
SNEP,
what else?
Lorsqu’acculés
ils sont sommés d’accepter les HSA, de perdre leur
forfait d’AS tout en envoyant un collègue en
complément de service voire simplement constater la
suppression injustifiée d’un ou plusieurs postes
d’EPS, que font les collègues? Ils ne se trompent
pas. Ils appellent le SNEP. Attention, notre discours est sans
ambigüité: les choses n’avancent que
lorsque les équipes s’emparent des analyses et
mots d’ordre du SNEP et les font vivre dans les
établissements. Lorsque la question du pouvoir
d’achat est posée, avec qui sont
d’accord les
collègues? Avec ceux qui disent
qu’après tout on peut faire les heures
supplémentaires si on veut pour améliorer notre
condition? Nous entendons le même discours depuis des
années maintenant. Nous ne sommes, hélas, pas
devenus plus aisés qu’hier. Par contre, entendre
un tel discours de la part des syndicalistes nous fait douter sur leurs
véritables orientations.
Que
font les collègues qui défendent leur AS bec et
ongles? Ils se battent comme des acharnés pour faire vivre
leur AS. Par tous les moyens. Ils ne seront certainement pas
d’accord avec ceux qui pensent que le forfait peut
être (ou pas) assuré en HSA. Seul le SNEP dit
clairement oui à l’alignement des professeurs
d’EPS à 18 heures d’enseignement mais
avec le forfait de 3 heures d’AS compris!
Enfin,
c’est dans l’action que l’on reconnait
notre profession. Historiquement, c’est par les orientations
progressistes associées aux mobilisations du plus grand
nombre que le SNEP-FSU a réussi à imposer les
progrès déterminants pour l’EPS et le
sport
scolaire. L’organisation syndicale dans laquelle tous
les niveaux d’action et d’activité
revendicative ont une importance égale est celle que nous
choisissons. La rencontre avec le Ministre est aussi
déterminante que les rapports de forces instaurés
dans chaque établissement pour la défense de nos
conditions de travail. Le SNEP, c’est le syndicat de
l’EPS, et de ses
enseignants. Voter pour son camp est quelque chose qui
s’impose aujourd’hui.
Andjelko Svrdlin
Le 7 octobre 2011
VOTONS !
Du
13 au 20 octobre
prochain auront lieu les prochaines élections
professionnelles. Il y a des
nouveautés. La première est relative au fait que,
pour la première fois, chaque
collègue s’exprimera à travers deux
votes (déclinés au niveau académique
et
national). Il y a le traditionnel vote pour la commission
administrative
paritaire où le vote SNEP prend toujours l’allure
de défense disciplinaire.
Tout recul du SNEP serait dangereux pour l’EPS et le sport
scolaire. La
position du SNEP, syndicat majoritaire, est forcement plus complexe et complète que celle des
syndicats dont le seul but est
d’affaiblir le syndicalisme de transformations sociales que
nous portons. Sur
le terrain de gestion des carrières des enseignants, nous
articulons le combat
pour des avancées pour tous et la vérification et
l’information de tous les
collègues et ce quelques soient leurs problèmes.
Il n’y a pas de collègue
laissé(e) au bord de la route.
Le SNEP aide les
collègues dans le cadre de ses
engagements et positions. Dans la transparence. Nous faisons,
très
régulièrement, avancer les dossiers personnels
des collègues. Plusieurs se
sont exprimés d’ailleurs, dans notre bulletin
depuis plusieurs
années. Il y a aussi des situations plus
difficiles : des mutations
non-obtenus, des mesures de carte scolaire subies, des non-passages
à la hors
classe… Le SNEP et ses élu(e)s ont toujours
accompagné les collègues dans les
analyses et autres explications concernant leur sort.
Il
y a un nouveau vote
pour le Comité technique académique. Celui-ci
remplacera le CTPA actuel. C’est
une instance dans laquelle la participation du SNEP et de la FSU
relève d’une
importance capitale pour
les orienentations. Il s’agit de
l’instance technique au sein
de laquelle sont discutées les créations et
suppressions de postes, les
priorités académiques, la FPC… Bref,
tout ce qui touche à nos métiers. Le SNEP
sera représenté pour cette élection au
sein d’une liste FSU. Le vote FSU est
donc aussi important pour l’EPS et le sport scolaire que celui du SNEP. Le SNEP, un des syndicats
co-fondateurs de la FSU, il
y a 18 ans, inscrit ainsi son activité dans une histoire
syndicale qui se veut
à la fois unitaire mais aussi facteur de transformations
sociales profondes.
Ces dernières sont nécessaires à notre
société. Elles sont possibles. Le vote
SNEP et le vote FSU s’inscrivent dans une défense
des services publics. Alors,
indignons-nous, votons .
Andjelko Svrdlin
Le 10 juin 2010

Retraites, Education, EPS, même combat!
C’est
une même logique idéologique qui organise
l’ensemble des mesures gouvernementales et
ministérielles. Tout est un marché. Tout doit
être soumis au marché. Allonger la
durée de cotisations pour l’ensemble des
salariés, aligner les pensions des fonctionnaires sur celles
du privé, donc les allonger, serait une justice. Augmenter
de 3% les cotisations des fonctionnaires et les priver ainsi
d’une journée de salaire net serait
également juste et équitable. La fatalisme
n’est pas notre ligne de conduite. Par contre, il ne suffit
pas d’évoquer
l’optimisme et le combat pour que les choses se
règlent d’elles-mêmes. Le SNEP appelle
tous les collègues dans tous les établissements
à se saisir de ces dossiers et décider
démocratiquement et massivement des suites à
donner. Le SNEP et la FSU appellent à amplifier
l’action sous toutes les formes et à
généraliser les grèves et
manifestations. Le triptyque Emploi-Salaires-Retraites doit
être considéré comme un tout. Toute
avancée sur les retraites nous ouvrirait des
possibilité de mobilisations et de négociations
sur les postes et les conditions de travail mais aussi sur les
salaires. Toute avancée sur les salaires
améliorerait les financements des retraites. Toute
création d’emploi public contribuerait
immédiatement à ce même financement.
Quelle EPS veut-on et pour qui avec des enseignants d’EPS
travaillant jusqu’à 67 ans? Et si on imaginait une
Ecole sans EPS? Accompagnement éducatif pour tous! Pourvu
que cela soit « bien
rythmé ». Le reste,
c'est-à-dire les contenus, les horaires,
la formation, les droits à la mutation réellement
choisie, l’avancement dans la carrière…
n’est pas essentiel.
A
ce jour, les jeunes lycéens et les étudiants
rentrent dans l’action aux côtés des
salariés. Ils sont ni manipulés ni
récupérés ni irresponsables. Ils
comprennent simplement que leur avenir se joue ici et maintenant. Ils
comprennent que le bouclier fiscal, les exonérations
patronales, la spéculation financière, ce
n’est pas pour eux. Ils sont dans le camp de ceux qui
trinquent. Eux, comme tous les salariés dans
l’action, cheminots, raffineurs, fonctionnaires…
Ne pas céder à la désinformation est
un enjeu de taille. Soutenir tous les salariés en lutte
malgré les difficultés que
leur grève peut provoquer est porteur de progrès
pour tous. La casse des acquis sociaux est autrement plus grave pour
nos vies que la file d’attente à la pompe
à essence.
Andjelko SVRDLIN
Le 15 octobre 2010

Nous
vivons assurément une période historique quant
aux
destructions des acquis sociaux de l’après guerre
mais
aussi quant aux mobilisations sociales face à la politique
d’enrichissement de quelques particuliers au
détriment de
la nation. Ni les vacances scolaires ni les annonces discriminatoires
du pouvoir n’ont affaibli les appels de
l’intersyndicale
(24 juin, 7 septembre). Non, il n’y a pas de
fatalité
économique qui ferait travailler les enseignants
d’EPS
jusqu’à 67 ans (pour un taux plein sans
décote)
voire plus avec des réformes successives. Il s’agit
simplement d’un choix politique destructeur du cadre social
qui permet
de partir à la retraite avec un salaire prolongé
permettant de vivre et non pas de survivre. Ce même cadre
permet
l’embauche nécessaire de jeunes
étudiants en STAPS.
Ces mêmes jeunes à qui on refuse une
véritable
réforme de la formation professionnelle et une
entrée
dans le métier accompagnée d’une
année de
formation. C’est la raison pour laquelle le SNEP appelle les
collègues à refuser le tutorat et à
constituer
dans les établissements de véritables
« équipes d’accueil
militants ».
Le
SNES appelle à une journée d’action le
6 septembre
sur les questions spécifiques à
l’Education. Le
SNEP appelle les collègues à en
débattre dans tous
les établissements et construire des mobilisations sans
affaiblir la journée du 7 septembre.
Si
nous arrivons à stopper la politique destructrice sur un
dossier
comme celui des retraites alors les rapports de forces nous permettront
certainement de poursuivre la mobilisations sur nombre de dossiers plus
spécifiques (Education, EPS) mais aussi
généraux
comme celui des salaires. Les mobilisations de cette rentrée
sont construites face à une politique globale dont les
dossiers
comme l’expérimentation / rythmes scolaires ou le
livret
de compétences sont des concrétisations
construites pour
conduire vers un affaiblissement de la place de l’EPS dans
l’Ecole.
Les
mobilisations du 6 et 7 septembre nous amèneront
à
envisager des suites immédiates. Ne manquons pas ce RDV avec
l’avenir. Nos enfants, nos grands-parents
nous regardent.
Andjelko
Svrdlin
le 31/08/2010

Le Recteurde notre Académie
n’est plus en capacité de garantir à
tous les élèves les horaires d’EPS qui
leur sont dues.
Les ruptures de service qui ne sont pas
remplacées sont permanentes. Même
l’appel aux vacataires et contractuels ne suffit plus
à pallier aux suppressions de postes injustes depuis le
début. Le début, c’était la
« fable des
excédents ». La
précarité à tous les niveaux est
devenue un principe de gestion de l’Education Nationale, un
des plus grands biens, une des plus grandes conquêtes du
peuple français. C’est devenu un mode de vie,
elle-même étant précaire.
L’époque oblige. Du coup, il n’est plus
possible de satisfaire aux besoins de tous.
Les exigences culturelles profondes en EPS sont
forcement sportives et artistiques. Qui dit exigences, dit
stabilité, approfondissement et durée. La
stabilité des équipes dans les
établissements, sans compléments de services, est
une des clés pour répondre à cette
exigence. L’approfondissement des savoirs et
savoirs faire passe par la formation des professeurs d’EPS
aux qualifications et donc compétences
renforcées. La présente réforme de la
formation des maîtres ne va pas dans ce sens-là.
Les jeunes collègues seront
« jetés » dans les
établissements sans pouvoir analyser et questionner les
difficultés auxquelles ils seront confrontées car
le temps de formation post-concours sera limité à
sa portion la plus incongrue.
La durée nécessaire des
cycles pour un accès à la culture sportive dans
toute sa profondeur, doit être
améliorée. Cinq heures au collège et
trois heures en lycée sont des objectifs plausibles si nous
voulons réformer le second degré de
façon satisfaisante en respectant les rythmes
nécessaires pour nos élèves tout en
améliorant leurs apprentissages. Le vide culturel vers
lequel on veut faire glisser l’EPS est un réel
danger pour une EPS riche et de réussite pour
tous.
Il faut en finir avec la
précarité. Il ne s’agit ni
d’une fatalité ni d’une utopie.
C’est possible, ici et maintenant. A condition de
s’en donner les moyens.
Nos luttes continuent. Le 27 mai est un
rendez-vous.
Andjelko
Svrdlin
le 23/04/2010

La (contre) réforme des lycées suscite de
la colère auprès des enseignants mais aussi des parents d’élèves
et des élèves eux-mêmes. Grâce à la mobilisation
du SNEP et de notre profession, les horaires d’EPS n’ont pas
reculés. Mais nous ne pouvons aucunement nous en satisfaire car les
lycéens de France ont besoin de plus d’heures d’EPS. Les « profs » ont
besoin d’autres conditions de travail. Les DHG sont insuffisantes.
Le décret dit « EPLE » modifie
les équilibres démocratiques déjà précaires
dans les établissements et dans le système dans son ensemble.
Dans chaque bahut la résistance à l’autoritarisme
doit se développer. Le rôle et le fonctionnement du Conseil
d’administration doivent continuer à jouer leur rôle.
Au niveaux académique et national le plan de développement
du service public d’éducation doit être lancé sur
la base des expressions de ces mêmes CA. Réglementairement,
seul le CA a les prérogatives d’organisation pédagogique
de l’établissement. Aucun conseil pédagogique avec
les membres triés sur le volet par le chef d’établissement
ne doit voir le jour.
"Maintenir le cap !
Après un camouflet lors du premier tour des élections régionales et une
journée de grève et de mobilisations très réussie le 23 mars dernier, le
gouvernement s’entête. Il n’entend pas le rejet de sa politique ni les
inquiétudes des salariés et des chômeurs face à la crise économique et
sociale, il ne tient pas compte des revendications qui s’expriment.
Le gouvernement continue sont train de « réformes » et maintient le cap.
Nous aussi !
La FSU reste attachée à ce que la Fonction publique reste bien au
service de l’intérêt général en répondant aux besoins actuels de tous
les usagers et à l’amélioration des conditions de travail des
personnels.
Andjelko
Svrdlin
mars 2010

