme, mais quelle réforme et comment.

Le SNEP d’ailleurs a fait et continue de faire des propositions, tant pour l’EPS que pour l’éduc ou la fonction publique.

Nous demandons que l’ensemble de nos revendications soient négociées. En premier, la Loi Fillon sur l’Educ, mais aussi la remise en cause des recrutements.

Reçus en délégation avec les étudiants, nous avons enfin obtenu la situation de l’EPS dans les lycées de l’académie. En ce moment, nous faisons le point sur la couverture des besoins. D’ores et déjà nous avons pu repérer une 10aine de possibilités. Nous dénonçons systématiquement l’imposition d’heures supplémentaires en même temps que la création d’un Complément de Service Donné. Enfin, nous avons remarqué que les points de tension correspondent le plus souvent à des établissements ayant subi une suppression de poste...

Il est encore possible de revenir sur ces décisions d’autant que la période qui s’ouvre est propice. Il s’agit de faire connaître nos analyses, nos propositions. Plus que jamais il faut s’adresser aux élus.

Les étudiants comptent sur nous. Nous comptons sur vous pour rendre inopérant les propositions des chefs d’établissements. Il faut demander partout des Conseils d’Enseignement pour refuser les HS et faire créer des postes.

Retrouvons nous ensemble dans les manifestations du 1er mai.

Alain Carcenac le 11/04

 

Une fois de plus, le bulletin académique a été envoyé à toute la profession. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que des décisions et/ou des projets nous « tombent » dessus. A chaque fois il nous paraît indispensable de vous alerter car cela met en cause directement nos conceptions de l’EPS, de l’Ecole, de la société.

Nul n’ignore aujourd’hui les diminutions de postes aux CAPES, en particulier en EPS ( - 50% à l’externe, -70% à l’interne)

Quelques uns ont peut être oublié que la réponse du ministre aux mouvements des banlieues, ce fût la nouvelle carte des ZEP avec des collèges "ambition-réussite" (sans moyens supplémentaires) tout en introduisant un statut dérogatoire en matière de service, d’affectation, de rémunération.

Saviez vous qu’à l’occasion du vote de la loi sur l’apprentissage à 14 ans, les députés ont autorisé le travail de nuit des moins de 16 ans!

Avez vous noté qu’après la visite de l’Abbé Pierre au Palais Bourbon, la majorité s’est débrouillée pour modifier les cotas de 20% de logements sociaux en y intégrant les « borloette » ou les accédants à la propriété du logement social.

Combien de pauvres en 2003 ? 3.7 millions (salaire médian à 645 €); 7 millions pour la norme européenne (774 €) !

Qui a parlé de l’étude de la DARE qui constate qu’il y a 16% de précaires dans la fonction publique, contre 12% dans le privé !

En cherchant bien dans le budget 2005, on s'aperçoit que les entreprises rétablissant les 39 heures (souvent sans augmentation de salaire) vont continuer à toucher les primes des 35h .... 17 Milliards par an ( 6000€ par SMIC .... )

Avez vous compris que le Contrat Première Embauche est un CDI avec période d’essai préalable de 2 ans !

Savez vous qu’en catimini le gouvernement prévoit, dans le cadre de son nouveau contrat senior, d’exonérer les entreprises des sanctions lors des licenciements des + de 50 ans!

De son côté, Sarkozy vient de proposer « une immigration choisie »: pour faire court les diplômés on en veut bien, les pauvres on va essayer de les empêcher de rentrer….

Enfin, dernier en date, le parlement européen examine à nouveau la directive Bolkeinstein. Tiens elle existe encore celle là ? Il me semble bien pourtant, qu’avant le vote sur la constitution européenne, Chirac avait dit qu’elle serait retirée ?

Face à toutes ces attaques, parfois complexes à déchiffrer, le SNEP n’a cessé de vous informer, de vous alerter, de vous proposer des actions.

Il faut avouer que le combat est difficile mais nous ne pouvons pas laisser faire.

Depuis 2 mois déjà, les étudiants en EPS se mobilisent et multiplient les actions. Votre soutien est indispensable d’autant que la baisse du recrutement veut « traduire » de soit disants excédents.

Avec 450 000 signatures vous aviez pu peser avec le SNEP sur la loi Fillon.

Il faut à nouveau agir aujourd’hui en s’appuyant sur la reconnaissance que nous avions acquise.

Alain Carcenac
Mars 2006

POSTES AUX CONCOURS DE RECRUTEMENT DES PROFESSEURS D’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE :  

Le ministre de l’Education Nationale s’est particulièrement distingué par son silence pendant les émeutes des banlieues. Comme si le premier ministre et le ministre de l’intérieur avaient seuls en charge les questions de l’égalité des chances et l’unité des services publics sur l’ensemble du territoire.

Nous considérons quant à nous que l’EDUCATION est en première ligne…Nous nous inquiétions déjà en novembre du silence du ministre sur les postes alors que l’engagement avait été pris de les rendre public au moment de la rentrée universitaire.

Pendant les vacances de Noël, nous venons d’apprendre tour à tour, que la méthode globale d’apprentissage de la lecture était interdite et que sur les 30 000 recrutements d’enseignants nécessaires à la rentrée 2007, le gouvernement avait décidé d’en rayer 7000 !

Pour la méthode globale, tout parent un peu avisé sait qu’elle est abandonnée depuis longtemps et tout ministre de l’Education devrait savoir que ses prédécesseurs ont déjà pris des mesures. Il n’empêche un ministre responsable ne devrait pas mentir, mais surtout faire un peu de pédagogie pour expliquer que la science a fait des progrès et que la méthode syllabique de nos pères ne saurait suffire à assurer l’apprentissage de tous. Pure démagogie donc !

N’est il pas aussi démagogique de considérer que nos banlieues qui accumulent les handicaps sociaux, territoriaux, économiques ; les discriminations et les exclusions, se verront privées de leurs moyens de base pour des publics plus pauvres qu’elles encore !

C’est cette logique qui conduit à la diminution des postes aux concours de l’Education Nationale. Au lieu de s’attaquer à ce noyau dur de la relégation scolaire le gouvernement ouvre la voie des bourses au mérite et purge les meilleurs éléments des lycées pour leur « offrir » l’excellence. Mais il s’agit là que d’une politique libérale qui renforce le clivage entre les doués/ les nantis et les autres. Ceci ne fera qu’approfondir le fossé entre les plus pauvres, les plus démunis et les autres.

Dans cette perspective, la Loi Fillon sur le socle consacre la fin de l’ambition d’une école égale et ambitieuse pour tous.

L’an dernier, le SNEP avait réuni 450 000 signatures sur une pétition demandant que l’Education Physique et le Sport trouvent toute leur place dans le cadre de la formation de base des futurs citoyens.

Aujourd’hui, le ministre décide de diminuer de 50% les postes ouverts au  CAPEPS ( passant ainsi de 800 à 400, après une diminution de 1300 à 800 en 2004) alors que plus de 10 000 étudiants formés se présentent et que les besoins existent. Nous dénonçons aujourd’hui encore les heures supplémentaires imposées, les remplacements non assurés et l’augmentation des effectifs par classe.

Le Snep d'Aix Marseille le 5/01/06

Le résultat des élections professionnelles confirme la place largement prééminente acquise par le SNEP parmi les enseignants d’EPS.

Sur notre Académie,face à 7 listes concurrentes, chez les professeurs d’EPS, le SNEP recueille 84,80% des voix soit une progression de 2,6% par rapport aux élections de 2002.

 Le SNEP représente plus de 63% des inscrits contre 55% au niveau national.

Chez les Chargés d’enseignement d’EPS, face à 5 listes, le SNEP progresse de près de 11% pour s’établir à
100%. Une confiance totale que nous relèverons comme il se doit !

Les agrégés d’EPS ont largement participé également à la réussite de la liste FSU.

Ces résultats témoignent qu’un syndicalisme exigeant sur les questions de l’école, des grands enjeux sociaux, peut être très rassembleur.

Actif, revendicatif et porteur de propositions alternatives sur les questions du système éducatif, de l’EPS, du sport scolaire et de l’avenir des personnels, le syndicalisme que nous impulsons est largement compris et soutenu par les personnels.

C’est aussi dans les académies les plus jeunes (Créteil, Versailles…) que les résultats sont les plus forts, dépassant les 90%.

Le ministère est donc face à un interlocuteur syndical incontournable, largement représentatif de toute la profession. Il doit en tenir compte sur tous les dossiers, notamment ceux d’actualité (Socle commun excluant l’EPS, apprentissage à 14 ans, remplacements, gestion des personnels….).