Réformes
oui, contre réformes non !
La
réforme de lycée vient d’être présentée
au Conseil Supérieur de l’Education. Cette réforme-là ne
requière pas l’aval de la majorité des usagers et des
agents du service public d’Education. Les points forts de cette réforme
posent problème. Suivons le fil rouge: dépenser moins et
limiter les accès aux savoirs pour le plus grand nombre.
Les
établissements auraient à décider de l’utilisation
d’environs un tiers de leurs horaires. Autonomie oblige. Le premier
obstacle réside dans la DHG qui diminue d’année en année.
A la place d’une réelle autonomie on aurait simplement à gérer
la pénurie. Quant à l’autonomie même, essayons
de nous projeter dans un avenir proche. Ne risquons-nous pas de créer
des établissements d’excellence car « à profil » par
rapport aux choix qui seraient faits en matière des disciplines enseignées.
On ne peut pas considérer cette question « d’autonomie » sans
faire le rapprochement avec l’assouplissement de la carte scolaire.
Il y a un réel danger de créer des établissements d’élite
et ceux de seconde zone. Les difficultés existantes à ce niveau
seraient plus que renforcées.
Tant
que le
« socle commun » et les modèle éducationnels
qu’ils contient guideront les choix des transformations, nous serons
dans des visions pauvres de développement humain. Les mêmes
qui suppriment aujourd’hui l’enseignement de l’histoire—géographie
en classe de Terminale voulaient supprimer l’épreuve de l’histoire
de l’EPS au CAPEPS. D’ailleurs, rien n’est décidé à ce
niveau.
Quant
au chef d’établissement, ce dernier se verrait promu en « super
chef »,
« pédago es qualité ». Imaginons un instant
les conséquences pour l’EPS:
« non, plus d’escalade, c’est bien trop dangereux;
non, plus de sorties plein air, ça coûte trop cher... »
Le
contenu même des projets pédagogiques d’EPS est en train
de glisser de nos mains vers un « conseil pédagogique » entièrement
soumis à l’autorité d’une seule personne: le
chef.
Que
du mépris envers les personnels. Serions-nous si irresponsables
que cela pour avoir besoin d’une instance propre à l’établissement
qui nous dicterait ce qu’il y a à faire?
En
cette fin d'année, préparons nous à réagir fortement
en janvier. Dans cette attente de mobilisation, de rapport de forces, bonne
année combative à tous.
Andjelko
Svrdlin
le 17/12/2010

Résister à la machine néo libérale dont le souci principal est
l’ouverture de nouveaux marchés. L’Education en est un. Satisfait ou
remboursé! Cela risque de couter très cher, par contre. Par conséquent,
tous les pauvres, exclus et autres chômeurs et RMI-stes n’auront que la
base, « le socle ». Il n’y a pas de piscine? Votre gymnase est vétuste?
Vous n’avez plus d’heures pour assurer le groupe des non nageurs? N’ayez
crainte. Vos élèves sauront lire , écrire et compter… mais pas trop! Pas
assez de « sport »? L’accompagnement éducatif résoudra le problème. A
quand l’accompagnement éducatif proposé par une entreprise privée. Oui
oui, il y a eu des tentatives!
Résister à la tentation de l’isolement et du repli sur soi en
pensant qu’il n’est plus possible de changer la donne. Chacun pour soi
et … que le meilleur gagne. C’est qui le meilleur, au fait? Le plus
méritant. Travaille dur et tais-toi! C’est ainsi que tu seras
revalorisé. Tu auras même le droit de faire encore plus d’heures. Elles
ne te permettront pas de rattraper la perte de ton pouvoir d’achat mais
tu sera reconnu. Belle parole et une tape sur l’épaule.
Résister à ceux qui pensent depuis des siècles que la répression
et la surveillance nous permettront d’éduquer nos élèves. La sanction
juste, oui. Aucune réponse éducative ni préventive, non.
Résister à l’idée que la crise économique est un don du ciel. On
ne sait pas d’où elle vient. Tout le monde est perdant. Le journal de
« Wall street » vient de publier les hausses des primes perçues par les
traders. Nicolas Sarkozy maintient le « bouclier fiscal (15 milliards €
par an) et les fonctionnaires sont irresponsables de réclamer la hausse
des salaires. Tout comme les français qui exigent les emplois pour leurs
enfants.
Il n’y a jamais eu de progrès social dans l’histoire de l’Humanité sans
mouvement social unitaire et exigeant. Le chacun pour soi conduit
fatalement eu recul. Nos positions sont plus que claires tout comme nos
engagements. Une éducation et une EPS pour la réussite de tous donc de
chacun.
Rejoignez-nous, syndiquez-vous au SNEP-FSU
Andjelko Svrdlin
le 1er novembre 2009

Si la crise financière doit déboucher sur des économies substantielles,
alors il faut chercher des économies là où se situe la plus grande
concentration d’argent. C’est aussi « l’endroit » où l’argent profite le
moins au plus grand nombre. L’Education nationale, dans laquelle l’Etat
investit beaucoup d’argent par ailleurs, ne peut constituer la cible
privilégiée des dites économies. Quelle loi humaine peut justifier le
luxe pour quelques uns et les difficultés les plus grandes dès le plus
jeune âge pour des millions de Français ? Or, aujourd’hui et cela depuis
quelques années, on est passé à la gestion comptable d’abord. Oui la
santé des petits français est importante mais on ne peut tout de même
pas se permettre de payer des gens qualifiés à former instruire et
éduquer ces mêmes petits français à la hauteur de leur qualification.
Précarisons, le marché se chargera du reste! Le yacht pour certains, le
chômage pour les autres.
Il est scandaleux de prétendre que les heures supplémentaires
permettront aux salariés de l’Education nationale d’améliorer
durablement leur pouvoir d’achat. La crise du logement, les prix qui
s’envolent constituent autant de facteurs pesant sur les budgets des
fonctionnaires.
Nous attendons toujours la réalisation des promesses électorales de
Nicolas Sarkozy: plus de sport à l’Ecole. Nous n’allons tout de même pas
considérer que l’accompagnement éducatif constitue un progrès. Il
s’agit-là d’un pur détournement des moyens.
Que dire du sport scolaire? Le passage en force sur le statut de l’UNSS
et le détachement de ses cadres. Rappel : deux postes UNSS sont toujours
« en suspend » dans notre Académie. Nous pouvons craindre un
affaiblissement d’activité de notre fédération si le nombre de ses
cadres était amené à diminuer dans un bref laps de temps.
Alors, cette rentrée sera encore plus difficile que les précédentes. Les
pressions en tout genres sont devenues la règle. De nouvelles
mobilisations seront nécessaires.
Andjelko SVRDLIN
le 26/08/09

Faut-il créer des postes d’EPS dans notre Académie? Les données émanant
de certaines Inspections académiques nous permettent de dire aujourd’hui,
qu’au moins 35 postes peuvent être crées à partir des HSA que les
collègues ne veulent pas assurer et des supports qu’occupent les TZR à
l’année. Au passage, le Recteur ne nous donne toujours pas la « photo » de
l’Académie quant aux heures postes et HSA par établissement. Le SNEP, sur
la base de sa représentativité, doit pouvoir disposer de ces données afin
de pouvoir faire des propositions conformément aux mandats sur la base
desquels il a gagné très nettement les dernières élections
professionnelles. Ce refus arbitraire de nous permettre d’exercer notre
travail d’élus n’est pas acceptable. Car, le Ministre de l’Education
Nationale s’étant engagé à ré-ouvrir le CAPEPS interne sous réserve que
des besoins existent réellement. On ne peut pas faire de la rétention de
l’information un moyen de suppressions de postes.
Par ailleurs, le débat sur les effectifs dans les classes est à ouvrir. La
récente augmentation des effectifs dans les divisions d’un tiers des
collèges de l’Académie a eu pour conséquence la suppression de nombreuses
divisions. Les conséquences pour l’emploi sont évidentes. Nous apprenons
que, dans les Bouches du Rhône, des compléments de services donnés sont
préparés. Nous découvrons que certains collègues devront faire plusieurs
dizaines voire plus de cent kilomètres afin d’assurer leur service
hebdomadaire sur deux voire trois établissements. Le SNEP intervient
régulièrement auprès de l’Administration pour améliorer la situation de
chaque collègue. Mais, là aussi, la création de postes s’impose si nous
voulons réellement améliorer le service des enseignants et le service
offert à tous les enfants.
Parmi les collègues les plus touchés on peut citer les TZR EPS. Ces
derniers sont devenus une véritable variable d’ajustement comptable au
détriment de ce même service public.
Il est grand temps que cela cesse.
La manifestation du samedi 13 juin est une occasion d’exprimer notre
refus de cette politique.
Andjelko Svrdlin
Le 8 juin 2009

Plus et mieux d’EPS passe par une place renforcée de notre discipline
au sein du système éducatif. Le président de la république s’y était
engagé ! Sa dernière allocution publique, par contre, ne comportait aucune
avancée sur le terrain de négociations. Là où les « patrons » et les
syndicats doivent se mettre d’accord dans le privé (dans l’intérêt de qui
?) il n’en est rien dans le secteur public (au service de qui ?) . Au
contraire, les baisses de cotisations patronales risquent d’aggraver les
possibilités de financement des services publics. Les étudiants (Staps)
peuvent circuler, il n’y a rien à (a)voir ! Notre employeur, l’Etat,
refuse toute négociation. Et là, tout y passe : salaires, statuts,
contrôle par les représentants des personnels du déroulement des carrières
et autres mutations dans le cadre du paritarisme…
Il n’est pas bon pour la démocratie d’affaiblir des contre-pouvoirs. Il en
va de la qualité des services publics et des carrières des agents.
On aurait crée 50 000 emplois d’enseignants depuis quelques années (?!)
pour 400 000 élèves en moins. Contre-vérité. Depuis cinq ans 30 000
emplois ont été supprimés dans le second degré. Dans les collèges de notre
Académie un poste d’enseignant a été supprimé chaque fois qu’il y avait
sept élèves en moins. Alors qu’on aurait pu en profiter pour améliorer la
qualité de l’enseignement en abaissant les effectifs dans les classes.
Chercher l’erreur.
La « masterisation » devrait permettre une meilleure reconnaissance du
début de carrière. Elle permettrait, si elle devait être mise en place,
surtout un passage d’un recrutement par concours débouchant sur un emploi
de fonctionnaire à un recrutement par contractualisation. Cela à un nom :
précarisation. Puis, les jeunes contre les vieux, les hommes contre les
femmes… On connaît le slogan.
L’ensemble des organisations syndicales ayant appelé à la grève et
manifestations publiques le 29 janvier dernier ne se trompe pas,
tout comme ne se sont pas trompés les 2 500 000 français ayant défilés
le long des rues de notre pays. Le 19 mars a démontré la
continuation dans nos déterminations.
Sur le plan de l'éducation, les rassemblements du 2
avril doivent avoir le plus large écho possible. A nous tous d'y
participer.
Andjelko Svrdlin
le 28 mars 2009

Cette fin d'année 2008 nous donne de quoi être optimiste dans nos
engagements. Celles et ceux qui, avec raison, se posent la question
d'efficacité de lutte et d'activité syndicale devraient être confortés.
Premièrement, la victoire remportée par le SNEP lors des dernières élections
professionnelles est celle qui permettra à la profession de s'appuyer sur les
exigences portées par le SNEP pour obtenir des avancées professionnelles. A
tous les niveaux, les représentants du SNEP restent des interlocuteurs
incontournables. Rien ne saurait être décidé concernant l'EPS sans l'avis du
SNEP.
Deuxièmement, la réforme des lycées a
été reportée. Ceci représente le premier
recul significatif du pouvoir actuel sur un "gros" dossier politique
qui en appelle d'autres.
Troisièmement, jeudi 29 janvier sera la journée interprofessionnelle de grève
et de manifestations.
Cela nous donne des perspectives d'action qui doivent aboutir sur de nouvelles
avancées permettant à nos contre-propositions d'aboutir.
Meilleurs vœux 2009 et bonne reprise ! La lutte ne fait que recommencer!
Andjelko SVRDLIN
Janvier 2009

La crise financière mondiale est une preuve de plus que
la gestion économique basée sur les profits colossaux de
quelques uns n’amène pas une amélioration de
l’intérêt général. La relance
économique peut et doit être relancée par une
amélioration du pouvoir d’achat des salariés en
place mais aussi par une création d’emplois durables
à haute qualification. Le professorat d’EPS en fait
partie. D’autant plus que la situation dans notre Académie
fait paraître un déficit d’enseignants. Les zones de
remplacement désertes, les collègues TZR ou en
complément de service malmenés par des affectations
aberrantes, coûteuses et anti-pédagogiques. Le principe
des économies sur le dos des usagers et des salariés est
utilisé comme un principe de gestion en « bon
père de famille ». Or, un bon père de famille
n’abandonne pas ses enfants. Il ne les prive pas d’une
amélioration possible de leur éducation en cédant
simultanément des milliards d’euros à ses amis.
Très concrètement, les enseignants sont conscients
qu’un allégement des effectifs des élèves
par division conduit à un approfondissement des savoirs et
à une amélioration de la réussite scolaire. Cela
conduirait automatiquement à la création d’un
certain nombre d’emplois enseignants. Ces futurs enseignants sont
nos enfants! Le prochain Comité Technique Paritaire
Académique (CTPA) aura à discuter des conditions de
rentrée 2009. Monsieur le Recteur devra répondre par des
actes à la volonté des personnels et des parents
d’élèves de palier à des manques
éducatifs crées depuis plusieurs années par des
suppressions de postes. Nous l’avons invité dès
maintenant à réclamer plus de postes de professeurs
d’EPS pour notre Académie. D’un point de vue
éthique, on doit exiger plus et mieux d’EPS et du sport
scolaire. D’un point de vue économique, il est plus que
possible de créer des emplois publiques. Il suffit de la
volonté politique. Plus que jamais nous devons affirmer:
« pas d’éducation sans EPS ».
Andjelko SVRDLIN
le 16 octobre 2008

L’année 2007/2008 était
celle de très fortes mobilisations sociales. Il ne pouvait être autrement
face à la politique de casse sociale. Malgré un processus à marche forcée
de multiples réformes qui conduisent à la destruction des biens et des
services publics, le gouvernement et le président de la République ont été
contraints de modifier leur plan d’action. Les suites du « rapport
Pochard » devaient conduire à la « revalorisation du métier
d’enseignant ». Or, suite aux analyses de la FSU aux côtés d’autres
organisations syndicales mais surtout grâce aux mobilisations successives
des personnels et des usagers de l’Ecole, la sortie du « livre blanc » est
repoussée à une date ultérieure. En effet, il s’agissait d’un recul de
conditions de travail, d’une diminution de l’offre de formation pour les
salariées et des conditions de scolarisation des élèves plus que
précarisées.
Les sondages extrêmement
bas dont est doté le président de la République sur la question des mises
en œuvre des « promesses » électorales confirment la tendance. La France
se réveille. Or, le dossier économique lié à la suppression d’emplois
publics est toujours d’actualité. Nous avons appelé l’ensemble de la
profession à un refus massif des HSA afin de montrer à la fois à
l’administration mais aussi à l’opinion publique que le nombre d’emplois
des enseignants d’EPS est insuffisant. La rentrée s’avère chaude ! Pour le
SNEP, l’ensemble des besoins en EPS doivent être pourvus : enseignements
obligatoires, les forfaits d’AS, remplacements, soutien, sections
sportives, FPC… Refuser les HSA est un droit des salariés. Nous devons
refuser le piège de chantages multiples et particulièrement odieux
auxquels se livrent certains chefs d’établissement.
Nous sommes en train, une
fois de plus, de prouver ce que nous affirmons depuis plusieurs années, à
savoir : il faut recruter au moins 1500 professeurs d’EPS par an ! Pour
cela il faut des postes aux concours !
Nous invitons la
profession à se réunir dès la prérentrée en AG par établissement et
évaluer la situation dans chaque établissement. L’action doit se
poursuivre dès la rentrée ! Bonnes vacances à tous...

La revalorisation du métier d’enseignant était une des
priorités annoncées par le Président de la République. Les conclusions de
la commission Pochard confortent notre volonté de mobilisation. Peut-on
travailler plus en tant qu’enseignant, aujourd’hui, en France, sans que la
qualité de l’enseignement ne soit affectée ? Le
progrès, ne se situerait-il pas dans la diminution des effectifs par
classe ? Le temps de concertation, ne devrait-il
pas, enfin, être intégré dans le service des enseignants
?
Autant de questions auxquelles le pouvoir peut apporter des
réponses. Il suffirait de mener une autre politique
budgétaire. Et c’est possible (lire l’article M. Le
ferrand, bulletin national du SNEP n° 793, page 15). Investir dans
la fonction publique, dans l’enseignement, serait donner toutes
les chances à une nation de relever le défi de la
connaissance au service de tous les citoyens. La population
française est consciente des enjeux de l’emploi public.
Très clairement, un projet de société basé
sur les solidarités (inter générationnelle,
territoriale, économique…) s’oppose à celui
de « chacun se débrouille dans son coin »
mais surtout on ne touche pas aux profits des plus riches. A notre
niveau, c’est au sein de chaque équipe pédagogique
que les décisions doivent être prises. Débattons et
mobilisons-nous ! Le refus des
HSA semble être une priorité. Seule une réponse de masse nous permettra de
renverser la tendance et espérer pouvoir obtenir la transformation des
moyens provisoires en moyens fixes.
Ce mois de mai était un mois de fortes mobilisations
salariales et citoyennes. Pour ce qui nous concerne, les parents d’élèves
se sont ralliés à notre mouvement. Le mois de juin doit être un moment où
la lutte continue sur tous les fronts. Le pouvoir est fébrile. Les
mensonges médiatiques et les provocations des discours officiels le
prouvent.
Andjelko SVRDLIN
Le 9 juin 2008

La journée de grève et de manifestations
du 18 mars dernier a été, une fois de plus, une réussite en terme de
mobilisation. C’est la troisième fois de suite que notre profession s’inscrit
dans une grève majoritaire. Le gouvernement doit l’entendre! De belles paroles
ne suffisent plus. Des actes doivent suivre. Des emplois pour les jeunes donc
des profs pour les enfants. Des conditions d’enseignement dignes de ce nom au
21e siècle.
Cette année, plus de 70 % d’établissements du second degré ont refusé les DHG
soit en votant contre soit en votant des motions les dénonçant et réclamant
des moyens supplémentaires. Un large front citoyen incluant les personnels et
les parents d’élèves est en train de se construire. Chacun de nous doit y
participer. Les prochaines journées de mobilisation doivent traduire cette
prise de conscience citoyenne des enjeux et du danger des choix politiques
actuels.
Les résultats récents des élections municipales confirment notre point de vue.
Partout, y compris là où la majorité actuelle au plan national est sortie
gagnante des urnes, les voix populaires se sont portées vers l’opposition.
Notre Ministre, Xavier Darcos, a subi une défaite. Cela doit avoir des
conséquences sur les choix politiques. Le budget récemment examiné lors d’un
groupe de travail au rectorat montre que la bonne chair ayant été consommée,
ils en sont à attaquer l’os ! Corvéables à merci ? Capables d’aider les élèves
en difficulté avec des classes à effectifs alourdis ? Adaptables jusqu’à ce
que les taches « annexes » deviennent majoritaires dans notre temps de service
au détriment de ce qui fait le cœur du métier… l’enseignement ?
Autant de questions auxquelles la profession répond avec conviction et de
manière déterminée.
A bon entendeur…
Andjelko SVRDLIN
le 31 mars 2008

Restons unis !
Le
président de la République nous parle du
« combat pour la civilisation ». Hélas, il
s’agit en effet d’une rupture de civilisation qu’il
nous propose. A la solidarité dans les actes on nous impose le
combat de chacun contre tous. Les carrières gérées
par la méritocratie seraient la réponse à tous les
problèmes que chacun d’entre nous rencontre (pouvoir
d’achat, conditions de travail…). Or, nous, les agents de
la fonction publique, n’avons jamais connu de véritable
progrès social en dehors de la prise de conscience collective
quant à la nécessité de transformations sociales
progressistes.
Il n’y aura pas de véritable politique d’augmentation du pouvoir d’achat sans
un combat collectif et unitaire. Il n’y aura pas de véritable politique
d’emploi sans la majorité des agents et des usagers des services publics.
Les revendications qui sont les nôtres ne s’inscrivent pas dans une logique
corporatiste. Les usagers de la fonction publique doivent être partie prenante
de nos luttes pour l’amélioration de l’offre éducative dont nous sommes
acteurs. Justement, les sondages montrent, depuis longtemps déjà, que les
français sont plutôt satisfaits de leurs services publics. La journée d’action
du 24 janvier a confirmé l’engagement des fonctionnaires et surtout du secteur
éducatif pour la revalorisation salariale, celle du métier et de l’emploi.
Mais face à la main mise sur les medias; à la frilosité des oppositions; aux
difficultés économiques et sociales; à l’omniprésence de notre président rolex,
il peut paraître que ce combat est perdu d’avance !
Pourtant l’expérience nous montre que les convergences d’intérêts, la réalité
des faits, le désir de ne plus laisser faire, sont de puissants facteurs de
mobilisation et de détermination.
Alors tout devient possible.
Nous aussi nous sommes porteurs d’un projet de civilisation.
L’action continue. Tous mobilisés le 18 mars.
Restez connectés!
Andjelko SVRDLIN
le 01/02/08

Pour le
progrès social
La grève et les manifestations
publiques du 20 novembre dernier étaient une véritable réussite de lutte
sociale. Les agents de la fonction publique ont montré leur détermination à
rompre avec les années de stagnation de leur pouvoir d’achat et leur
attachement à la qualité de services publics pour tous. Cela est tellement
vrai que le ministre de la fonction publique s’est empressé d’annoncer
l’ouverture de négociations salariales. Une avancée? Oui. L’arrêt de la lutte?
Certainement pas. Des milliers d’étudiants attendent un emploi au bout de leur
parcours universitaire. La France a besoin de ces emplois et de ces forces de
travail afin de rester une nation moderne. Nous ne pouvons plus accepter les
divisions sociales injustifiées à coup d’appareil médiatique. Les enseignants,
avec d’autres fonctionnaires, ne sont pas des « nantis » de la société. 13
milliards d’euros distribués aux plus aisés de notre pays, à travers des
cadeaux fiscaux, sont là pour l’attester. Il n’est plus possible d’annoncer
l’amélioration du pouvoir d’achat et d’ignorer les exigences des salariés à
travers les organisations syndicales qui les représentent.
Quant à la réforme du baccalauréat professionnel, elle risque de compromettre
la qualité de la formation professionnelle y compris dans sa composante
« générale ». A se demander si la seule raison de supprimer une année de
formation dans l’enseignement professionnel n’est pas la fermeture de certains
concours de recrutement dont ceux de l’EPS.
Andjelko SVRDLIN
le 14 décembre 2007

Les idéaux et les Hommes
C’est en 1944 que le Conseil National de
Résistance s’est réuni pour la première fois afin de mettre sur pieds ce qui
devait représenter la garantie d’un progrès social pour tous. Des idées fusent
et portent un nom : service public. Il s’agit d’une concrétisation née de la
Résistance. Celle de Guy Mocquet, Jean Moulin et autres maquisards. Il s’agit
d’un consensus entre gaullistes, communistes, socialistes, radicaux de gauche…
Les organisations syndicales résistantes auront pris toute leur place dans
l’élaboration et dans la réalisation de ce programme. C’est pourquoi
aujourd’hui, le monde syndical, celui qui se veut défenseur de services
publics, a toute sa légitimité dans le débat public. Or, ce qui est
déboussolant, c’est que le principal adversaire des services publics n’est
autre que… le président de la République et son gouvernement. Comment
l’expliquer autrement alors que D. KESSLER
déclare dans le journal « Challenges » du 04 octobre 2007 :
Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la
Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y
emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement
peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées,
d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique,
régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une
profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple,
prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle
est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement
le programme du Conseil national de la Résistance !
Si Nicolas SARKOZY s’emploie de dire qu’il
fera ce pourquoi il a été élu, nous ne sommes pas sûrs que ce démantèlement
des services publics en faisait partie. Le véritable débat doit avoir lieu
sans les médias complaisants.
Nous restons convaincus que loin d’être un
carcan, le Statut est porteur d’exigences
importantes à l’égard des enseignants,
car il protège l’usager
et garantie l’identité humaniste de la Nation.
L’appel à la
grève le 20 novembre s’inscrit dans la défense d’intérêt général. Celui
d’une Ecole orientée vers et pour la réussite de tous les enfants.
Andjelko SVRDLIN
le 31/10/2007

Edito de rentrée 2007
L’année scolaire 2007/2008 démarre avec un parfum de victoire et
d’inquiétude. Le Président de la République a été contraint de retirer le
décret De Robien. Or,
les
orientations politiques en terme d’emploi public laissent
présager des lendemains difficiles. Le chiffre de 17000 emplois
supprimés a été avancé. Par
expérience, nous pouvons craindre que l’EPS et le sport
scolaire ne se retrouvent une fois de plus sur la ligne de mire
d’une politique libérale néfaste pour la
qualité du service public. Le Président a annoncé
plus de « sport » à l’école.
Le créneau 16-18 h a également été
avancé comme possible pour développer les
activités sportives et culturelles. Mais avec quelles contenus?
Avec quels personnels?
Le « sport » est désormais rattaché
à la santé. Quel progrès représente cette
décision politique? Quelles conséquences cela peut avoir
pour l’EPS et le sport scolaire? Nous sommes convaincus que si la
pratique sportive peut et doit avoir des conséquences positives
sur la santé des jeunes cela ne peut aucunement
représenter la seule finalité sociale. Le rôle
historique du SNEP est de défendre l’idée
d’un sport humaniste dont l’utilité sociale ne se
limite pas à l’hygiénisme.
Le débat s’ouvre sur les nouveaux programmes collège. Nous nous donnons
pour obligation de participer à l’orientation progressiste des nouveaux
programmes. Nous estimons que tous les enfants de France méritent de
devenir hautement compétents dans et par la pratique des APSA et devenir
ainsi des citoyens lucides, libres et cultivés pouvant participer aux
choix sportifs et artistiques de demain. Mais qui dit l’ambition dit les
moyens. Au « travailler plus pour gagner plus » nous opposons « embaucher
plus pour travailler mieux ».
Le SNEP entend participer avec la FSU aux actions qui devraient avoir lieu
rapidement en réaction aux lois votées au mois de juillet ainsi qu’aux
annonces de suppressions de postes.
L’ensemble de la profession est concerné. Il en va de la qualité de nos
conditions de travail. Il en va de l’emploi pour les étudiants STAPS.
Septembre 2007

Vous
avez dit l’intérêt général ?
La session
parlementaire extraordinaire a démarré. Pas de temps à perdre car la France
irait très mal, il faut la réformer ! La seule façon de résorber le trou de la
sécurité sociale serait l’instauration d’une franchise. Les universités se
porteraient si mal que leur autonomie (budgétaire, de recrutements…) serait le
seul remède face au défi mondial de la course à la connaissance. La carte
scolaire assouplie avant d’être abolie. On a fait croire aux citoyens qu’ils
pourraient choisir l’établissement scolaire pour leur enfant. Or, en réalité,
c’est l’inverse quoi va se produire. Certains établissements choisiront leurs
élèves. Les inégalités existantes seront renforcées. On assiste à une
officialisation du système scolaire à deux vitesses.
L’éducation nationale pourrait
payer le prix jusqu’à dix-sept mille emplois pour l’année 2008 ! Le recours
massif aux employés précaires pourrait être la solution de remplacement d’un
départ à la retraite sur deux. Quarante et un « équivalent temps plein » (ETP)
supprimés dans notre académie à la rentrée 2008 en EPS. Autant de collègues
précarisés, obligés de quitter leur établissement alors que de nombreuses
heures supplémentaires existent. Ces choix seraient inexorables ? Nous ne le
pensons pas. Notre profession a montré qu’elle était combative. L’attachement
des enseignants d’EPS au sport scolaire a obligé tous les candidats à la
présidentielle de s’engager sur l’abrogation du décret « De Robien ». Est-ce
que pour autant la vigilance ne serait plus de rigueur ? Évidemment, non. Les
annonces présidentielles recoupées avec celles du Ministre de l’EN laissent
planer sinon les doutes dans tous les cas les contradictions. Plus de sport à
l’école (et pas de l’EPS ?) ? Cela demande les postes aux concours! Développer
les activités culturelles et sportives le soir entre 16 h et 18h ? Avec quels
personnels ? Le SNEP-FSU tient la position suivante : seuls les enseignants d’EPS
hautement qualifiés, justement rémunérés et recrutés en nombre suffisant
peuvent assurer l’enseignement de l’EPS et du sport scolaire.
Les deux mois d’été doivent nous
être profitables pour rebondir dès la rentrée face à toute attaque contre l’EPS
et le sport scolaire. Notre vigilance doit être accrue. La solidarité
professionnelle mais aussi intergénérationnelle doivent guider nos pas.
Andjelko SVRDLIN
le 5 juillet 2007