Avec le SNEP la profession doit être rapidement entendue.

Toute l'équipe du Snep d'Aix Marseille vous remercie pour votre participation et continuera de travailler avec des objectifs de solidarité et de combativité au plus près des besoins de la profession. Dès janvier participez au conseil académique sur l'EPS et la laïcité.

Bonnes vacances et à bientôt, en pleine forme pour attaquer 2006. Meilleurs voeux à tous !

LE SNEP d'Aix Marseille

 

« bienvenue chez vous » !

Il y a le feu dans les banlieues… est ce un simple épiphénomène ou le signe d’une profonde dégradation des conditions sociales ? Si l’on s’en tient aux carcasses brûlées ce ne serait que le lot quotidien hélas de « jeunes » désoeuvrés qui détruisent des voitures  volées. Mais ces évènements arrivent à un moment particulier :

  • La suppression de la police de proximité remplacée par le tout répressif.

  • La suppression massive de crédits aux associations qui s’aperçoivent qu’elles ne pourront pas finir l’année ( de -20 à -40%).

  • La crise du logement qui dure et qui est à l’origine des morts dans des immeubles insalubres.

  • Le chômage persistant des jeunes sur fond d’exclusion et de discrimination.

  • Une fracture sociale aggravée alors que les entreprises affichent des bénéfices records tandis que  les contrôles s’abattent sur les chômeurs et les assurés sociaux.

Tout cela nous regarde. Le syndicalisme du SNEP s’inscrit dans la défense de valeurs, une conception de la société qui doit permettre la liberté, l’égalité et la fraternité. En ce centième anniversaire des lois sur la laïcité; il est utile de rappeler que la République repose sur ces principes qui sont jour après jour,, loi après loi, décret après décret, détricotés par ce gouvernement.

Que vaut la liberté sans les moyens de la faire vivre !
Que vaut l’égalité alors que les inégalités s’accroissent !
Que vaut la fraternité alors que les exclusions s’accélèrent.

Le modèle social à la Française bât de l’aile. L’intégration est en panne. L’égalité des chances, dans l’école ou devant la justice est de moins en moins vérifiée. La solidarité entre les générations (retraite), face à la maladie (sécurité sociale) se dégrade.

Pour l’essentiel, le gouvernement s’attache à traiter les symptômes  mais pas les causes. Au contraire. Après avoir dit qu’il ne toucherait pas à l’ISF il l’aménage pourtant aux bénéfice des plus riches. Après avoir annoncé qu’il refuserait une hausse du GAZ de 12%, il accorde 3.5 pour l’hiver ! C’est comme le remplacement de Robien, vous avez jusqu’au 31/12 pour être volontaires !

En  privatisant la CNM et le tramway, ce sont des symboles forts de la politique locale qui sont visés. Dans un cas, la continuité territoriale, dans l’autre, faire la place à une entreprise, la Connex qui vient justement de s’inviter au capital de la CNM, mais aussi dans de nombreuses villes de France, une sorte de monopole donc… qui  ne vaudra pas pour les Renseignements, le 12 (tout le monde sait déjà qu’il s’agit d’une arnaque)

Et ça va continuer avec EDF…« Bienvenue chez vous » dit la publicité  qui propose de devenir actionnaire. Mais en restant publique, nous sommes déjà usager et propriétaire !!! Chez  nous justement, il y a de la solidarité. Chez  nous, nous défendons la justice pour tous. Chez  nous, nous revendiquons l’égalité, pour nous mêmes et pour nos élèves.

Alors une fois de plus nous nous adressons à vous pour vous convaincre de la nécessité de l’action. Si quelqu’un en doutait encore, je ne puis résister à citer de Robien dans le Figaro Magazine du weekend dernier. C’est un peu long mais très instructif. Edifiant non ! Sur la conception du paritarisme et sur la conception de la gestion des ressources humaines dans le Service Public d’Education. Dans ces conditions, on est soit sur le fatalisme, soit sur la défense des valeurs qui nous portent.

C’est pour cela que le SNEP appelle à l’action de grève le 24 novembre. C’est pour cela que le SNEP vous appelle à voter pour ses listes le 6 décembre.

 Alain Carcenac le 3/11

Catastrophes naturelles ?

Pendant que le gouvernement a essayé de tenir ses 100 jours pour redonner le moral aux Français, tout le monde a pu constater que tout va beaucoup mieux… le chômage, l’emploi, la précarité, la misère se sont améliorés…

Une fois de plus, le vote des français est oublié et on fait comme si de rien n’était.

Pourtant l’été a mal commencé : en juillet les candidats à la Hors Classe ont pu mesurer les effets du mérite à la tête du client ; les mutés et les premiers TZR la qualité des affectations…

De son côté, notre nouveau ministre a d’abord annulé les modalités difficilement négociées des prochaines élections professionnelles en ce qui concerne les enseignants d’EPS : il fallait à tout prix que le SNEP ne remporte pas la mise, en particulier chez les CE.

Ensuite, il a renié sa parole en mettant en œuvre la Loi Fillon alors qu’il avait annoncé un tour de table. Grande avancée, la Marseillaise sera enseignée (c’est ce que les média ont retenu de son passage au Clg Ferry de Marseille pour la pré rentrée) et le remplacement sur place sera volontaire ( jusqu’au 1er janvier 2006 !)

Pendant ce temps aussi, de bonnes nouvelles nous sont parvenues d’Irak et d’Afghanistan, le terrorisme n’était pas chez nous.

Les feux ont dévasté le Portugal mais surtout l’Indonésie..

Le prix du baril de pétrole a lui aussi flambé sans que rien ne se passe ( personne n’a rappelé à l’occasion que le prix du baril en $ constant était de 90$ en 85, qu’a t’on fait depuis !)

Chez nous, le gouvernement fort de l’avis des français, a décidé de privatiser les autoroutes avant de s’attaquer à EDF et Gaz de France et en catimini, à l’occasion de l’augmentation du capital de France Télécom, il vient de laisser filer sa minorité de blocage. C’est bien la peine de pousser des cris quand les OPA hostiles s’attaquent à notre patrimoine industriel !

Dernier événement en date, l’ouragan aux Etats Unis : tiens il y a des pauvres et des démunis la bas, surtout d’ailleurs quand ont est noir… mais en France aussi, les enfants qui ont brûlé étaient noirs et pauvres !Souvenez vous, 15 000 morts par la canicule en 2004 !

Mais il n’y a pas de « catastrophes naturelles », ce ne sont que des phénomènes naturels. C’est leur impact, et sa proportionnalité à la vulnérabilité des populations qui sont en cause. La meilleure prévention est de lutter contre la pauvreté et tout ce qu’elle implique en matière d’exclusion, de ségrégation, d’injustice et d’inégalité.

Pour nous, l’Ecole et le Service Public en sont un des moyens, d’où notre combat pour qu’elle demeure la priorité des priorités.

Tout ça pour que chacun reprenne pied dans la réalité après des vacances bien méritées . Vous avez déjà pu constater les difficultés de la rentrée : HSA, postes à cheval, effectifs par classe, encadrement des élèves, etc…

Ne gardez rien pour vous, alertez le SNEP en même temps que vous entreprenez vos démarches qui doivent être le plus collectives possible. Le SNEP était encore sur la brèche en juillet. Il est à nouveau en ordre de marche depuis le 20 Août .

La rentrée doit être l’occasion de reprendre le fil de nos revendications et nos mobilisations.

Alain Carcenac le 14/09

De nombreuses organisations ont organisées leur universités d’été pendant que le gouvernement essayait de tenir ses 100 jours pour redonner le moral aux Français.

Nous y sommes et tout le monde peut constater que tout va beaucoup mieux… le chômage, l’emploi, la précarité, la misère se sont améliorées…

Une fois de plus, le vote des français est oublié et on fait comme si de rien n’était.

Pourtant l’été a mal commencé : en juillet les candidats à la Hors Classe ont pu mesurer les effets du mérite à la tête du client ; les mutés et les premiers TZR la qualité des affectations…

De son côté, notre nouveau ministre a d’abord annulé les modalités difficilement négociées des prochaines élections professionnelles en ce qui concerne les enseignants d’EPS : il fallait à tout prix que le SNEP ne remporte pas la mise en particulier chez les CE.

Ensuite, il a renié sa parole en mettant en œuvre la Loi Fillon alors qu’il avait annoncé un tour de table. Grande avancée, la Marseillaise sera enseignée ( c’est ce que les médias ont retenu de son passage au Clg Ferry de Marseille pour la pré rentrée) et le remplacement sur place sera volontaire ( jusqu’au 1er janvier 2006 !)

Pendant ce temps, tous les partis y sont allés de leurs petites combines car l’échéance présidentielle approche. Mais toujours des problèmes de personne et pas grand chose sur les programmes. Si , le Medef a traité du bonheur dans les entreprises et de la place des Utopies !!!

Pendant ce temps aussi, de bonnes nouvelles nous sont parvenues d’Irak et d’Afghanistan, le terrorisme n’était pas chez nous.

Les feux ont dévasté le Portugal mais surtout l’Indonésie..

Le prix du baril de pétrole a lui aussi flambé sans que rien ne se passe ( personne n’a rappelé à l’occasion que le prix du baril en $ constant était de 90$ en 85, qu’a t’on fait depuis !)

Chez nous, le gouvernement fort de l’avis des français, a décidé de privatiser les autoroutes avant de s’attaquer à EDF et Gaz de France et en catimini, à l’occasion de l’augmentation du capital de France Télécom, il vient de laisser filer sa minorité de blocage. C’est bien la peine de pousser des cris quand les OPA hostiles s’attaquent à notre patrimoine industriel !

Dernier événement en date, l’ouragan aux Etats Unis : tiens il y a des pauvres et des démunis là bas, surtout d’ailleurs quand ont est noir… cela me rappelle la tempête en France il y a quelques années. Tout le monde s’était félicité alors d’avoir un service public efficace ( électricité, téléphone, hôpitaux, DDE), des trucs bien évidemment qui ne seraient d’aucune utilité en Louisiane.

Bon j’arrête parce que je pourrais encore en mettre des tartines.

Tout ça pour que chacun reprenne pied dans la réalité après des vacances bien méritées . Vous avez déjà pu constater les difficultés de la rentrée : HSA, postes à cheval, effectifs par classe, encadrement des élèves, etc…

Ne gardez rien pour vous, alertez le SNEP en même temps que vous entreprenez vos démarches qui doivent être le plus collectives possible. Le SNEP était encore sur la brèche en juillet. Il est à nouveau en ordre de marche depuis le 20 Août .

La rentrée doit être l’occasion de reprendre le fil de nos revendications et nos mobilisations.

Nous y serons avec vous.

                                                                                                            Alain Carcenac, le 2/9/05

Le non s’est imposé ( tant par son résultat que par la participation). Nous espérions qu’au moins le gouvernement démissionne et que de nouvelles élections législatives soient convoquées…

Il n’en est rien. Nous ne ferons pas de commentaires sur l’inanité de la nouvelle donne, sur le duo Villepin-Sarkozy, sur la valse des ministres, ni sur les « nouvelles » priorités du gouvernement.

Les choses étant ce qu’elles sont nous ne nous faisons pas d’illusions sur les réponses que pourrait apporter cette nouvelle équipe aux questions soulevées par le vote des français.

Alors, face à ce déni qu’allons nous faire?

Faute de mieux, le gouvernement ouvre une période de consultation avec quelques annonces sur l’emploi et l’ouverture de négociations… mais dans le même temps il privatise un peu plus France Télécom.

Tout le monde sait bien que pour « faire autrement », il va falloir commencer par trouver des marges de manœuvre, donc de l’argent. Faire le choix de privatisations, bientôt EDF/GDF, c’est poursuivre la route du libéralisme et de la concurrence non faussée.

Pour ce qui nous concerne plus directement, de Robien annonce le gel de la réforme Fillon ( entendre, la Loi reste, les décrets d’application sont à la discussion). Rien n’est donc acquis. Nous réclamons l’abrogation de la Loi et un collectif budgétaire pour la rentrée, ainsi que l’ouverture des négociations promises sur les salaires.

Au passage, ce qui ne semblait pas possible face à un gouvernement ne voulant pas céder «  à la rue », le deviendrait !!! comme quoi l’action syndicale paye. Pas toujours dans l’instant, mais le moment venu, nous sommes bien devenus incontournables...

Face à cette situation, le SNEP académique s’est adressé à la direction nationale pour qu’elle même défende une position offensive dans le cadre de la FSU et en direction des autres organisations, en particulier celles qui ont milité pour le NON. Dans l’unité et l’action, nous demandions que les conditions soient créées pour mobiliser les autres peuples européens et que le chantier d’une alternative à l’Europe libérale soit ouvert.

En tout état de cause, le débat doit se prolonger partout, y compris pendant les vacances, mais cette fois, je vous le souhaite, à l’ombre d’un pin, un verre à la main.

alain Carcenac le 7/06

il semblerait , qu'après consultation du rectorat ou des IA, les chefs d'établissement proposent de contingenter le nombre de participation des collègues à nos convocations syndicales. C'est de "bonne guerre", sauf qu'il s'agit bien d'un droit syndical et qu'un chef d'établissement n' a pas le pouvoir de refuser une telle autorisation d'absence. Il ne peut que la transmettre au recteur avec avis.

Donc :

  • ne pas désigner vous même les collègues concernés
  • demander une notification par écrit en ce qui concerne les éventuels refus.

Les chefs d'établissements les plus zélés iront sans doute jusqu'à menacer d'une retenue sur salaire pour service non fait.Il ne s'agit là que d'une menace qui ne devrait être réglée qu'en CAPA.

Nous ne pouvons pas dire que le risque n'existe pas mais compte tenu de la tournure prise par les évènements, nous pensons que plus cette journée sera perturbée, plus nous aurons de chance de gagner.

Il n'en reste pas moins qu'il s'agit bien là d'une action syndicale, donc avec rapport de force ( en l'occurrence dans chaque établissement) et risque ( c'est à chacun de l'assumer). Nous avons pensé que cette forme d'action serait la plus à même de répondre à notre objectif : exprimer notre désaccord avec le choix du gouvernement, montrer l'inadaptation de la mise en oeuvre, obtenir l'ouverture d'une véritable négociation sur cette question de la solidarité.

Alors, n'hésitez plus, allez aux rendez vous du snep, venez manifester.

le bureau académique
Marseille le 12 mai 2005

 

Légitime... c’est le commentaire de JP Raffarin à la suite des manifestations du 10 mars: « les revendications des salariés et des fonctionnaires sont légitimes...». Décidemment c’est bien un gouvernement sourd et aveugle qui mène une politique de casse sociale et de remise en cause d’une société que 70 années de luttes ont façonnés.

Pourquoi avoir attendu Raffarin IV pour reconnaître le bien fondé de nos revendications.

Sans aucun doute, l’ampleur des manifestations, mais aussi le contexte (profits des grosses entreprises et des banques, approche du référendum sur la constitution européenne) y sont pour quelque chose.

Mais pour autant s’agit il d’un revirement politique ?

L’ouverture de négociations sur l’intéressement et non sur les salaires en... juin, ne répond pas à l’attente des salariés du privé. Quant aux fonctionnaires, souvenons nous que l’augmentation de 1% en 2 fois ne faisait qu’aggraver le contentieux de 5% depuis 2000 et que l’ouverture des négociations porte aussi sur les carrières et les statuts.

En fait, dans une situation de conflit, le gouvernement tente de reprendre la main afin de poursuivre sa politique des coûts de production en pesant sur les salaires et l’emploi au nom de la concurrence et du marché. La part des richesses distribuées ne changera pas. Son objectif reste de donner plus à quelques uns ( les méritants) en faisant croire que cela bénéficiera à tous...

Pourtant, la barre des 10% de chômeurs vient d’être franchie, le nombre de RMIste vient de passer le million, les collectivités locales viennent d’augmenter massivement leurs impôts et les mutuelles leurs cotisations, nombre de services publics ferment ou sont contraints de se rentabiliser!

Quels bilans sont tirés des réformes ? Celle des retraites est déjà en panne (attention au rendez vous de 2008; celle de la sécu est inflationniste). Quant à l’éducation nationale, elle reste le plus important gisement de suppression d’emplois. Sarkosy l’a rappelé, pour augmenter les fonctionnaires, il faut en supprimer .... imparable du point de vue mathématique.

Mais non seulement, il faut en supprimer, il faut aussi qu’ils soient plus rentables. C’es le sens de la mise en place de la Lolf dans les services. C’est le sens de la réforme de la distribution du courrier à la Poste, après avoir supprimés bureau et emplois. C’est le sens de la modification des barèmes du mouvement et celle de la disparition programmée du statut de TZR. C’est le sens de la mise en place du mérite pour les promotions à la hors classe avec son corollaire, les chefs d’établissements devenant des patrons.

Enfin, la loi Fillon va consacrer cette orientation en assurant le minimum d’un socle commun et en instaurant un tri social par le biais du contrôle continu et du Contrat Individuel de Réussite Educative.