De nouveaux combats nous attendent !
Les élections présidentielles ont donné leur verdict. Il est sans appel. En
conséquence, il serait logique que le gouvernement obtienne une large majorité
pour conduire le programme de Nicolas Sarkozy.
Compte tenu de la politique menée par le précédent et des projets annoncés,
nous avons tout lieu de penser que l’avenir sera difficile, tant pour les
fonctionnaires, que les enseignants et l’EPS.
Plus largement, nous avons eu l’impression que c’était une nouvelle France qui
se dessinait autour du libéralisme renforcé (renvoi de la solidarité à la
responsabilité individuelle), de la part faite à la redistribution des
richesses ( héritage, bouclier fiscal, taxe sécurité sociale, droit de grève,
, etc…)
C’est bien d’un autre modèle de société qu’il s’agit!
Sur ce front là, la légitimité des urnes ne
saurait s’étendre à la défense des valeurs
auxquelles nous croyons et ce d’autant plus que le nouveau
président veut réformer tout en ouvrant ses perspectives
et en inaugurant un nouveau mode de concertation et de
négociation.
Le bon sens devrait conduire donc à ce que ces dispositifs, en particulier, la
représentation syndicale, soient mis en place.
D’autre part, qu’un calendrier soit négocié avant tout vote de la loi.
Ce sont là deux préalables qui montreront quels sont les véritables espaces de
la négociation.
Pour ce qui nous concerne, il y a urgence puisque nous sommes entrain de
finaliser la préparation de rentrée avec le mouvement intra… Or le président
avait repris la proposition de Darcos, devenu depuis notre ministre, de
suspendre le décret de Robien de façon à remettre à plat la question des
statuts et des rémunérations.
C’est le sens de notre lettre au recteur et de notre demande d’audience
conjointe avec le SNES ce mercredi 23 ( voir par ailleurs) alors que se
déroulait l’ACA Défi des AS et que de nombreux collègues intervenaient lors
des finales.
Nous poursuivons donc nos actions jusqu’à la fin de l’année. Nous réclamons le
retour des moyens avec tout ce que cela implique pour les dotations des
établissements et la situation des collègues.
La période électorale législative qui s’ouvre nous a permis d’interpeller à
nouveau les candidats et les partis. Il vous revient une fois encore de faire
une démarche de proximité pour que la question de l’EPS soit traitée.
Alain Carcenac
Andjelko Svrdlin le 24/05

L’année 2007 sera une
année d’élections. Celle de la FSU, celles du SNEP et pour finir, les
présidentielles et les législatives sans doute.
Trop d’élections, tuent
les élections… ras le bol diront certain ! Pourtant, il, s’agit là d’un moment
essentiel de l’exercice de la démocratie. En ce qui concerne le SNEP, il est
vrai que le choix n’est pas vraiment au rendez vous.
Ce pourrait être le
signe d’un désengagement, pourtant vous pourrez observer que nous renouvelons
nos équipes.
Ce pourrait être le
signe d’un monopole, pourtant nous n’avons pas l’impression de « vouloir » le
pouvoir. Nos bureaux départementaux et académiques sont toujours prêts à
intégrer de nouveaux militants.
Ainsi, si les listes
présentées ne représentent pas vraiment un enjeu, par contre vos votes, votre
participation aux débats, seront des indicatifs de la vitalité de notre
syndicat.
En effet, s’il n’y a pas
d’opposition, il y a néanmoins des sensibilités différentes et surtout une
conception de la défense des personnels et de notre discipline qui fait accord
avec le plus grand nombre. C’est ce que vous avez confirmé aux élections
professionnelles.
Sur cette base, les
militants essayent avec l’outil syndical de mettre en œuvre une politique dont
les orientations sont définies à l’occasion de nos congrès. C’est en cela que
ce moment est essentiel dans la vie syndicale. Pas tellement pour les
militants qui de toutes façons s’engagent à donner le meilleur d’eux même aux
service des collègues, mais surtout parce que cela permet de définir des
orientations tenant compte à la fois de nos intérêts « historiques » mais
aussi de l’actualité. C’est ce travail de réflexion, d’analyse, de perspective
à la lumière de nos mandats passés et de l’action que nous avons mené qui
permettra d’élaborer nos futures revendications et d’appréhender les enjeux du
présent et de l’avenir.
Nous espérons donc une
large participation au vote et aux congrès. Pour cela vous disposez dans ce
bulletin d’une autorisation d’absence par le biais de la convocation au
congrès départemental et/ou académique. Cette autorisation d’absence est de
droit.
L’année 2007 sera aussi
celle de mon dernier mandat. L’heure de la retraite est venue.
Je remercie ici tous les
collègues qui m’ont fait confiance et pour ceux qui sont encore dans le
métier, j’espère qu’ils trouveront les forces pour continuer de défendre l’EPS
et les collègues.
Je n’en doute pas, tant
il est vrai qu’à chaque période difficile j’ai souvent trouvé la profession
rassemblée.
Bon courage à tous.
Alain Carcenac,
le 5/04/07

Urgence pour l'EPS
et les AS
L’offensive est
insidieuse mais ne trompe personne. A l’occasion des économies que le recteur
doit faire, celui ci à déclaré en CTPA qu’il s’agissait « d’un exercice
difficile mais inédit ». En fait, trouver un gisement de 139 emplois qu’il
doit rendre à la Centrale tout en démontrant que cela allait améliorer le
Service Public d’Education. Ce qu’il prend pour un défi de gestionnaire, nous
nous savons que cela se traduira par des conditions d’enseignement aggravées
pour les enseignants et les élèves.
En ce qui concerne la
première chaire en lycée, il compte sur environ 70 postes ( ça c’est de la
règle à calcul); il reste donc 70 autres postes à trouver. Pour cela, il
compte sur les heures de labo, de cabinet, et pourquoi pas de chorale ou de
coordination. Mais bien souvent, ces heures n’étaient déjà plus accordées.
Reste l’EPS et les forfaits AS.
A la lumière de notre
connaissance du terrain et de ce qui filtre des CTPD,
nous évaluons à 30/40 postes la récupération envisagée sur les forfaits AS et
la Coordo au plan académique.
Pour cela, on
s’orienterait vers une ponction sur :
-
la coordo en changeant
les normes d’attribution ( de 4 enseignants/ + ou- 50 heures) à 80 h et 4
postes temps plein.
-
Sur les forfaits en
faisant un calcul des moyens sur la base de 18h, ce qui conduirait à
globaliser les forfaits et à ne les redistribuer que sur la base de temps
plein.
Le SNEP se doit d’être
le fédérateur de toutes les initiatives et d’impulser des actions fortes.
En effet, derrière cette
attaque, qui n’est pas frontale comme celle de SOISSON, ce sont les forfaits
AS qui sont en danger et en cascade les postes EPS.
On voit bien qu’en
affaiblissant les AS, le prétexte sera tout trouvé pour les faire disparaître,
tout comme les gares SNCF ou les bureaux de postes dit non rentables. En
glissant du service public à l’entreprise, c’est l’enseignement pour tous,
partout qui est visé, comme à travers le socle ou le mérite.
Une fois cette politique
mise en place, on pourra s’attendre chaque année à des ponctions… et que dire
des mutations si le forfait n’est plus attaché au poste mais à
l’établissement.
Notre avenir dépend
aussi de nous.
Alain Carcenac

Le gouvernement n’est pas en train d’expédier les affaires
courantes en attendant les élections présidentielles.
Il poursuit sa politique de destruction de l’Etat en
s’attaquant à l’Ecole et au statut des fonctionnaires, deux symboles forts de
notre République.
Une fois de plus les organisations syndicales seront taxées
de ne pas être modernes et de sclérose.
Notre opposition se fonde d’abord sur le constat que le
gouvernement mène à cette occasion une politique comptable, à la petite
semaine, pour boucler son budget et récupérer des postes pour la rentrée
scolaire faute d’en avoir créé dans les différents concours.
A cette occasion, l’EPS comme les arts plastiques et
l’éducation musicale passent sous les fourches du libéralisme, dans le droit
fil de l’histoire et … du programme de l’UMP !!! Oui au sport et aux arts à
l’Ecole, mais par des animateurs. Tout cela est conforté par des audits, dont
certains sont commandités par Bercy !!!
En second lieu, nous trouvons là une application directe du
socle qui marginalise des disciplines (dont la nôtre) tout en donnant aux
chefs d’établissement le pouvoir d’attribuer ou pas des moyens. Dans ce cadre,
le forfait serait attribué en heures et sous condition.
Quel abandon du service public, de l’Ecole pour tous et de
l’égalité des chances! Il s’agit bien de valeurs de la République. Il nous
revient des les défendre. Nous ne sommes pas sclérosés. Nous pensons qu’il
faut toiletter les statuts de 50. Mais nous mettons en préalable l’affirmation
par l’Etat de la place de l’Ecole. Et pour cela, une conception du service
public et de ses agents qui garantisse l’égalité sur tout le territoire, la
qualité du service et une ambition pour l’avenir.
Une fois de plus, le gouvernement a oublié de tirer les
leçons de la crise du CPE, des banlieues, du non au traité européen.
Dans le même temps, alors qu’on a entendu de grands
discours, à la même période, sur le dialogue social, le gouvernement peine à
travailler sur la représentation syndicale et le ministre de la fonction
publique refuse même de simplement recevoir l’ensemble des organisations
syndicales unanimes sur les salaires…
Voilà où nous en sommes.
Le SNEP académique poursuit pour autant son travail, vous
en trouverez différents compte rendu dans ce bulletin.
Il appelle aussi à continuer la mobilisation pour contrer
cette politique et jalonner la campagne présidentielle de rendez vous
incontournables sur l’Ecole.
Alain
Carsenac
le 29/11/06

Nous avions fini l’année scolaire en laissant le
gouvernement dans le tumulte de l’après CPE et de l’affaire Clearstream. Il
n’a pas tardé à reprendre la main à l’occasion de la guerre au Liban, de la
canicule, de l’emploi et de la privatisation de GDF… De son côté, de Robien a
préparé la rentrée à coup d’annonces qui ne coûtent pas grand chose tout en
persévérant dans la mise en place de la Loi Fillon…
Enfin, à l’occasion des
universités d’été des différents partis, nous avons senti poindre les
ambitions de chacun(e) tout en constatant que l’école ne prenait pas une
grande place et encore moins l’EPS…
L’impression générale,
c’est que le climat social sera dorénavant plombé par l’immigration,
l’insécurité, voire les violences scolaires : les ingrédients d’une campagne
présidentielle que nous avons déjà connu !
Pour ce qui nous
concerne, nous entendons peser sur les propositions et au moment du choix.
C’est avant tout une politique, un programme que nous jugerons. L’espoir né
des élections sur le référendum européen semble s’être dilué. Nous sommes
pourtant toujours sur la ligne d’une politique alternative qui s’empare des
vrais problèmes, laisse toute sa place au débat et à la négociation, qui
développe la démocratie et la justice.
Le débat sur la carte
scolaire, relancée par Sarkozy et Royal illustre parfaitement cette
perspective. Les leaders semblent surfer sur la contestation d’un modèle
français obsolète tout comme les élites l’avaient fait sur la question
européenne : soit le bon peuple ne comprend pas, soit on organise la
décrépitude pour justifier le changement.
Nous
persistons. Il y a des principes dont nous n’acceptons pas la
remise en cause. Ils fondent la société que nous voulons.
Le principe de la carte scolaire en est un d’autant plus
qu’il n’est pas que « scolaire »
Derrière lui, c’est l’idéal
républicain de l’accès au savoir et de
l’égalité des chances qui est remis en cause. Nous
pouvons constater effectivement que la carte scolaire ne produit pas
les effets attendus! Mais n’est ce pas d’abord parce que
l’urbanisme et la pauvreté ont conduit à la
destruction de la mixité sociale ? Pour nous c’est donc
une carte scolaire renforcée, en liaison avec les politiques de
la ville, avec les droits sociaux du logement et du travail, qui
devrait participer à la correction de ces
inégalités…
Idem pour la
privatisation de GDF… nous plaidons pour un service public fort, voire
élargi au niveau européen, pour que l’énergie reste accessible à tous.
Ces combats rejoignent
la question des moyens de l’Ecole pour tous.
La réforme des ZEP, tout comme la mise
en place du mérite (des profs pour la hors classe, des élèves pour déroger à
la carte scolaire), du socle commun, des
conseils pédagogiques, de la note de vie scolaire sont de vraies questions :
notre avis n’a pas été écouté, parfois même pas entendu ni sollicité. Ces
questions nous regardent, nous vous proposerons d’en débattre dans le cadre
syndical au travers des stages que nous mettrons en place.
En attendant, la question majeure
est celle des postes puisque le budget prévoit à nouveau des suppressions.
Le travail que nous avons engagé l’an dernier et qui se poursuit encore
aujourd’hui à propos des affectations et des ajustements de rentrée, est
essentiel. Il ne peut être efficace que par les remontées que vous nous
ferez parvenir. Il est impératif que nous ayons une vision exhaustive de la
situation avant la Toussaint ( donc avant le CTPA sur l’enquête lourde de
rentrée) qui lui même démarrera les prévisions de l’an prochain avec toutes
les opérations de créations/suppression et le calibrage du mouvement.
Pour tout cela il faudra que vous
utilisiez le SNEP pour défendre l’EPS et la profession.
Alain Carsenac
septembre 2006