Tout cela sur fond de décentralisation, ce qui nous renvoie à l’inégalité qui ne manquera pas d’être mise en oeuvre entre les Régions et les Conseils Généraux. L’exemple récent du devenir des TOS et de la Formation Continue montre, que selon la collectivité, ils seront pris en charge par délégation et/ou par une gestion propre avec un statut dont les missions peuvent varier...

Pour nous, une école de qualité est toujours possible. Pour cela il faut revoir les ambitions de la Loi Fillon, y consacrer des moyens en arrêtant les baisses d’impôts et les charges des entreprises, ne pas accepter un avenir européen qui veut inscrire le libéralisme dans la constitution.

Si nos revendications sont «légitimes», nos actions le sont aussi puisque ce gouvernement ne veut rien entendre.

                                              alain carcenac le 24/03/05

 

Le 10 mars, un million de manifestants et des milliers de grévistes ont rejeté la politique antisociale de ce gouvernement.
Deux jours avant, 160 000 lycéens avaient manifesté, et ils étaient nombreux encore le 10 avec nous.
Dans l'Académie, la grève a été largement suivie avec 60% de grévistes dans le second degré, les manifestations imposantes à Marseille, Avignon, Gap, Briançon, Digne
Le gouvernement ne veut rien entendre : ni sur la question des salaires, ni sur la question de l'école.
La Loi Fillon a été votée le 24 mars15 mars, la loi Fillon sera devant le Sénat, une loi que le sénat veut encore aggraver
Le SNEP académique d'Aix-Marseille considère qu'il faut réaffirmer ce jour-là toute notre détermination à poursuivre notre action et notre mobilisation : nous ne laisserons personne casser l'école, instaurer le tri social dès le collège, remettre en cause le service public d'éducation ainsi que nos métiers.

C'est pourquoi le SNEP d'Aix-Marseille appelle tous les collègues :

  •  à soutenir l'action du 15 mars et à manifester
    Marseille : à 14h Rendez Vous place Castellane
    Avignon : à 14h gare centre ville

  • à préparer activement dans les établissements l'action unitaire  du 2 avril


Nous demandons en particulier l'abandon du projet Fillon et l'ouverture de vraies négociations, l'augmentation de nos salaires, la création d'emplois et l'accroissement des recrutements.



De leur côté, les lycéens appellent nationalement ce jour-là à la grève et à manifester. Ils appellent aussi à s'organiser dans les lycées, à rencontrer les enseignants.
Nous poursuivrons après le 15 mars : il faut déboucher avant les vacances de printemps sur une action nationale et unitaire de grande ampleur qui obligera ce gouvernement à abandonner ses projets de destruction du second degré. Mais pour réussir une forte mobilisation éducation, il est indispensable de ne pas laisser retomber la pression et de poursuivre jour après jour notre travail de conviction auprès de tous, collègues, parents, jeunes, opinion publique.
 

Marseille, le 25 mars2005

L’action continue !

Pendant nos vacances, les lycéens et nos collègues du « nord » ont su porter hautes nos revendications. Chacun a dû suivre les péripéties et volte faces.

Le gouvernement a dû céder sur quelques points et, face à la menace, décidé d’accélérer la procédure…

C’est à notre tour de prendre le relais de l’action.

Si nous savons la mener encore plus forte, le gouvernement peut encore reculer.

En rentrant, chacun peut mesurer dans son établissement les effets de la DHG.

Hier, le gouvernement vient de geler 2,7 M d’€ de crédits sur 2005, dont 400 millions pour l’éducation...

Le rectorat organisera le mouvement intra de la même eau que l’inter et les hors classes vont être distribuées au mérite...

Depuis la rentrée, le SNEP académique n’a eu de cesse de vous alerter et de vous appeler à l’action.

Nous continuons de penser

Intolérables les 549 suppressions de postes en deux ans dans notre académie,

Inacceptable la loi Fillon qui remet en cause le BAC, organise le tri social et s’apprête à faire voler en éclat nos statuts comme le service public,

Invraisemblable l’autisme du gouvernement,

Insupportable le double langage sur l’EPS (obligatoire mais pas dans le fondamental et optionnel aux examens, puis obligatoire au Brevet… mais toujours rien de tangible sur les horaires, l’enseignement, sur le bac...).

Pour la défense de l’EPS et de l’Ecole, le SNEP et le SNES académiques appellent à la

Alain Carsenac, le 23/02/05

URGENCES !

Le moment est d'importance, l'EPS est menacée d'optionnalisation dans la réforme Fillon. Tout le monde peut comprendre ce que cela signifierait pour notre discipline et ses personnels.

Au delà des questions qui traversent le système éducatif, la fonction publique et les services publics, nous avons la responsabilité de défendre l'EPS.
C'est pourquoi le SNEP s'adresse à vous de façon à confronter nos idées, peser les enjeux, mais surtout envisager avec vous les modalités de notre riposte.
D'ores et déjà, nous mettons à votre disposition une pétition sous forme d'appel ( à reproduire)
" une éducation sans éducation physique n'est pas une éducation"
à diffuser et à faire signer autour de vous. Il vous reviendra de les récolter et de les faire parvenir au SNEP ( cela s'adresse aussi bien aux élèves ( en particulier ceux des AS), qu'aux parents et aux collègues)
A notre niveau, nous sommes intervenus en décembre dans le cadre du CTPA, du CAEN, et de la Région.
Nous avons pris contact avec les parlementaires et les partis, les fédérations de parents d'élèves et le CROF.
Pour la grève du 20 janvier, nous souhaiterions pouvoir apporter une coloration EPS, il faut s'y préparer.
D'autre part le gouvernement et le parlement seront saisis de la proposition de loi pendant les vacances de février, il y a donc urgence à se faire entendre.
Vous avez sans doute remarqué que la musique et les arts plastiques ont trouvé des relais puissants dans l'opinion et que Fillon a dû infléchir sa position... Pour l'EPS il n'y a que nous...
C'est pourquoi, dans cette période, nous vous "convoquons" à des conseil syndicaux qui devraient se tenir près de chez vous. Un collègue de chaque secteur devrait vous contacter.
 
  • le 11 (05) Gap, Bourse du travail...

  • le 12 (04) Chateau Arnoux

  • le 18 (13) Marseille . Bourse du travail
    le 18 janvier de 14h à 17h secteur aix-gardanne
    lycée Fourcade de Gardanne
    (coordo Michel Crémonési, contact vincent mocquet)

  • le25 (84) Avignon. Lyc Ph de Girard . 14h

  • Secteur Vitrolles : 17/01 lycée J Monnet de 14h à 17h contact Vincent Mocquet (04-42-32-46-86)l

    Le 31 janvier de 14 h à 16h30 secteur Arles salon au lycée craponne de salon
    (coordo Jean claude dumax, contact vincent mocquet)

 

Alain Carsenac, le 10/01/05

 

Pour la première fois depuis que l’école de la République existe, l’éducation physique n’est plus jugée « indispensable » à l’éducation des jeunes.

C’est du moins ce qui ressort formellement des propositions faites par François Fillon, Ministre de l’éducation nationale dans le cadre de la préparation de la loi d’orientation sur l’Ecole. Le ministre définit, pour la scolarité obligatoire « minimum », « un ensemble de connaissances et compétences indispensables » et donc des matières d’enseignement ou des activités jugées fondamentales où n’apparaissent ni l’éducation physique et sportive, ni une quelconque référence à la place du corps à l’Ecole. Il exclut ainsi de la culture scolaire promise à tous les jeunes, celle bien particulière et de notre temps, que représentent les activités physiques, sportives et artistiques.

Si ces choix étaient confirmés, ils constitueraient une rupture brutale avec une certaine conception humaniste française de l’Ecole, comme avec la part accrue qu’elle a progressivement accordée à la pratique physique et sportive dans le processus de formation de la jeunesse.

 

Cela amènerait à une nouvelle hiérarchie des savoirs, enfermant les activités physiques, corporelles, sportives, dans le seul registre du divertissement, les réduisant à une sorte de sous culture. Ce serait oublier que ces activités occupent désormais une place déterminante dans la société, comme dans la vie de beaucoup d’entre nous. Ce serait ne pas voir qu’elles sont au cœur du développement personnel et de la vie des jeunes, qu’elles constituent des leviers considérables d’éducation. Parce qu’elles sont créatrices de lien social au sein de l’école, elles participent aussi à l’harmonie de la vie de la cité.

 

L’Ecole ne peut sous-estimer cela.

 

En effet, l’enseignement de l’EPS constitue un extraordinaire moyen d’apprentissage du goût de l’effort, d’engagement, de dépassement de soi, de partage de buts communs, de conquête et parfois de reconquête de l’estime de soi. Il contribue à l’enrichissement du temps scolaire, à la qualité de la vie des écoles, des collèges et des lycées. L’éducation physique et le sport scolaire apportent le mouvement dans un milieu d’abord caractérisé par l’immobilité. Ils contribuent à la santé positive des jeunes et ont un intérêt indéniable face aux multiples problèmes de santé publique qui ne les épargnent pas.

Les activités proposées en EPS constituent un accès au monde de la pratique, de la technique, donc du savoir-faire. Plus largement, elles préparent les futurs citoyens à entrer dans le monde du sport de façon lucide et critique, comme pratiquants, responsables, spectateurs. L’EPS et le sport scolaire ont un rôle à jouer face aux dérives qui touchent un certain sport médiatique et professionnel. Leur ancrage dans l’école en fait des vecteurs importants du respect d’autrui, de l’acceptation des différences et plus largement d’une certaine conception de la citoyenneté.  

L’Ecole ne peut ignorer cela.

 

Et pourtant, il semblerait que le verdict ait été énoncé : cela ne serait pas indispensable à l’éducation de tous les jeunes.

Ce serait l’aboutissement paradoxal d’un débat sur l’école qui s’est donné par ailleurs comme objectif juste, la réussite de tous, le refus d’abandonner un certain nombre d’élèves sur le bord du chemin. Il est pour le moins étonnant qu’au nom de cette idée généreuse, le ministre annonce l’exclusion de l’éducation physique des enseignements « indispensables ». Ainsi donc, ce qui prévalait lorsqu’il fallait assurer la réussite d’une majorité d’élèves, serait en partie obsolète lorsqu’il s’agit de faire réussir la totalité d’une classe d’âge. Il nous faut faire un étrange constat : on ne pourrait « faire du plus qu’avec du moins » !

 

Cela est d’autant plus incompréhensible que 2004 est « l’année européenne de l’éducation par le sport », et que 2005 a été déclarée, par l’assemblée générale de l’ONU, « année internationale du sport et de l’éducation physique ».

Quelle contradiction, au moment où notre pays, officiellement, se mobilise et soutient la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2012 et alors que la future délégation française à ces J.O. de 2012 est aujourd’hui sur les bancs de l’Ecole !

 

Les enseignants d’EPS sont profondément attachés à la réussite de tous les enfants. Nous avons la conviction que la diversité, la complémentarité et l’interaction des disciplines et des activités scolaires ne sont pas un obstacle, mais au contraire une nécessité pour y parvenir. C’est en ce sens que nous demandons que les programmes soient transformés, mettent mieux les disciplines en relation, et disent de façon explicite ce qui doit être appris et su par tous à chaque niveau d’enseignement. Bref, des programmes qui précisent un vrai « socle », celui de la culture commune et de l’ensemble des savoirs nécessaires à tous pour progresser.

Reléguer l’EPS à une pratique optionnelle serait la suspendre au choix des élèves ou de leur famille. Or il n’y a rien de plus inégalitaire que l’égalité devant les choix. On sait bien que l’appétit, la curiosité pour les disciplines restent dépendants des contextes sociaux, culturels et confessionnels. Réduire au choix la rencontre avec une discipline, c’est dans le meilleur des cas, renforcer une situation déjà existante et dans le moins bon, ne jamais la provoquer. Bref, c’est renforcer les inégalités en entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix futurs. De ce point de vue, le récent ouvrage d’Eric Maurin «  Le ghetto français » nous alerte sur la relégation des plus pauvres. L’entre- soi résidentiel conduit à rendre les quartiers les plus riches, plus fermés et plus homogènes. Dans ces conditions, qui d’autre que l’Ecole pourra faire partager la culture commune ?

L’engagement professionnel des enseignants d’éducation physique et sportive pour le développement et la réussite de tous les jeunes est connu. Il doit être conforté, comme doivent l’être la place de l’EPS et celle du sport scolaire au sein d’un service public d’éducation gratuit et laïque, transformé. L’Ecole doit encore évoluer. L’EPS et ses enseignants veulent y contribuer.

                                                                                   Alain CARCENAC
le 15/12/2004

 

 

 

APPEL du Snep Aix MARSEILLE

En cette rentrée, les attaques successives du gouvernement sur le budget ( diminution des postes aux concours, pas d'augmentation des salaires dans la fonction publique), les carrières ( mutations, promotions), la réforme de l'Ecole ( Thélot ) vont toutes dans le sens de la diminution de l'offre de service public, de la diminution des crédits et de l'individualisme de gestion.

                Il est vrai que le président de la République  et le gouvernement qui a suivi ont été confortablement élus. Mais souvenons nous du contexte. La réforme des retraites et de la Sécu, ainsi que tout un tas de mesures d'inspiration "libérales" qui ont suivi, ont démontrées que ce gouvernement était décidé à aller le plus loin possible contre vents et marées. Raffarin I, II, III..., rien n'y fait ! Pourtant les échéances électorales ne leur ont pas été favorables...

Alors, que faire ?

En tous cas, pour notre part, nous ne nous résignons pas. Inlassablement nous avons tenté de vous alerter sur les projets du gouvernement; quand nous l'avons pu, nous avons pesé pour modifier les orientations. Il arrive un moment il n'est plus possible de laisser faire, il faut passer un cran au dessus. 

Il nous semble de notre responsabilité d'appeler à l'action. Nous avons tenté de le faire depuis la rentrée. Les conditions de l'unité et les modalités de l'action ne nous ont pas permis d'aboutir.

Aujourd'hui nous avons pris l'initiative avec le SNES académique d'appeler à la grève le 7 décembre. Le SNES national l'a confirmé lundi soir. Le SNEP national qui a réuni son CDN ce vendredi vient de le décider aussi. Nous allons donc vers une action du second degré.

Nous voulons donner aux collègues l'occasion de revendiquer. Nous n'avons que trop tard

Cette action, nous la voulons comme un signal fort au gouvernement mais aussi comme une étape d'une action plus large et continue. Nous ne désespérons pas de construire l'unité et pour cela nous vous proposons de passer par l'action.

Qui peut se satisfaire aujourd'hui de la politique qui est menée ?

Qui n'a pas l'occasion de mesurer chaque jour ses effets ?

Si vous en êtes convaincus, allez au contact des collègues pour les convaincre à leur tour.

Venez manifester à Marseille le mardi 7/12

10h30 aux mobiles
( en haut de la canebière)

ou à Gap - 10h30 devant l'IA

Alain Carcenac le 19/11

 

Faisons les comptes !

On y voit un peu plus clair au fur et à mesure que l’échéance budgétaire approche. D’abord les rémunérations et les postes. Personne n’a oublié que le gouvernement, après une année blanche, a prévu une augmentation de 0,5% à partir du 1/01/04 et que depuis deux ans il promet d’ouvrir des négociations... le nouveau ministre ne semble pas pressé de le faire et en attendant les retards s’accumulent... Or les 2,6% d’augmentation du budget de l’éducation ne couvriront que les seules dépenses supplémentaires dues au vieillissement des personnels !!! Donc, il n’y a pas d’erreur: le gouvernement n’augmentera pas nos salaires et accordera encore moins une revalorisation ( pourtant le salaire moyen des enseignants en constant est de -1,4% en 2001-2002 !)

Ce n’est pas tout. A budget constant on aurait pu penser que le nombre de postes allait se stabiliser. Pas du tout, pour des raisons d’économie et de LOLF, nous pouvons nous attendre à la disparition de 7500 à 8000 emplois d’enseignants, beaucoup plus que les 3400 estimés du ministère pour la baisse démographique.

A cela s’ajoutent les effets de la mise en place de la LOLF combinés à l’anticipation de la réforme sur l’école illustrée par le rapport Thélot. Ces deux points se caractérisent par la déconcentration et l’autonomie accrues des établissements. Aujourd’hui déjà, les chefs d’établissements jouent un rôle prépondérant dans la consommation des heures supplémentaires, dans l’imposition de services, dans la suppression des postes, dans l’atteinte aux statuts. Il est prévu qu’ils aient leur mot à dire sur les mutations, non seulement dans l’attribution de points mais jusqu’au refus de demande pour raison de service !!!

Il est prévu aussi que les recteurs, et par procuration les chefs d’établissement et les corps d’inspections, attribuent les hors classes, sur la base de "l’expérience et de l’investissement professionnel ... en lien avec les besoins du service". En clair, au lieu d’une limitation au 1/7ème, ce serait toutes les promotions qui seraient à la discrétion du recteur. Nouvelle offensive pour individualiser les parcours et les mérites. Le système serait vite bloqué ( peu de sortie) et donc la seule perspective de fin de carrière pour les enseignants redeviendrait le 11ème échelon.