Le
combat va continuer.
Il pourra paraître
étonnant que le premier sujet de ce dernier bulletin de l’année porte sur la
laïcité. J’y vois plusieurs raisons. C’est un thème que
nous avions traité lors d’un Conseil Académique de janvier avec l’intention de
fêter à notre manière le centenaire de la Loi. Ce CA se
déroulait dans la période de lutte du CAPEPS interne.
L’actualité se tourne
aujourd’hui encore sur ces enjeux.
La laïcité, avec ses
valeurs d’égalité, de solidarité et de justice méritait une plus large
audience dans cette période du centenaire. Les évènements des banlieues de cet
automne l’ont bien montré. Depuis, l’affaire des
« caricatures » de Mahomet, le radicalisme en particulier en Irak et en
Palestine, les conflits Nord/Sud, les polémiques sur le « Da Vinci Code »
marquent une évolution de nos sociétés où les valeurs laïques devraient
retrouver toute leur place.
L’actualité du moment,
c’était aussi les postes au concours. Début d’une bataille exemplaire, encore
une fois, où les étudiants ont su se prendre en main. Dépassé par le CPE nous
n’avons pas pu déboucher. Pourtant nous sommes en capacité aujourd’hui de
démonter chiffres à l’appui qu’on pourrait créer une 40 aine de postes dans
notre académie. Face à un gouvernement déliquescent, nous avons peu de chances
d’aboutir… il faut au minimum prendre date, pour nos élus et pour le suivant !
Mais il n’ y a pas
que ça !
Où en est la démocratie
? Est-il normal qu’après avoir perdu les élections on fait comme si elles
n’avaient pas existé. Les français ont apporté des réponses sur la question
européenne et sur la précarité. Cela a été l’occasion de grands débats,
d’argumentaires, de propositions. Mais pour en sortir il faut que ces
questions soient prises en charge ( par nos élites, par la presse, par nos
élus, par nos gouvernants). Or, rien ne se passe. Le gouvernement ne change
pas, ou plutôt, si, il persiste… On le voit sur l’immigration comme sur
l’application de la Loi Fillon sur l’Education. Plus grave encore, il prépare
de mauvais coups sur le mérite, la précarité, les décharges.
Pensons à un autre
anniversaire, celui des conquêtes de 1936. Celui-là aussi doit nous servir
d’exemple.
A la veille des
vacances, le SNEP sera particulièrement investi sur les questions
corporatives. Elles ne sont pas moins importantes car elles traduisent les
politiques mises en œuvre ( voir les congés formation, la Hors classe, etc…)
Il préparera aussi fin
juin la rentrée syndicale prochaine.
En attendant, nous
n’aurons sans doute pas d’autre contact avec le bulletin. Aussi après cette
année revendicative, prenez des forces pour la rentrée suivante, car, n’en
doutons pas, le combat va continuer.
Alain Carcenac
Juin 2006

La veille
des vacances de printemps 2006 le gouvernement vient
de céder sur le CPE. Il s’agit d’une grande victoire de la jeunesse et de
l’action dans l’unité syndicale.
Pour autant des questions restent
en suspend, en particulier au travers du mouvement des banlieues de cet
automne et de celui que nous venons de vivre. Nous sentons bien qu’il ne
s’agit pas seulement de contester une mesure ou une injustice. Il y a bien
une question de société qui justifie d’ailleurs que nous entrions désormais
dans un vaste chantier de négociation.
En effet, l’élection de Chirac, la
défaite de son gouvernement aux différentes élections intermédiaires, le
rejet du référendum sur l’Europe … autant de signes que nous retrouvons au
travers d’un sondage international de l’Université du Maryland. A la
question « le système de la libre entreprise et de l’économie de
marché est-il le meilleur pour l’avenir », la France est le seul pays du
monde ( 20 pays sondés du plus riche au plus pauvre) dans lequel la
population répond non à 50% (pour 36% d’accord) ! Le suivant dans la liste
étant le Mexique (38 et 61) et le premier, la Chine ( 20 et 74).
Sommes-nous pour autant un pays
irréformable?
Assurément NON ! Car la question
n’est pas la réforme, mais quelle réforme et comment.
Le SNEP d’ailleurs a fait et
continue de faire des propositions, tant pour l’EPS que pour l’éduc ou la
fonction publique.
Nous demandons que l’ensemble de
nos revendications soient négociées. En premier, la Loi Fillon sur l’Educ,
mais aussi la remise en cause des recrutements.
Reçus en délégation avec les
étudiants, nous avons enfin obtenu la situation de l’EPS dans les lycées de
l’académie. En ce moment, nous faisons le point sur la couverture des
besoins. D’ores et déjà nous avons pu repérer une 10aine de possibilités.
Nous dénonçons systématiquement l’imposition d’heures supplémentaires en
même temps que la création d’un Complément de Service Donné. Enfin, nous
avons remarqué que les points de tension correspondent le plus souvent à des
établissements ayant subi une suppression de poste...
Il est encore possible de revenir sur ces décisions
d’autant que la période qui s’ouvre est propice. Il s’agit de faire
connaître nos analyses, nos propositions. Plus que jamais il faut s’adresser
aux élus.
Les étudiants comptent sur nous. Nous comptons sur
vous pour rendre inopérant les propositions des chefs d’établissements. Il
faut demander partout des Conseils d’Enseignement pour refuser les HS et
faire créer des postes.
Retrouvons nous ensemble dans les manifestations
du 1er mai.
Alain
Carcenac le 11/04

Une
fois de plus, le bulletin académique a
été envoyé à toute la profession. En effet, il ne se passe pas une
semaine sans que des décisions et/ou des projets nous « tombent » dessus. A
chaque fois il nous paraît indispensable de vous alerter car cela met en cause
directement nos conceptions de l’EPS, de l’Ecole, de la société.
Nul n’ignore aujourd’hui
les diminutions de postes aux CAPES, en particulier en EPS ( - 50% à
l’externe, -70% à l’interne)
Quelques uns ont peut
être oublié que la réponse du ministre aux mouvements des banlieues, ce fût la
nouvelle carte des ZEP avec des collèges "ambition-réussite"
(sans moyens supplémentaires)
tout en introduisant un statut dérogatoire en matière de service,
d’affectation, de rémunération.
Saviez vous qu’à
l’occasion du vote de la loi sur l’apprentissage à 14 ans, les députés ont
autorisé le travail de nuit des moins de 16 ans!
Avez vous noté qu’après
la visite de l’Abbé Pierre au Palais Bourbon, la majorité s’est débrouillée
pour modifier les cotas de 20% de logements sociaux en y intégrant les « borloette »
ou les accédants à la propriété du logement social.
Combien de pauvres en
2003 ? 3.7 millions (salaire médian à 645 €); 7 millions pour la norme
européenne (774 €) !
Qui a parlé de l’étude
de la DARE qui constate qu’il y a 16% de précaires dans la fonction publique,
contre 12% dans le privé !
En cherchant bien dans le budget 2005,
on s'aperçoit que les entreprises rétablissant les 39 heures (souvent sans
augmentation de salaire) vont continuer à toucher les primes des 35h .... 17
Milliards par an ( 6000€ par SMIC .... )
Avez vous compris que le Contrat
Première Embauche est un CDI avec période d’essai
préalable de 2 ans !
Savez vous qu’en catimini le
gouvernement prévoit, dans le cadre de son nouveau contrat senior, d’exonérer
les entreprises des sanctions lors des licenciements des + de
50 ans!
De son côté, Sarkozy
vient de proposer « une immigration choisie »: pour faire court les diplômés
on en veut bien, les pauvres on va essayer de les empêcher de rentrer….
Enfin, dernier en date,
le parlement européen examine à nouveau la directive Bolkeinstein. Tiens elle
existe encore celle là ? Il me semble bien pourtant, qu’avant le vote sur la
constitution européenne, Chirac avait dit qu’elle serait retirée ?
Face à toutes ces
attaques, parfois complexes à déchiffrer, le SNEP n’a cessé de vous informer,
de vous alerter, de vous proposer des actions.
Il faut avouer que le
combat est difficile mais nous ne pouvons pas laisser faire.
Depuis 2 mois déjà, les
étudiants en EPS se mobilisent et multiplient les actions. Votre soutien est
indispensable d’autant que la baisse du recrutement veut « traduire » de soit
disants excédents.
Avec 450 000 signatures
vous aviez pu peser avec le SNEP sur la loi Fillon.
Il faut à nouveau agir
aujourd’hui en s’appuyant sur la reconnaissance que nous avions acquise.
Alain
Carcenac
Mars 2006

POSTES AUX CONCOURS
DE RECRUTEMENT DES PROFESSEURS D’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
:
Le ministre de
l’Education Nationale s’est particulièrement distingué par son silence pendant
les émeutes des banlieues. Comme si le premier ministre et le ministre de
l’intérieur avaient seuls en charge les questions de l’égalité des chances et
l’unité des services publics sur l’ensemble du territoire.
Nous considérons quant à nous que l’EDUCATION
est en première ligne…Nous nous inquiétions déjà en novembre du silence du
ministre sur les postes alors que l’engagement avait été pris de les rendre
public au moment de la rentrée universitaire.
Pendant les vacances de Noël, nous venons
d’apprendre tour à tour, que la méthode globale d’apprentissage de la lecture
était interdite et que sur les 30 000 recrutements d’enseignants nécessaires à
la rentrée 2007, le gouvernement avait décidé d’en rayer 7000 !
Pour la méthode globale, tout parent un peu
avisé sait qu’elle est abandonnée depuis longtemps et tout ministre de
l’Education devrait savoir que ses prédécesseurs ont déjà pris des mesures. Il
n’empêche un ministre responsable ne devrait pas mentir, mais surtout faire un
peu de pédagogie pour expliquer que la science a fait des progrès et que la
méthode syllabique de nos pères ne saurait suffire à assurer l’apprentissage
de tous. Pure démagogie donc !
N’est il pas aussi démagogique de considérer
que nos banlieues qui accumulent les handicaps sociaux, territoriaux,
économiques ; les discriminations et les exclusions, se verront privées de
leurs moyens de base pour des publics plus pauvres qu’elles encore !
C’est cette logique qui conduit à la
diminution des postes aux concours de l’Education Nationale.
Au
lieu de s’attaquer à ce noyau dur de la relégation
scolaire le gouvernement ouvre la voie des bourses au mérite et
purge les meilleurs éléments des lycées pour leur
« offrir » l’excellence. Mais il
s’agit là que d’une politique libérale qui
renforce le clivage entre les doués/ les nantis et les autres.
Ceci ne fera qu’approfondir le fossé entre les plus
pauvres, les plus démunis et les autres.
Dans cette perspective, la Loi Fillon sur le
socle consacre la fin de l’ambition d’une école égale et ambitieuse pour tous.
L’an dernier, le SNEP avait réuni 450 000
signatures sur une pétition demandant que l’Education Physique et le Sport
trouvent toute leur place dans le cadre de la formation de base des futurs
citoyens.
Aujourd’hui, le ministre décide de diminuer de
50% les postes ouverts au CAPEPS ( passant ainsi de 800 à 400, après une
diminution de 1300 à 800 en 2004) alors que plus de 10 000 étudiants formés se
présentent et que les besoins existent. Nous dénonçons aujourd’hui encore les
heures supplémentaires imposées, les remplacements non assurés et
l’augmentation des effectifs par classe.
Le Snep d'Aix Marseille le 5/01/06

Le résultat des élections
professionnelles confirme la place largement prééminente acquise par le SNEP
parmi les enseignants d’EPS.
Sur notre Académie,face à 7 listes concurrentes, chez les professeurs d’EPS, le SNEP recueille
84,80% des voix soit une progression de 2,6% par rapport aux élections de
2002.
Le SNEP représente plus de 63% des inscrits
contre 55% au niveau national.
Chez les Chargés d’enseignement d’EPS, face à 5 listes, le SNEP progresse de
près de 11% pour s’établir à
100%.
Une confiance totale que nous
relèverons comme il se doit !
Les agrégés d’EPS ont largement participé également à la réussite de la liste FSU.
Ces résultats témoignent qu’un syndicalisme exigeant sur les questions de
l’école, des grands enjeux sociaux, peut être très rassembleur.
Actif, revendicatif et porteur de propositions alternatives sur les questions
du système éducatif, de l’EPS, du sport scolaire et de l’avenir des
personnels, le syndicalisme que nous impulsons est largement compris et
soutenu par les personnels.
C’est aussi dans les académies les plus jeunes (Créteil, Versailles…) que les
résultats sont les plus forts, dépassant les 90%.
Le ministère est donc face à un interlocuteur syndical incontournable,
largement représentatif de toute la profession. Il doit en tenir compte sur
tous les dossiers, notamment ceux d’actualité (Socle commun excluant l’EPS,
apprentissage à 14 ans, remplacements, gestion des personnels….).
Avec le SNEP la profession doit être rapidement entendue.
Toute l'équipe du
Snep d'Aix Marseille vous remercie pour votre participation et continuera de
travailler avec des objectifs de solidarité et de combativité au plus près des
besoins de la profession. Dès janvier participez au conseil académique sur l'EPS
et la laïcité.
Bonnes vacances
et à bientôt, en pleine forme pour attaquer 2006. Meilleurs voeux à tous !
LE SNEP d'Aix Marseille

« bienvenue
chez vous » !
Il y a le
feu dans les banlieues… est ce un simple épiphénomène ou le signe d’une
profonde dégradation des conditions sociales ? Si
l’on s’en tient aux carcasses brûlées ce ne
serait que le lot quotidien hélas de
« jeunes » désoeuvrés qui
détruisent des voitures volées. Mais ces
évènements arrivent à un moment particulier :
-
La
suppression de la police de proximité remplacée par le tout répressif.
-
La
suppression massive de crédits aux associations qui s’aperçoivent qu’elles
ne pourront pas finir l’année ( de -20 à -40%).
-
La crise
du logement qui dure et qui est à l’origine des morts dans des immeubles
insalubres.
-
Le
chômage persistant des jeunes sur fond d’exclusion et de discrimination.
-
Une
fracture sociale aggravée alors que les entreprises affichent des
bénéfices records tandis que les contrôles s’abattent sur les chômeurs et
les assurés sociaux.
Tout
cela nous regarde. Le syndicalisme du SNEP s’inscrit dans la défense de
valeurs, une conception de la société qui doit permettre la liberté,
l’égalité et la fraternité. En ce centième anniversaire des lois sur la
laïcité; il est utile de rappeler que la République repose sur ces principes
qui sont jour après jour,, loi après loi, décret après décret, détricotés
par ce gouvernement.
Que vaut
la liberté sans les moyens de la faire vivre !
Que vaut l’égalité alors que les inégalités s’accroissent !
Que vaut la fraternité alors que les exclusions s’accélèrent.
Le
modèle social à la Française bât de
l’aile. L’intégration est en panne.
L’égalité des chances, dans l’école ou
devant la justice est de moins en moins vérifiée. La solidarité entre les générations
(retraite), face à la maladie (sécurité sociale) se dégrade.
Pour
l’essentiel, le gouvernement s’attache à traiter les symptômes mais pas les
causes. Au contraire. Après avoir dit qu’il ne toucherait pas à l’ISF il
l’aménage pourtant aux bénéfice des plus riches. Après avoir annoncé qu’il
refuserait une hausse du GAZ de 12%, il accorde 3.5 pour l’hiver ! C’est
comme le remplacement de Robien, vous avez jusqu’au 31/12 pour être
volontaires !
En
privatisant la CNM et le tramway, ce sont des symboles forts de la politique
locale qui sont visés. Dans un cas, la continuité territoriale, dans
l’autre, faire la place à une entreprise, la Connex qui vient justement de
s’inviter au capital de la CNM, mais aussi dans de nombreuses villes de
France, une sorte de monopole donc… qui ne vaudra pas pour les
Renseignements, le 12 (tout le monde sait déjà qu’il s’agit d’une arnaque)
Et ça va
continuer avec EDF…« Bienvenue chez vous » dit la publicité qui
propose de devenir actionnaire. Mais en restant publique, nous sommes déjà
usager et propriétaire !!! Chez nous justement, il y
a de la solidarité. Chez nous, nous défendons la
justice pour tous. Chez nous, nous revendiquons
l’égalité, pour nous mêmes et pour nos élèves.
Alors une
fois de plus nous nous adressons à vous pour vous convaincre de la nécessité
de l’action. Si quelqu’un en doutait encore, je ne
puis résister à citer
de Robien dans le Figaro Magazine du
weekend dernier. C’est un peu long mais très instructif.
Edifiant non ! Sur la conception du paritarisme et sur la conception
de la gestion des ressources humaines dans le Service Public d’Education.
Dans ces conditions, on est soit sur le fatalisme, soit sur la
défense des valeurs qui nous portent.
C’est
pour cela que le SNEP appelle à l’action de grève le 24 novembre.
C’est pour cela que le SNEP vous appelle à voter pour ses listes le 6
décembre.
Alain
Carcenac le 3/11