De même la circulaire en préparation sur les mutations intra insiste sur le profilage local des postes avec la création d’ Affectations à caractère Prioritaire justifiant une Valorisation (APV). Là encore "le Recteur pourra favoriser ou réserver l’accès à une "APV" avec un poids de bonification exorbitant

Nous sommes en train d’assister au démantèlement du Service Public avec ce que cela implique comme régression pour les personnels et les usagers. Faites vos comptes en y ajoutant la sécu et les retraites. L’action est plus que jamais nécessaire.

Ce gouvernement ira jusqu’au bout. Si nous le laissons faire, il sera même difficile de revenir en arrière, quel que soit l’alternative politique.

Alain Carcenac le 7/10

C'est une atmosphère de fin de règne. Pendant l'été, Chirac a nommé ses affidés à des postes stratégiques et encore à cette rentrée, les "recalés" des élections perdues.

Raffarin III a utilisé le 49.3 pour faire passer la décentralisation, et le prochain congrès de l'UMP (stratégique), déchire la droite… Pendant l'été la valse des licenciements et des délocalisations s'est accélérée et la chantage aux 35 h illustre s'il en était encore besoin, le cynisme du patronat et gouvernement…

Ca y est ! La Sécurité Sociale passe à deux vitesses et les privatisations vont bon train avec en prime des stocks options pour France Télécom en attendant EDF …

Et quoi sur l'éducation ?

 La commission Thélot et les propos de Fillon n'apportent rien de nouveau, sinon que l'éducation va se recentrer sur les fondamentaux et que les recrutements vont continuer de baisser. Du classique donc …

La preuve: les affectations de rentrée des TZR confirment les problèmes du mouvement intra: nombreux postes à cheval, ce qui signifie fonctionnement à l'heure près et conditions de travail dégradées…

Les luttes pour la sauvegarde de notre système de retraite il y a 2 ans, celles pour les postes l'an dernier avec les étudiants n'ont pas suffit pour emporter la victoire. Nous avons l'impression que le gouvernement continue contre vents et marées (en particulier les élections du printemps) Et pourtant ! Qui d'autres pourra défendre l'Ecole, le Service Public, la démocratie partagée, que nous même.

Le combat syndical ne s'arrête pas, dans les bons et les mauvais moment, parce qu'il est source de progrès pour tous et pour chacun. En cette rentrée, le SNEP est toujours là, à vos côtés, pour défendre la discipline et les personnels. Mais pour être efficace il faut que chacun apporte sa pierre. Il y a plusieurs manière de la faire. Dès aujourd'hui, ce peut être de se syndiquer. C'est aussi se montrer solidaire dans cette rentrée avec tous les collègues ou disciplines en difficulté dans votre établissement. C'est informer le SNEP de ces mêmes difficultés.

Bonne rentrée combative

Alain Carcenac le 28/08

 

De bonnes vacances en préparant la rentrée...

Cette fin d'année est toujours l'occasion, dans nos établissements, de faire le bilan de l'année écoulée et depréparer la rentrée. Or, au delà du renouvellement des équipes ( avec leur lot de satisfaction pour ceux qui ont obtenu leurs muts et la déception de ceux qui ne l'ont pas eût), quelques collègues ont eût la désagréable surprise de trouver un poste à complément de service. Dans les  pires cas, ce complément de service vient d'être créé avec à la clef des HSA pour les collègues !!! Cette situation est inadmissible, même si elle a tendance à se répandre ( c'est la rançon du pilotage à courte vue et de l'économie à l'heure près)

Nous avons dénoncé les situations qui nous sont connues lors de la dernière CAPA du mardi 29/06 sans pour autant obtenir de moyens supplémentaires. A tout le moins, il faut collectivement protester dans ces établissements, alerter la hiérarchie et les IPR, prendre contact avec l'autre établissement et s'organiser pour ne pas se voir imposer d'heures supplémentaires. Envoyer le double de vos démarches au SNEP, nous interviendrons à nouveau en août, au moment où nous aurons connaissance des blocs de moyens provisoires.

Au bilan, nous retiendrons un troisième trimestre "violent" dans les zones difficiles. Nous avons pu sur Rostand/Renoir, à Marseille, mettre en place une commission de suivi avec l'ensemble des acteurs. Il y aura fallut la lutte déterminée des collègues pendant toute l'année et faire appel au rectorat tant les chefs d'établissements et l'IA 13 se sont contenter de manier le bâton ( menace de retrait pour grève). Quelle est la politique de l'EN dans ces zones ? Elle est souvent le dernier Service Public mais en même temps elle ne semble répondre qu'au coup par coup et surtout, à moindre frais...

Quant à l'UNSS, après un travail sérieux toute l'année, porté par la direction et les IPR, une fois de plus, l'IA 13 ne va pas jusqu'au bout en ne permettant pas aux collègues de se réunir...

Ces dernières nouvelles sont un peu à l'image de l'année écoulée et du gouvernement Raffarin I, II ou III: débrouillez vous ! Nos priorités sont ailleurs. ll n'en reste pas moins que lors du dernier Conseil Académique du 28/06, le SNEP a continué le combat et s'est préparé pour la rentrée. Nous comptons sur vous pour vous resyndiquer. Nous irons quant à nous, davantage à votre rencontre en se déplaçant dans les établissements et en organisant des stages.

Nous allons prendre quand même quelques repos pour reprendre, pour certains d'entre nous le 20 juillet ( réunion avec le Conseil Régional sur les installations) et après le 15 Août pour les CAPA d'affectation. TZR et PCL2 rescapés du CAPEPS ne tardez pas à envoyer vos voeux.

Quant aux équipes en place, faites l'effort de bien recevoir vos nouveaux collègues pour faciliter leur intégration dans les équipes et dans notre belle région. Pour finir, profitez des vacances... surveillez l'actualité ( décentralisation, EDF/GDF, Sécurité Sociale : le gouvernement continue lui) et bonne canicule aux retraités de l'année ( les plus anciens ont déjà donné).

Alain Carsenac
le 30 juin 2004

Quelle place pour l’éducation ?

Le silence est assourdissant... pourtant le budget de l’Education Nationale est mis à contribution (- 440 M d’E) par Sarkozy et les lettres de cadrage pour la préparation du budget 2005 sont arrivées. Or, chacun sait que c’est ce qui va déterminer le nombre de postes au concours. L’expérience de cette année nous a montré que cela a une influence directe sur nos conditions de travail (nbre d’élèves/classe), sur nos statuts (TZR), sur l’UNSS (moins de profs = moins de forfaits), sur le recrutement (filière STAPS sinistrée), sur l’IUFM ( moins de stagiaires = moins de profs), sur la carte scolaire (langues, sections professionnelles), sur le mouvement inter (la barre d’entrée est passée de 206 à 295,2 points), etc...

Bercy semble exiger la suppression de 5000 postes l’an prochain ! C’est donc une aggravation de la situation qui se prépare.

Le déroulement du CTPA du 16/04 en a été la preuve. Aucune marge de manœuvre ! Pas une HSA à transformer en Heure Poste ! Quelques créations, mais au prix de postes à cheval ( voir notre compte rendu), nombreuses mesures de carte scolaire dont tous les TZR.

A la veille des vacances de printemps, nos étudiants bataillaient encore pour arracher des postes.

Nous estimons pour notre part que la question de la rentrée 2004 n’est toujours pas réglée. Ce n’est pas en lâchant sur la seule Recherche que le compte est bon !

Nous avons fait appel au national pour qu’il pousse à une action rapide dès que l’ensemble des académies seraient rentrées.

Il semble que les négociations aient été difficiles avec les autres fédérations. On aboutit donc à un accord à minima pour une grève Education le mardi 25 mai.

Raison de plus pour que celle ci soit réussie. Dés aujourd’hui il faut donc mobiliser dans les établissements.

Dans la dernière ligne droite de l’année, pour le ou les deux mois qui nous restent compte tenu des examens, nous devons faire face à un calendrier resserré. Rentrée des notes pour le BAC le 2 juin ! Preuve que l’informatique ne nous fait pas gagner du temps mais fait faire des économies de secrétariat... et d’autre part, toujours pas de prise en compte des moyens pour la double évaluation ! En ce qui concerne les collèges, circule une mise à jour des programmes qui nous "tombe" dessus. Echéance pour le 17 mai ! Il y a pourtant beaucoup à dire ( se reporter au bulletin national). D’autre part la campagne d’inscription au PAF s’ouvre le 24 mai et se clôture le 25 juin pour les concours internes !