Catastrophes naturelles ?
Pendant que le
gouvernement a essayé de tenir
ses 100 jours pour redonner le moral aux Français,
tout le monde a pu constater que tout va beaucoup mieux… le chômage,
l’emploi, la précarité, la misère se sont améliorés…
Une fois de plus, le vote des français
est oublié et on fait comme si de rien n’était.
Pourtant l’été a mal commencé : en
juillet les candidats à la Hors Classe ont pu mesurer les effets du mérite à
la tête du client ; les mutés et les premiers TZR la qualité des
affectations…
De son côté, notre nouveau ministre a
d’abord annulé les modalités difficilement négociées des prochaines
élections professionnelles en ce qui concerne les enseignants d’EPS : il
fallait à tout prix que le SNEP ne remporte pas la mise, en particulier chez
les CE.
Ensuite, il a renié sa parole en
mettant en œuvre la Loi Fillon alors qu’il avait annoncé un tour de table.
Grande avancée, la Marseillaise sera enseignée (c’est ce que les média ont
retenu de son passage au Clg Ferry de Marseille pour la pré rentrée) et le
remplacement sur place sera volontaire ( jusqu’au 1er janvier
2006 !)
Pendant ce temps aussi, de bonnes
nouvelles nous sont parvenues d’Irak et d’Afghanistan, le terrorisme n’était
pas chez nous.
Les feux ont dévasté le Portugal mais
surtout l’Indonésie..
Le prix du baril de pétrole a lui
aussi flambé sans que rien ne se passe ( personne n’a rappelé à l’occasion
que le prix du baril en $ constant était de 90$ en 85, qu’a t’on fait
depuis !)
Chez nous, le gouvernement fort de
l’avis des français, a décidé de privatiser les autoroutes avant de
s’attaquer à EDF et Gaz de France et en catimini, à l’occasion de
l’augmentation du capital de France Télécom, il vient de laisser filer sa
minorité de blocage. C’est bien la peine de pousser des cris quand les OPA
hostiles s’attaquent à notre patrimoine industriel !
Dernier événement en date, l’ouragan
aux Etats Unis : tiens il y a des pauvres et des démunis la bas, surtout
d’ailleurs quand ont est noir… mais en France aussi, les enfants qui ont
brûlé étaient noirs et pauvres !Souvenez vous, 15 000 morts par la canicule
en 2004 !
Mais
il n’y a pas de « catastrophes
naturelles », ce ne sont que des phénomènes
naturels. C’est leur impact, et sa proportionnalité
à la vulnérabilité des populations qui sont en
cause. La meilleure prévention est de lutter contre la
pauvreté et tout ce qu’elle implique en matière
d’exclusion, de ségrégation, d’injustice et
d’inégalité.
Pour nous, l’Ecole et le Service
Public en sont un des moyens, d’où notre combat pour qu’elle demeure la
priorité des priorités.
Tout ça pour que chacun reprenne pied
dans la réalité après des vacances bien méritées . Vous avez déjà pu
constater les difficultés de la rentrée : HSA, postes à cheval, effectifs
par classe, encadrement des élèves, etc…
Ne
gardez rien pour vous, alertez le SNEP en même temps que vous
entreprenez vos démarches qui doivent être le plus
collectives possible. Le SNEP était encore sur la brèche
en juillet. Il est à nouveau en ordre de marche depuis le 20
Août .
La rentrée doit être l’occasion de
reprendre le fil de nos revendications et nos mobilisations.
Alain Carcenac le
14/09

De
nombreuses organisations ont organisées leur universités d’été pendant que
le gouvernement essayait de tenir ses 100 jours pour
redonner le moral aux Français.
Nous y
sommes et tout le monde peut constater que tout va beaucoup mieux… le
chômage, l’emploi, la précarité, la misère se sont améliorées…
Une fois de
plus, le vote des français est oublié et on fait comme si de rien n’était.
Pourtant
l’été a mal commencé : en juillet les candidats à la Hors Classe ont pu
mesurer les effets du mérite à la tête du client ; les mutés et les premiers
TZR la qualité des affectations…
De son
côté, notre nouveau ministre a d’abord annulé les modalités difficilement
négociées des prochaines élections professionnelles en ce qui concerne les
enseignants d’EPS : il fallait à tout prix que le SNEP ne remporte pas la
mise en particulier chez les CE.
Ensuite, il
a renié sa parole en mettant en œuvre la Loi Fillon alors qu’il avait
annoncé un tour de table. Grande avancée, la Marseillaise sera enseignée (
c’est ce que les médias ont retenu de son passage au
Clg Ferry de Marseille pour la pré rentrée) et le remplacement sur place
sera volontaire ( jusqu’au 1er janvier 2006 !)
Pendant ce
temps, tous les partis y sont allés de leurs petites combines car l’échéance
présidentielle approche. Mais toujours des problèmes de personne et pas
grand chose sur les programmes. Si , le Medef a traité du bonheur dans les
entreprises et de la place des Utopies !!!
Pendant ce
temps aussi, de bonnes nouvelles nous sont parvenues d’Irak et
d’Afghanistan, le terrorisme n’était pas chez nous.
Les feux
ont dévasté le Portugal mais surtout l’Indonésie..
Le prix du
baril de pétrole a lui aussi flambé sans que rien ne se passe ( personne n’a
rappelé à l’occasion que le prix du baril en $ constant était de 90$ en 85,
qu’a t’on fait depuis !)
Chez nous,
le gouvernement fort de l’avis des français, a décidé de privatiser les
autoroutes avant de s’attaquer à EDF et Gaz de France et en catimini, à
l’occasion de l’augmentation du capital de France Télécom, il vient de
laisser filer sa minorité de blocage. C’est bien la peine de pousser des
cris quand les OPA hostiles s’attaquent à notre patrimoine industriel !
Dernier
événement en date, l’ouragan aux Etats Unis : tiens il y a des pauvres et
des démunis là bas, surtout d’ailleurs quand ont est
noir… cela me rappelle la tempête en France il y a quelques années. Tout le
monde s’était félicité alors d’avoir un service public efficace (
électricité, téléphone, hôpitaux, DDE), des trucs bien évidemment qui ne
seraient d’aucune utilité en Louisiane.
Bon
j’arrête parce que je pourrais encore en mettre des tartines.
Tout
ça pour que chacun reprenne pied dans la réalité
après des vacances bien méritées . Vous avez
déjà pu constater les difficultés de la
rentrée : HSA, postes à cheval, effectifs par
classe, encadrement des élèves, etc…
Ne gardez
rien pour vous, alertez le SNEP en même temps que vous entreprenez vos
démarches qui doivent être le plus collectives possible. Le SNEP était
encore sur la brèche en juillet. Il est à nouveau en ordre de marche depuis
le 20 Août .
La rentrée
doit être l’occasion de reprendre le fil de nos revendications et nos
mobilisations.
Nous y
serons avec vous.
Alain Carcenac, le 2/9/05

Le non s’est imposé ( tant par son
résultat que par la participation). Nous espérions qu’au moins le
gouvernement démissionne et que de nouvelles élections législatives soient
convoquées…
Il n’en est rien. Nous ne ferons
pas de commentaires sur l’inanité de la nouvelle donne, sur le duo
Villepin-Sarkozy, sur la valse des ministres, ni sur les « nouvelles »
priorités du gouvernement.
Les choses étant ce qu’elles sont
nous ne nous faisons pas d’illusions sur les réponses que pourrait apporter
cette nouvelle équipe aux questions soulevées par le vote des français.
Alors, face à ce déni qu’allons
nous faire?
Faute de mieux, le gouvernement
ouvre une période de consultation avec quelques annonces sur l’emploi et
l’ouverture de négociations… mais dans le même temps il privatise un peu
plus France Télécom.
Tout le monde sait bien que pour
« faire autrement », il va falloir commencer par trouver des marges de
manœuvre, donc de l’argent. Faire le choix de privatisations, bientôt
EDF/GDF, c’est poursuivre la route du libéralisme et de la concurrence non
faussée.
Pour ce qui nous concerne plus
directement, de Robien annonce le gel de la réforme Fillon ( entendre, la
Loi reste, les décrets d’application sont à la discussion). Rien n’est donc
acquis. Nous réclamons l’abrogation de la Loi et un collectif budgétaire
pour la rentrée, ainsi que l’ouverture des négociations promises sur les
salaires.
Au passage, ce qui ne semblait pas
possible face à un gouvernement ne voulant pas céder « à la rue », le
deviendrait !!! comme quoi l’action syndicale paye.
Pas toujours dans l’instant, mais le moment venu, nous sommes bien devenus
incontournables...
Face à cette situation, le SNEP
académique s’est adressé à la direction nationale pour qu’elle même défende
une position offensive dans le cadre de la FSU et en direction des autres
organisations, en particulier celles qui ont milité pour le NON. Dans
l’unité et l’action, nous demandions que les conditions soient créées pour
mobiliser les autres peuples européens et que le chantier d’une alternative
à l’Europe libérale soit ouvert.
En tout état de cause, le débat
doit se prolonger partout, y compris pendant les vacances, mais cette fois,
je vous le souhaite, à l’ombre d’un pin, un verre à la main.
alain Carcenac le 7/06

il semblerait , qu'après
consultation du rectorat ou des IA, les chefs d'établissement proposent de
contingenter le nombre de participation des collègues à nos
convocations syndicales. C'est de "bonne guerre", sauf qu'il s'agit
bien d'un droit syndical et qu'un chef d'établissement n' a pas le
pouvoir de refuser une telle autorisation d'absence. Il ne peut que la
transmettre au recteur avec avis.
Donc :
- ne pas désigner vous
même les collègues concernés
- demander une
notification par écrit en ce qui concerne les éventuels refus.
Les chefs d'établissements les
plus zélés iront sans doute jusqu'à menacer d'une retenue sur salaire pour
service non fait.Il ne s'agit là que d'une menace qui ne devrait être réglée
qu'en CAPA.
Nous ne pouvons pas dire que le
risque n'existe pas mais compte tenu de la tournure prise par les évènements,
nous pensons que plus cette journée sera perturbée, plus nous aurons de chance
de gagner.
Il n'en reste pas moins qu'il
s'agit bien là d'une action syndicale, donc avec rapport de force ( en
l'occurrence dans chaque établissement) et risque ( c'est à chacun de
l'assumer). Nous avons pensé que cette forme d'action serait la plus à même de
répondre à notre objectif : exprimer notre désaccord avec le choix du
gouvernement, montrer l'inadaptation de la mise en oeuvre, obtenir l'ouverture
d'une véritable négociation sur cette question de la solidarité.
Alors, n'hésitez plus, allez aux
rendez vous du snep, venez manifester.
le bureau académique
Marseille le 12 mai 2005

Légitime... c’est le commentaire de JP Raffarin à
la suite des manifestations du 10 mars: « les revendications des salariés
et des fonctionnaires sont légitimes...». Décidemment c’est bien un
gouvernement sourd et aveugle qui mène une politique de casse sociale et
de remise en cause d’une société que 70 années de luttes ont façonnés.
Pourquoi
avoir attendu Raffarin IV pour reconnaître le bien fondé de nos
revendications.
Sans aucun
doute, l’ampleur des manifestations, mais aussi le contexte (profits des
grosses entreprises et des banques, approche du référendum sur la constitution
européenne) y sont pour quelque chose.
Mais pour
autant s’agit il d’un revirement politique ?
L’ouverture
de négociations sur l’intéressement et non sur les salaires en... juin, ne
répond pas à l’attente des salariés du privé. Quant aux fonctionnaires,
souvenons nous que l’augmentation de 1% en 2 fois ne faisait qu’aggraver le
contentieux de 5% depuis 2000 et que l’ouverture des négociations porte aussi
sur les carrières et les statuts.
En fait, dans
une situation de conflit, le gouvernement tente de reprendre la main afin de
poursuivre sa politique des coûts de production en pesant sur les salaires et
l’emploi au nom de la concurrence et du marché. La part des richesses
distribuées ne changera pas. Son objectif reste de donner plus à quelques uns
( les méritants) en faisant croire que cela bénéficiera à tous...
Pourtant, la
barre des 10% de chômeurs vient d’être franchie, le nombre de RMIste vient de
passer le million, les collectivités locales viennent d’augmenter massivement
leurs impôts et les mutuelles leurs cotisations, nombre de services publics
ferment ou sont contraints de se rentabiliser!
Quels bilans
sont tirés des réformes ? Celle des retraites est déjà
en panne (attention au rendez vous de 2008; celle de la sécu est
inflationniste). Quant à l’éducation nationale, elle reste le plus important
gisement de suppression d’emplois. Sarkosy l’a rappelé,
pour augmenter les fonctionnaires, il faut en supprimer .... imparable du
point de vue mathématique.
Mais non
seulement, il faut en supprimer, il faut aussi qu’ils soient plus rentables.
C’es le sens de la mise en place de la Lolf dans les services. C’est le sens
de la réforme de la distribution du courrier à la Poste, après avoir supprimés
bureau et emplois. C’est le sens de la modification des barèmes du mouvement
et celle de la disparition programmée du statut de TZR. C’est le sens de la
mise en place du mérite pour les promotions à la hors classe avec son
corollaire, les chefs d’établissements devenant des patrons.
Enfin, la loi
Fillon va consacrer cette orientation en assurant le minimum d’un socle commun
et en instaurant un tri social par le biais du contrôle continu et du Contrat
Individuel de Réussite Educative.
Tout cela sur
fond de décentralisation, ce qui nous renvoie à l’inégalité qui ne manquera
pas d’être mise en oeuvre entre les Régions et les Conseils Généraux.
L’exemple récent du devenir des TOS et de la Formation Continue montre, que
selon la collectivité, ils seront pris en charge par délégation et/ou par une
gestion propre avec un statut dont les missions peuvent varier...
Pour nous,
une école de qualité est toujours possible. Pour cela il faut revoir les
ambitions de la Loi Fillon, y consacrer des moyens en arrêtant les baisses
d’impôts et les charges des entreprises, ne pas accepter un avenir européen
qui veut inscrire le libéralisme dans la constitution.
Si nos
revendications sont «légitimes», nos actions le sont aussi puisque ce
gouvernement ne veut rien entendre.
alain carcenac le 24/03/05