Enfin, la caractéristique de la fin du deuxième trimestre aura été une montée des violences. Les cas des collèges Rostand/Renoir illustrent à la fois les difficultés spécifiques de l’EPS et de ces types d’établissements. Nous avons tâché d’être auprès des collègues dans cette période difficile. Nous sommes aussi intervenu auprès de l’IA et du Rectorat.

Le 25 mai, nous devons nous retrouver tous dans la rue.

Alain Carcenac le 15 mai 2004

 

La période des vacances s’ouvre après un trimestre agité. Il y a eu la « divine » surprise des élections régionales et cantonales qui ne nous a pas évité pourtant un Raffarin III ! Mais, bon… c’est la politique qui compte.

    Sur le plan de la décentralisation et des chercheurs, les choses sont allées dans le bon sens. Par contre tout le monde a remarqué le silence assourdissant sur les problèmes de rentrée dans l’éducation nationale.

-         Les étudiants STAPS continuent pourtant jour après jour de mener leurs actions. Elles sont bien relayées par les dias mais personne n’en parle au ministère.

-         Les suppressions de postes pour la rentrée s’accumulent mais on fait comme si tout allait bien. On constatera pourtant en septembre que des options ont disparues ou ont été regroupées, que les effectifs par classe ont augmenté et qu’on manquera de personnels pour le remplacement.

      Depuis un mois maintenant, l’autre actualité c’est le mouvement et la violence.

-         Le mouvement parce que, comme on pouvait s’y attendre, la barre pour rentrer dans l’académie est passée de 206 à 295,2 points ! Dans le même temps le mouvement intra se préparait sans les implantations de postes annoncées (conséquence du point 2) et avec des mesures de carte scolaire pour tous les TZR ( volonté de supprimer des postes là aussi en diminuant le nombre de zones tout en élargissant le champ d’intervention)

-          La violence quant à elle ne connaît pas un simple pic. C’est la traduction concrète des mesures antisociales du gouvernement qui amènent à plus de pauvreté et de précarité. C’est aussi la conséquence de la diminution du nombre d’adultes dans les établissements.

     Le CTPA du 16 avril, a été l’occasion de faire un large tour d’horizon de tous ces problèmes. Compte tenu des contraintes budgétaires il ne nous a pas été possible d’arracher des postes supplémentaires (pas question de transformer une seule heure supplémentaire en heure poste pour créer des supports !). Par contre il semblerait que les mesures de carte scolaire sur les TZR soit limitées en terme de suppressions ( 15/156). La plupart d’entre vous devrez donc retrouver un poste de TZR si vous le demandez. Nous avons obtenu par ailleurs  d’avoir un calibrage par zone et par discipline avant le mouvement intra. D’autre part le rectorat annonce l’utilisation éventuelle des surnombres à des missions définies par les IA IPR. Nous avons demandé à être concerté et fait la proposition d’affecter un enseignant supplémentaire dans les établissements ayant des installations éloignées.

     En ce qui concerne la violence, le Recteur a assuré les personnels de son soutien. Nous avons fait remarquer que ce n’était pas toujours le cas et que la situation des collèges Barnier, Rostand, Renoir de Marseille appelaient une réponse urgente mais aussi une concertation… l’IA 13 semblant plus se préoccuper à faire reprendre le travail qu’à trouver des solutions !!! Nous serons très vigilants pour qu’à la rentrée tout cela passe dans les faits.

Alain Carcenac
le
16 avril 2004

 Les élections locales ont sanctionné la politique conduite depuis deux ans par le gouvernement. L’ensemble des luttes menées depuis le printemps 2003 ont une large part dans cette expression et nous incite à prolonger l’action et organiser le «Tous Ensemble».

Au delà des motifs de notre grève éducation réussie du 12 mars, les problèmes spécifiques de l’EPS s’aggravent.

Les étudiants l’ont bien compris. Manifestation monstre à Paris le 18/03 ; à nouveau à Marseille le 22 !

Le SNEP, réuni en congrès à La Londe les Maures, appelle toute la profession à se mobiliser massivement dans les jours et les semaines à venir pour la défense l’EPS.

En effet, derrière les postes aux concours (-41%) ce sont aussi les mutations, les conditions de travail dès cette année, le remplacement et le taux d’encadrement  qui sont visés l’an prochain.

Par ailleurs, la mobilisation des étudiants et des enseignants de STAPS et d’IUFM a permis enfin de rencontrer le ministère. Il n’en est rien sorti de concret. La nouvelle organisation des diplômes et des études (Licence-Master-Doctorat) et sur les diplômes du Ministère des Sports entérine la disparition à terme de l’E.P.S.  :

Au niveau des STAPS

  • arrêt de la filière STAPS au niveau licence (disparition de la mention STAPS dans les masters, disparition de la recherche),

  • diminution de la formation dans les APSA (4h/hebdo) et disparition de la pratique optionnelle les 2 premières années.

  • diminution des moyens affectés à la pré-professionnalisation ( stages et cours)

Au niveau du Ministère des Sports

Le décret d’application de la nouvelle Loi sur le Sport ( août 2003) laisserait au seul Ministère des Sports l’autorité pour la délivrance des qualifications, quelle que soit l’origine du diplôme !

 Enfin, le ministère refuse de jouer cartes sur table :

  • tant sur les besoins de l’enseignements de l’EPS dans le second degré et en SUAPS,

  • que sur le manque criant de moyens d’encadrement en STAPS et en IUFM.

L’accumulation des événements nous conduit à penser que l’EPS est particulièrement visée.

Si le recrutement baisse,

Si nos qualifications ne sont plus reconnues,

Si la filière de recrutement se tarit,

On peut légitimement s’inquiéter de l’avenir de l’EPS...

C’est à nous tous de la défendre.

Alain Carcenac
le 29 mars 2004

Avec 10 000 personnes, notre manif marseillaise du 12 mars fut une réussite. D’ailleurs, la presse a plutôt bien couvert l’événement même si depuis, la crise espagnole s’est imposée à tous et que les régionales approchent. Entre temps, hier, la FSU organisait à son tour son "grand débat sur l’école". Les étudiants, comme vous le verrez plus loin continuent de leur côté leur mobilisation.

Par ailleurs, les Comité techniques Départementaux et académiques vont se réunir. Au-delà de l’augmentation des effectifs par classe que chacun a pu constater dans sa DGH et de la disparition d’options, de langues ou de projets, nous allons constater le bilan des créations/suppressions de postes.

C’est un enjeu prioritaire.

A la fois,

  • pour démentir la diminution des besoins qui aurait justifié la baisse du nombre de postes ouverts aux concours.
  • pour donner un coup d’arrêt à la précarisation du métier.
  • pour permettre un mouvement intra juste et équitable pour tous : entrants, TZR, titulaires de postes en établissement.

Cette bataille ne pourra pas se faire sans vous, sans vos interventions à tous les niveaux, sans donner vos informations au SNEP. Cela se décidera avant les vacances de Pâques.

Entre temps il y aura eu les élections régionales... La décentralisation est en marche. Nous savons déjà par expérience qu’il est difficile de faire avancer nos dossiers (même si pour ce qui concerne les installations, la dernière mandature nous a permis de concrétiser, dans le 13, le 84 et en région, une réelle avancée. D’ailleurs, nous venons d’obtenir que dorénavant, dans le cas de constructions neuves, le SNEP soit l’interlocuteur des projets avant qu’une première équipe d’enseignants se mette en place). Notre région est par ailleurs toujours sous la menace du vote Front National. Nous espérons de vous, chers collègues, que vous saurez y faire barrage.

Pour le reste, sans appeler à un vote précis, nous ne pouvons nous extraire de ce que nous avons subit et que l’on nous prépare... Ce gouvernement bénéficie d’une majorité sans partage depuis l’élection de Chirac: aux assemblées, au conseil constitutionnel, dans les médias, les régions, les conseils généraux, les grandes villes, etc... d’autre part, il a souvent montré les limites de sa concertation. Pour ne pas avoir à s’y soumettre, il envisage d’ailleurs de réformer la Sécu par ordonnance. Le moment est venu de le sanctionner, en particulier là où les ministres se présentent.

Ainsi, nous avons à poursuivre l’action. Celle du 12 est encourageante et appelle un élargissement, en particulier dans la fonction publique. La réforme des hôpitaux, les privatisations devraient permettre une convergence des luttes et une unité d’action. C’est ce que le SNEP veut mettre en œuvre avec vous. Construisons notre avenir.