Le
10 mars, un million de manifestants et des milliers de grévistes ont
rejeté la politique antisociale de ce gouvernement.
Deux jours avant, 160 000 lycéens avaient manifesté, et ils étaient
nombreux encore le 10 avec nous.
Dans l'Académie, la grève a été largement suivie avec 60% de grévistes
dans le second degré, les manifestations imposantes à Marseille, Avignon,
Gap, Briançon, Digne
Le gouvernement ne veut rien entendre : ni sur la
question des salaires, ni sur la question de l'école.
La Loi Fillon a été votée le 24
mars15 mars, la loi Fillon sera devant le Sénat, une loi que le sénat veut
encore aggraver
Le SNEP académique d'Aix-Marseille considère qu'il
faut réaffirmer ce jour-là toute notre détermination à poursuivre notre
action et notre mobilisation : nous ne laisserons personne casser l'école,
instaurer le tri social dès le collège, remettre en cause le service
public d'éducation ainsi que nos métiers.
C'est pourquoi le SNEP d'Aix-Marseille appelle
tous les collègues :
-
à
soutenir l'action du 15 mars et à manifester
Marseille : à 14h Rendez Vous place Castellane
Avignon : à 14h
gare centre ville
-
à préparer activement dans les établissements l'action
unitaire du 2 avril
Nous demandons en particulier l'abandon du projet Fillon et l'ouverture de
vraies négociations, l'augmentation de nos salaires, la création d'emplois et
l'accroissement des recrutements.
De leur côté, les
lycéens appellent nationalement ce jour-là à la grève et à manifester. Ils
appellent aussi à s'organiser dans les lycées, à rencontrer les enseignants.
Nous poursuivrons après le 15 mars : il faut déboucher avant les vacances de
printemps sur une action nationale et unitaire de grande ampleur qui obligera
ce gouvernement à abandonner ses projets de destruction du second degré. Mais
pour réussir une forte mobilisation éducation, il est indispensable de ne pas
laisser retomber la pression et de poursuivre jour après jour notre travail de
conviction auprès de tous, collègues, parents, jeunes, opinion publique.
Marseille, le 25 mars2005

L’action continue
!
Pendant nos vacances, les lycéens et nos
collègues du « nord » ont su porter hautes nos revendications. Chacun a dû
suivre les péripéties et volte faces.
Le gouvernement a dû céder sur quelques points
et, face à la menace, décidé d’accélérer la procédure…
C’est à notre tour de prendre le relais de
l’action.
Si nous savons la mener encore plus forte, le
gouvernement peut encore reculer.
En rentrant, chacun peut mesurer dans son
établissement les effets de la DHG.
Hier, le gouvernement vient de geler 2,7 M d’€ de
crédits sur 2005, dont 400 millions pour l’éducation...
Le rectorat organisera le mouvement intra de la
même eau que l’inter et les hors classes vont être distribuées au
mérite...
Depuis la rentrée, le SNEP académique n’a eu de
cesse de vous alerter et de vous appeler à l’action.
Nous continuons de penser
Intolérables
les 549 suppressions de postes en deux ans dans
notre académie,
Inacceptable
la loi Fillon qui remet en cause le BAC, organise le tri social et
s’apprête à faire voler en éclat nos statuts comme le service public,
Invraisemblable
l’autisme du gouvernement,
Insupportable
le double langage sur l’EPS (obligatoire mais pas dans le fondamental et
optionnel aux examens, puis obligatoire au Brevet… mais toujours rien de
tangible sur les horaires, l’enseignement, sur le bac...).
Pour la défense de l’EPS et de l’Ecole, le SNEP
et le SNES académiques appellent à la
Alain Carsenac, le
23/02/05

URGENCES
!
Le moment est d'importance, l'EPS est menacée d'optionnalisation
dans la réforme Fillon. Tout le monde peut comprendre ce que cela
signifierait pour notre discipline et ses personnels.
Au delà des questions qui traversent le système
éducatif, la fonction publique et les services publics, nous avons la
responsabilité de défendre l'EPS.
C'est pourquoi le SNEP s'adresse à vous de façon à
confronter nos idées, peser les enjeux, mais surtout envisager avec vous
les modalités de notre riposte.
D'ores et déjà, nous mettons à votre disposition une
pétition sous forme d'appel ( à reproduire)
" une éducation sans éducation physique n'est pas
une éducation"
à diffuser et à faire signer autour de vous. Il vous
reviendra de les récolter et de les faire parvenir au SNEP ( cela
s'adresse aussi bien aux élèves ( en particulier ceux des AS), qu'aux
parents et aux collègues)
A notre niveau, nous sommes intervenus en décembre
dans le cadre du CTPA, du CAEN, et de la Région.
Nous avons pris contact avec les parlementaires et
les partis, les fédérations de parents d'élèves et le CROF.
Pour la grève du 20 janvier, nous souhaiterions
pouvoir apporter une coloration EPS, il faut s'y préparer.
D'autre part le gouvernement et le parlement seront
saisis de la proposition de loi pendant les vacances de février, il y a
donc urgence à se faire entendre.
Vous avez sans doute remarqué que la musique et les
arts plastiques ont trouvé des relais puissants dans l'opinion et que
Fillon a dû infléchir sa position... Pour l'EPS il n'y a que nous...
C'est pourquoi, dans cette période, nous vous
"convoquons" à des conseil syndicaux qui devraient se tenir près de chez
vous. Un collègue de chaque secteur devrait vous contacter.
-
le 11 (05) Gap, Bourse du
travail...
-
le 12 (04) Chateau
Arnoux
-
le 18 (13) Marseille . Bourse du travail
le 18 janvier de 14h à 17h secteur aix-gardanne
lycée Fourcade de Gardanne
(coordo Michel Crémonési, contact vincent mocquet)
-
le25 (84) Avignon.
Lyc Ph de Girard . 14h
-
Secteur
Vitrolles : 17/01 lycée J
Monnet de 14h à 17h
contact Vincent Mocquet (04-42-32-46-86)l
Le 31 janvier de 14 h à 16h30 secteur
Arles salon au lycée craponne de salon
(coordo Jean claude dumax, contact vincent mocquet)
Alain Carsenac, le
10/01/05

Pour la première fois depuis que
l’école de la République existe, l’éducation physique n’est plus jugée
« indispensable » à l’éducation des jeunes.
C’est du moins ce qui ressort formellement des propositions faites par
François Fillon, Ministre de l’éducation nationale dans le cadre de la
préparation de la loi d’orientation sur l’Ecole. Le ministre définit, pour
la scolarité obligatoire « minimum », « un ensemble de connaissances et
compétences indispensables » et donc des matières d’enseignement ou des
activités jugées fondamentales où n’apparaissent ni l’éducation physique et
sportive, ni une quelconque référence à la place du corps à l’Ecole. Il
exclut ainsi de la culture scolaire promise à tous les jeunes, celle bien
particulière et de notre temps, que représentent les activités physiques,
sportives et artistiques.
Si
ces choix étaient confirmés, ils constitueraient une rupture brutale avec
une certaine conception humaniste française de l’Ecole, comme avec la part
accrue qu’elle a progressivement accordée à la pratique physique et sportive
dans le processus de formation de la jeunesse.
Cela amènerait à une nouvelle hiérarchie des savoirs, enfermant les
activités physiques, corporelles, sportives, dans le seul registre du
divertissement, les réduisant à une sorte de sous culture. Ce serait oublier
que ces activités occupent désormais une place déterminante dans la société,
comme dans la vie de beaucoup d’entre nous. Ce serait ne pas voir qu’elles
sont au cœur du développement personnel et de la vie des jeunes, qu’elles
constituent des leviers considérables d’éducation. Parce qu’elles sont
créatrices de lien social au sein de l’école, elles participent aussi à
l’harmonie de la vie de la cité.
L’Ecole
ne peut sous-estimer cela.
En
effet, l’enseignement de l’EPS constitue un extraordinaire moyen
d’apprentissage du goût de l’effort, d’engagement, de dépassement de soi, de
partage de buts communs, de conquête et parfois de reconquête de l’estime de
soi. Il contribue à l’enrichissement du temps scolaire, à la qualité de la
vie des écoles, des collèges et des lycées. L’éducation physique et le sport
scolaire apportent le mouvement dans un milieu d’abord caractérisé par
l’immobilité. Ils contribuent à la santé positive des jeunes et ont un
intérêt indéniable face aux multiples problèmes de santé publique qui ne les
épargnent pas.
Les activités proposées en EPS constituent un accès au monde de la pratique,
de la technique, donc du savoir-faire. Plus largement, elles préparent les
futurs citoyens à entrer dans le monde du sport de façon lucide et critique,
comme pratiquants, responsables, spectateurs. L’EPS et le sport scolaire ont
un rôle à jouer face aux dérives qui touchent un certain sport médiatique et
professionnel. Leur ancrage dans l’école en fait des vecteurs importants du
respect d’autrui, de l’acceptation des différences et plus largement d’une
certaine conception de la citoyenneté.
L’Ecole
ne peut ignorer cela.
Et
pourtant, il semblerait que le verdict ait été énoncé : cela ne serait pas
indispensable à l’éducation de tous les jeunes.
Ce
serait l’aboutissement paradoxal d’un débat sur
l’école qui s’est donné par ailleurs comme
objectif juste, la réussite de tous, le refus d’abandonner
un certain nombre d’élèves sur le bord du chemin.
Il est pour le moins étonnant qu’au nom de cette
idée généreuse, le ministre annonce
l’exclusion de l’éducation physique des
enseignements « indispensables ». Ainsi donc, ce
qui prévalait lorsqu’il fallait assurer la réussite
d’une majorité d’élèves, serait en
partie obsolète lorsqu’il s’agit de faire
réussir la totalité d’une classe d’âge.
Il nous faut faire un étrange constat : on ne pourrait
« faire du plus qu’avec du moins » !
Cela
est d’autant plus incompréhensible que 2004 est
« l’année européenne de
l’éducation par le sport », et que 2005 a
été déclarée, par l’assemblée
générale de l’ONU, « année
internationale du sport et de l’éducation
physique ».
Quelle contradiction, au moment où notre pays, officiellement, se mobilise
et soutient la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2012 et
alors que la future délégation française à ces J.O. de 2012 est aujourd’hui
sur les bancs de l’Ecole !
Les enseignants d’EPS sont profondément attachés à la réussite de tous les
enfants. Nous avons la conviction que la diversité, la complémentarité et
l’interaction des disciplines et des activités scolaires ne sont pas un
obstacle, mais au contraire une nécessité pour y parvenir. C’est en ce sens
que nous demandons que les programmes soient transformés, mettent mieux les
disciplines en relation, et disent de façon explicite ce qui doit être
appris et su par tous à chaque niveau d’enseignement. Bref, des programmes
qui précisent un vrai « socle », celui de la culture commune et de
l’ensemble des savoirs nécessaires à tous pour progresser.
Reléguer l’EPS à une pratique optionnelle serait la suspendre au choix des
élèves ou de leur famille. Or il n’y a rien de plus inégalitaire que
l’égalité devant les choix. On sait bien que l’appétit, la curiosité pour
les disciplines restent dépendants des contextes sociaux, culturels et
confessionnels. Réduire au choix la rencontre avec une discipline, c’est
dans le meilleur des cas, renforcer une situation déjà existante et dans le
moins bon, ne jamais la provoquer. Bref, c’est renforcer les inégalités en
entretenant les ignorances et en limitant la palette des choix futurs. De ce
point de vue, le récent ouvrage d’Eric Maurin « Le ghetto français » nous
alerte sur la relégation des plus pauvres. L’entre- soi résidentiel
conduit à rendre les quartiers les plus riches, plus fermés et plus
homogènes. Dans ces conditions, qui d’autre que l’Ecole pourra faire
partager la culture commune ?
L’engagement professionnel des enseignants d’éducation physique et sportive
pour le développement et la réussite de tous les jeunes est connu. Il doit
être conforté, comme doivent l’être la place de l’EPS et celle du sport
scolaire au sein d’un service public d’éducation gratuit et laïque,
transformé. L’Ecole doit encore évoluer. L’EPS et ses enseignants veulent y
contribuer.
Alain CARCENAC
le 15/12/2004