Alain Carcenac le 15/03

Nous avons mis un certain temps à retrouver l’unité patiemment construite l’an dernier. D’autre part, l’échec du mouvement sans précédent du printemps 2003 et les retenues sur salaire n’ont guère poussé les collègues dans l’action. Mais trop, c’est trop !

  • nos salaires, à la trappe !
  • le recrutement, en berne !
  • les suppressions de postes, en hausse !
  • le remplacement, sacrifié !
  • l’offre de formation, peau de chagrin !
  • la recherche, démantelée !
  • Il est temps de repartir à l’attaque !

l'action du SNEP

Cela fait plusieurs fois que le SNEP académique a estimé qu’il fallait appeler l’ensemble des collègues à la grève: à la rentrée sur les salaires, en décembre sur le budget, en janvier sur les postes et le recrutement ! Nous y sommes.

Pour contrer une politique de si grande ampleur, il faudra une action de masse, longue et difficile. Le gouvernement nous a montré qu’il ne nous portait pas dans son cœur... nous non plus !

Sur ces revendications il s’est montré intransigeant, tout comme sur les retraites. C’est sans doute qu’elles représentent un enjeu important du point de vue économique et politique. Il en va d’une certaine conception des services publics et d’une dérive libérale qui, par touches successives, modifient sur le fond la République Française !

Si nous ne voulons pas subir un "KO SOCIAL", il est temps de se remobiliser. La période des élections sera peut être plus favorable ( en tous cas, les débitants de tabac, les cafetiers, les paysans, semblent avoir été entendus !).

Ne méritons nous pas autant, sinon mieux ?

C’est l’heure d’imposer un retour à la priorité de l’éducation. Il y faudra beaucoup d’énergie et de mobilisation.

Nous estimons que les retraites ne sont pas réglées. Nous voulons de meilleures conditions de rentrée.
Nous exigeons des recrutements à hauteur des besoins pour nos étudiants.
Nous n’accepterons pas une sécurité sociale à deux vitesse.

L’histoire repasse les plats... quand les individus relèvent la tête, se solidarisent dans les luttes pour faire aboutir leurs revendications.

 

A.Carcenac le 8/04

Alors que plus de 700 étudiants se bousculent dans la filière STAPS, que la moitié est déjà sélectionnée à l'issue de la première année, ce sont quand même 250 étudiants qui se destinent à la filière enseignement après le Deug ! 175 préparent le concours IUFM et environ 65 décrochent leur CAPEPS.

Avec 41% de postes en moins au concours externe 2004, 26 de plus resterons sur le carreau ! Or, dans notre seule académie, le remplacement n'est assuré qu'à 50%. Nous savons aussi que de nombreux collègues vont partir à la retraite. Les conditions de préparation de la rentrée 2004 nous laisse à penser qu'il manquera plus de 60 enseignants  !!!

N'est il pas scandaleux que des centaines d'étudiants qualifiés soient sacrifiés que des dizaines de collègues n'obtiennent pas l'académie qu'ils désirent dans le cadre de leur mutation ?

Plus grave encore : lors de notre audience au rectorat du 4/02; personne n'a pu nous assurer que les moyens en personnels de l'académie suffiraient à assurer la rentrée !

Nous savons bien nous ce qui nous attend. On recrutera ces mêmes étudiants à qui on aura refusé l'accès au statut d'enseignant, comme vacataires ou contractuel et on les enverra devant les élèves sans formation. C'est une régression sociale qui illustre la politique de ce gouvernement : Augmenter la précarité et fragiliser l'emploi.

Quel mépris aussi pour des étudiants qui ont entrepris des études difficiles avec des perspectives d'emploi inscrites dans le plan pluriannuel du précédent gouvernement.

Pense t'on pouvoir continuer à recruter des enseignants de qualité en reniant les engagements ? En repoussant l'âge de départ à la retraite ? En aggravant les conditions de travail ( en particulier le nombre d'élèves par classe) ?

Décidemment l'éducation n'est pas une priorité de ce gouvernement.

Notre première mobilisation de ce mercredi a été insuffisante. Mercredi 11, l'ensemble des syndicats éducation des Bouches du Rhône appellent à nouveau à manifester à partir de 13h devant la mairie de Marseille.

D'autre part, compte tenu des vacances de février, les fédérations appellent à la grève le 12 mars. D'içi là, la mobilisation des étudiants sera déterminante, les STAPS et les IUFM de notre discipline, comme les autres.

Alain Carsenac
Le 06/02/04

 

Le Congrès du SNEP est l’occasion de faire un bilan du mandat écoulé et de tracer une orientation pour les trois années futures. Les questions qui dominent aujourd’hui, à la lumière de l’action menée l’an dernier, tournent autour du syndicalisme tel qu’il à été, tel qu’on aurait aimé qu’il soit, tel qu’il pourrait être.

En effet, beaucoup d’entre nous sont d’accord pour ne pas espérer d’alternative politique crédible à court terme. Après le séisme de l’élection présidentielle ( J. Chirac à 80% ! face à Le Pen), comme souvent, les Français se sont tournés vers le mouvement social pour défendre les valeurs de la République et les acquis sociaux. Tout naturellement, les syndicats et singulièrement le notre - qui se fonde sur l’unité et l’action - se sont fait les relais de l’opinion auprès d’un gouvernement qui, disposant de tous les pouvoirs s’est décidé à s’attaquer aux réformes, version libérale et Médef !

Notre conception du syndicalisme est celle des transformations sociales sur la base de mobilisations de masse.

C’est ce que nous avons réussi à faire, nationalement, au moment de l’attaque sur les AS. Cette fois, l’action n’a même pas été nécessaire.

C’est ce que nous avons essayé de faire pour la défense de notre collègue de Maury. Cette fois, la Justice n’a pas voulu nous entendre, mais la profession a été sensibilisée aux risques du métier.

C’est ce que le Vaucluse a fait pour défendre les AS d’Orange. Cette fois l’action tenace et déterminée a payé.

C’est ce que nous avons tenté à notre niveau pour le BAC sur une problématique nationale. Nous avons failli réussir, il nous a manqué une pression identique de toutes les autres académies.

C’est ce que nous avons fait pour défendre les AS natation sur Marseille qui devaient être amputées de leur MNS. Là aussi, la menace a suffit.

Mais il est des enjeux plus importants. A ce moment là, le SNEP n’y suffit plus. Nous n’allons pas revenir ici sur l’analyse que nous avons déjà faite dans nos bulletins et nos conseils académiques.

Nous retiendrons, et ce seront nos orientations pour la prochaine période, que se pose la question de la recomposition syndicale et de ses modalités d’action.

La crise de la CFDT nous oblige à repenser les statuts de notre fédération. Devons nous rester une fédération éducation ou nous ouvrir à d’autres champs qui justement frappent à notre porte? Dans ce cas, comment faire accepter aux autres confédérations que nous voulons jouer à égalité en "prenant" leurs syndiqués...

Quant aux modalités de l’action, le mouvement de l’an dernier, pourtant exemplaire de notre point de vue, n’a pas permis d’aboutir. Cela pèse sur les modalités de l’action et la mobilisation d’aujourd’hui.

Le budget de l’Education a été voté en baisse : la riposte est restée formelle. Le gouvernement vient de consacrer une perte de salaire historique et nous ne percevons pas l’indignation des collègues ! La réforme de l’éducation est en marche, et nous avons l’impression d’une indifférence résignée !! Et que dire de l’ensemble des mesures qui tombent jour après jour: les intermittents, le chômage, l’assurance universelle, la recherche, le livret A, les emplois jeunes et les contrats emplois, etc, etc...

Pour autant, nous n’avons pas hésité à proposer une action de grève au national sur le budget et sur les salaires ! Est ce notre seule modalité d’action ? Nous n’avons jamais considéré que ce devait être systématique... Toutefois, nous sommes obligés de constater que toutes les structures transversales ont du mal à fonctionner en période creuse. Or cela demeure notre souci: assurer la permanence et la durée.

Malgré la crise, le SNEP continue sa route. Il se renforce de quelques nouveaux militants. Il tente de répondre aux besoins des collègues en leur mettant à disposition le bulletin, des permanences, des stages.

Dans nos congrès, vous avez l’occasion, vous, les syndiqués, de définir la politique que nous devons essayer de mettre en œuvre; alors, utilisez ce droit et la convocation que vous allez recevoir prochainement.

D’autres part, nous insistons particulièrement sur les dossiers qui nous ont interpellé. C’est pour cela que vous trouverez sur le site les thèmes que nous voulons mettre en débat. Alors, participez !

            Alain Carcenac le 13/01/04