APPEL du Snep Aix MARSEILLE
En cette rentrée, les attaques successives du
gouvernement sur le budget ( diminution des postes aux concours, pas
d'augmentation des salaires dans la fonction publique), les
carrières ( mutations, promotions), la réforme de
l'Ecole (
Thélot )
vont toutes dans le sens de la diminution de l'offre de service
public, de la diminution des crédits et de l'individualisme de gestion.
Il est vrai que le président de la République et le gouvernement qui
a suivi ont été confortablement élus. Mais souvenons nous du contexte.
La réforme des retraites et de la Sécu, ainsi que tout un tas de
mesures d'inspiration "libérales" qui ont suivi, ont démontrées que ce
gouvernement était décidé à aller le plus loin possible contre vents et
marées. Raffarin I, II, III...,
rien n'y fait !
Pourtant les échéances électorales ne leur ont pas été
favorables...
Alors,
que faire ?
En tous
cas, pour notre part, nous ne nous résignons pas. Inlassablement nous avons
tenté de vous alerter sur les projets du gouvernement; quand nous l'avons
pu, nous avons pesé pour modifier les orientations.
Il arrive un moment où il n'est plus possible de
laisser faire, il faut passer un cran au dessus.
Il
nous semble de notre responsabilité d'appeler à l'action. Nous avons tenté de le faire depuis
la rentrée. Les conditions de l'unité et les modalités de l'action ne nous
ont pas permis d'aboutir.
Aujourd'hui nous avons pris l'initiative avec le SNES académique d'appeler à
la grève le 7 décembre.
Le SNES national l'a
confirmé lundi soir. Le SNEP national qui a réuni son CDN ce
vendredi vient de le décider aussi. Nous allons donc vers une action du
second degré.
Nous
voulons donner aux collègues l'occasion de revendiquer. Nous n'avons que
trop tard
Cette
action, nous la voulons comme un signal fort au gouvernement mais aussi
comme une étape d'une action plus large et continue. Nous ne désespérons
pas de construire l'unité et pour cela nous vous proposons de passer par
l'action.
Qui peut
se satisfaire aujourd'hui de la politique qui est menée ?
Qui n'a
pas l'occasion de mesurer chaque jour ses effets ?
Si vous en
êtes convaincus, allez au contact des collègues pour les convaincre à leur
tour.
Venez
manifester à Marseille le mardi 7/12
10h30 aux mobiles
( en haut de la canebière)
ou à Gap
- 10h30 devant l'IA
Alain
Carcenac le 19/11

Faisons les
comptes !
On y voit un peu
plus clair au fur et à mesure que l’échéance budgétaire approche. D’abord
les rémunérations et les postes. Personne n’a oublié que le gouvernement,
après une année blanche, a prévu une augmentation de 0,5% à partir du
1/01/04 et que depuis deux ans il promet d’ouvrir des négociations... le
nouveau ministre ne semble pas pressé de le faire et en attendant les
retards s’accumulent... Or les 2,6% d’augmentation du budget de
l’éducation ne couvriront que les seules dépenses supplémentaires dues au
vieillissement des personnels !!! Donc, il n’y a pas d’erreur: le
gouvernement n’augmentera pas nos salaires et accordera encore moins une
revalorisation ( pourtant le salaire moyen des enseignants en
€ constant est de -1,4% en 2001-2002 !)
Ce n’est pas tout. A budget constant on aurait pu
penser que le nombre de postes allait se stabiliser. Pas du tout, pour des
raisons d’économie et de LOLF, nous pouvons nous attendre à la disparition
de 7500 à 8000 emplois d’enseignants, beaucoup plus que les 3400 estimés du
ministère pour la baisse démographique.
A cela s’ajoutent les effets de la mise en place de
la LOLF combinés à l’anticipation de la réforme sur l’école illustrée par le
rapport Thélot. Ces deux points se caractérisent par la déconcentration et
l’autonomie accrues des établissements. Aujourd’hui
déjà, les chefs d’établissements jouent un rôle prépondérant dans la
consommation des heures supplémentaires, dans
l’imposition de services, dans la suppression des postes, dans l’atteinte
aux statuts. Il est prévu qu’ils aient leur mot à dire sur les mutations,
non seulement dans l’attribution de points mais jusqu’au refus de demande
pour raison de service !!!
Il est prévu aussi que les recteurs, et par
procuration les chefs d’établissement et les corps d’inspections, attribuent
les hors classes, sur la base de "l’expérience et de l’investissement
professionnel ... en lien avec les besoins du service". En clair, au lieu
d’une limitation au 1/7ème, ce serait toutes les promotions qui seraient à
la discrétion du recteur. Nouvelle offensive pour individualiser les
parcours et les mérites. Le système serait vite bloqué ( peu de sortie) et
donc la seule perspective de fin de carrière pour les enseignants
redeviendrait le 11ème échelon.
De même la circulaire en préparation sur les
mutations intra insiste sur le profilage local des postes avec la création
d’ Affectations à caractère Prioritaire justifiant une Valorisation (APV).
Là encore "le Recteur pourra favoriser ou réserver l’accès à une
"APV" avec un poids de bonification exorbitant
Nous sommes en train d’assister au démantèlement du
Service Public avec ce que cela implique comme régression pour les
personnels et les usagers. Faites vos comptes en y ajoutant la sécu et les
retraites. L’action est plus que jamais nécessaire.
Ce gouvernement ira jusqu’au bout. Si nous le
laissons faire, il sera même difficile de revenir en arrière, quel que soit
l’alternative politique.
Alain
Carcenac le 7/10

C'est une atmosphère de fin de règne. Pendant l'été, Chirac
a nommé ses affidés à des postes stratégiques et
encore à cette rentrée, les "recalés"
des élections perdues.
Raffarin III a utilisé le 49.3
pour faire passer la décentralisation, et le prochain
congrès de l'UMP (stratégique),
déchire la droite… Pendant l'été la valse des licenciements et des
délocalisations s'est accélérée et la chantage aux
35 h illustre s'il en était encore besoin, le cynisme
du patronat et gouvernement…
Ca y est ! La Sécurité
Sociale passe à deux vitesses et les privatisations
vont bon train avec en prime des stocks options pour France Télécom en
attendant EDF …
Et quoi sur l'éducation ?
La commission Thélot et les propos de Fillon n'apportent rien de
nouveau, sinon que l'éducation va se recentrer sur les fondamentaux et que
les recrutements vont continuer de baisser. Du classique donc …
La preuve: les affectations de rentrée des TZR confirment
les problèmes du mouvement intra: nombreux postes à cheval, ce qui signifie
fonctionnement à l'heure près et conditions de travail dégradées…
Les luttes pour la sauvegarde de notre système de retraite
il y a 2 ans, celles pour les postes l'an dernier avec les étudiants n'ont
pas suffit pour emporter la victoire. Nous avons l'impression que le
gouvernement continue contre vents et marées (en particulier les élections
du printemps) Et pourtant ! Qui d'autres pourra défendre l'Ecole, le Service
Public, la démocratie partagée, que nous même.
Le combat syndical ne s'arrête pas, dans les bons et les mauvais moment,
parce qu'il est source de progrès pour tous et pour chacun. En cette
rentrée, le SNEP est toujours là, à vos côtés, pour défendre la discipline
et les personnels. Mais pour être efficace il faut que chacun apporte sa
pierre. Il y a plusieurs manière de la faire. Dès aujourd'hui, ce peut être
de se syndiquer. C'est aussi se montrer solidaire dans cette rentrée avec
tous les collègues ou disciplines en difficulté dans votre établissement.
C'est informer le SNEP de ces mêmes difficultés.
Bonne
rentrée combative
Alain Carcenac le 28/08

De bonnes vacances en préparant la
rentrée...
Cette fin d'année est toujours l'occasion,
dans
nos établissements, de faire le bilan de l'année
écoulée et depréparer la rentrée. Or, au
delà du renouvellement des équipes ( avec leur lot de
satisfaction pour ceux qui ont obtenu leurs muts et la déception
de ceux qui ne l'ont pas eût), quelques collègues ont
eût la désagréable surprise de trouver un poste
à complément de service. Dans les pires
cas, ce complément de service vient d'être créé avec à la clef des
HSA pour les collègues !!! Cette situation est inadmissible, même si elle a
tendance à se répandre ( c'est la rançon du pilotage à courte vue et de
l'économie à l'heure près)
Nous avons dénoncé les
situations qui nous sont connues lors de la dernière CAPA du mardi 29/06
sans pour autant obtenir de moyens supplémentaires. A tout le moins, il faut
collectivement protester dans ces établissements, alerter la hiérarchie et
les IPR, prendre contact avec l'autre établissement et s'organiser pour ne
pas se voir imposer d'heures supplémentaires. Envoyer le double de vos
démarches au SNEP, nous interviendrons à nouveau en août, au moment où nous
aurons connaissance des blocs de moyens provisoires.
Au bilan, nous retiendrons
un troisième trimestre "violent" dans les zones difficiles. Nous avons pu
sur Rostand/Renoir, à Marseille, mettre en place une commission de suivi
avec l'ensemble des acteurs. Il y aura fallut la lutte déterminée des
collègues pendant toute l'année et faire appel au rectorat tant les chefs
d'établissements et l'IA 13 se sont contenter de manier le bâton ( menace de
retrait pour grève). Quelle est la politique de l'EN dans ces zones ? Elle
est souvent le dernier Service Public mais en même temps elle ne semble
répondre qu'au coup par coup et surtout, à moindre frais...
Quant à l'UNSS, après un
travail sérieux toute l'année, porté par la direction et les IPR, une fois
de plus, l'IA 13 ne va pas jusqu'au bout en ne permettant pas aux collègues
de se réunir...
Ces dernières nouvelles
sont un peu à l'image de l'année écoulée et du gouvernement Raffarin I, II
ou III: débrouillez vous ! Nos priorités sont
ailleurs. ll n'en reste pas
moins que lors du dernier Conseil Académique du 28/06, le SNEP a continué le
combat et s'est préparé pour la rentrée. Nous comptons sur vous pour vous
resyndiquer. Nous irons quant à nous, davantage à
votre rencontre en se déplaçant dans les établissements et en organisant des
stages.
Nous allons prendre quand
même quelques repos pour reprendre, pour certains d'entre nous le 20 juillet
( réunion avec le Conseil Régional sur les installations) et après le 15
Août pour les CAPA d'affectation. TZR et PCL2 rescapés du CAPEPS ne tardez
pas à envoyer vos voeux.
Quant aux équipes en place,
faites l'effort de bien recevoir vos nouveaux collègues pour faciliter leur
intégration dans les équipes et dans notre belle région.
Pour finir, profitez des vacances... surveillez l'actualité (
décentralisation, EDF/GDF, Sécurité Sociale : le gouvernement continue lui)
et bonne canicule aux retraités de l'année ( les plus anciens ont déjà
donné).
Alain
Carsenac
le 30 juin 2004

Quelle place pour l’éducation ?
Le silence est assourdissant... pourtant le budget de l’Education
Nationale est mis à contribution (- 440 M d’E) par Sarkozy et les lettres de
cadrage pour la préparation du budget 2005 sont arrivées. Or, chacun sait
que c’est ce qui va déterminer le nombre de postes au concours. L’expérience
de cette année nous a montré que cela a une influence directe sur nos
conditions de travail (nbre d’élèves/classe), sur nos statuts (TZR), sur
l’UNSS (moins de profs =
moins de forfaits), sur le recrutement (filière STAPS sinistrée), sur
l’IUFM ( moins de stagiaires =
moins de profs), sur la carte scolaire (langues,
sections professionnelles), sur le mouvement inter
(la barre d’entrée est passée de 206 à 295,2 points), etc...
Bercy semble exiger la suppression de 5000 postes l’an prochain ! C’est
donc une aggravation de la situation qui se prépare.
Le déroulement du CTPA du 16/04 en a été la preuve. Aucune marge de
manœuvre ! Pas une HSA à transformer en Heure Poste
! Quelques créations, mais au prix de postes à cheval ( voir notre
compte rendu), nombreuses mesures de carte scolaire dont tous les TZR.
A la veille des vacances de printemps, nos étudiants bataillaient encore
pour arracher des postes.
Nous estimons pour notre part que la question de la rentrée 2004 n’est
toujours pas réglée. Ce n’est pas en lâchant sur la seule Recherche que le
compte est bon !
Nous avons fait appel au national pour qu’il pousse à une action rapide
dès que l’ensemble des académies seraient rentrées.
Il semble que les négociations aient été difficiles
avec les autres fédérations. On aboutit donc à un accord à minima
pour une grève Education le mardi 25 mai.
Raison de plus pour que celle ci soit réussie. Dés aujourd’hui il faut
donc mobiliser dans les établissements.
Dans la dernière ligne droite de l’année, pour le ou les deux mois qui
nous restent compte tenu des examens, nous devons faire face à un calendrier
resserré. Rentrée des notes pour le BAC le 2 juin ! Preuve que
l’informatique ne nous fait pas gagner du temps mais fait faire des
économies de secrétariat... et d’autre part, toujours pas de prise en compte
des moyens pour la double évaluation ! En ce qui concerne les collèges,
circule une mise à jour des programmes qui nous "tombe" dessus. Echéance
pour le 17 mai ! Il y a pourtant beaucoup à dire ( se reporter au bulletin
national). D’autre part la campagne d’inscription au PAF s’ouvre le 24
mai et se clôture le 25 juin pour les concours internes !
Enfin, la caractéristique de la fin du deuxième trimestre aura été une
montée des violences. Les cas des collèges Rostand/Renoir illustrent à la
fois les difficultés spécifiques de l’EPS et de ces types d’établissements.
Nous avons tâché d’être auprès des collègues dans cette période difficile.
Nous sommes aussi intervenu auprès de l’IA et du Rectorat.
Le 25 mai, nous devons nous retrouver tous dans la rue.
Alain Carcenac le 15 mai
2004

La période
des vacances s’ouvre après un trimestre agité. Il y a eu la « divine »
surprise des élections régionales et cantonales qui ne nous a pas évité
pourtant un Raffarin III ! Mais, bon… c’est la politique qui compte.
Sur le plan
de la décentralisation et des chercheurs, les choses sont allées dans le bon
sens. Par contre tout le monde a remarqué le silence assourdissant sur
les problèmes de rentrée dans l’éducation nationale.
-
Les étudiants STAPS continuent pourtant jour après jour de mener
leurs actions. Elles sont bien relayées par les médias mais personne n’en
parle au ministère.
-
Les suppressions de postes pour la rentrée s’accumulent mais
on fait comme si tout allait bien. On constatera pourtant en septembre que
des options ont disparues ou ont été regroupées, que les effectifs par
classe ont augmenté et qu’on manquera de personnels pour le remplacement.
Depuis un mois maintenant, l’autre actualité c’est le mouvement et
la violence.
-
Le mouvement parce que, comme on pouvait s’y attendre, la barre pour
rentrer dans l’académie est passée de 206 à 295,2 points ! Dans le même
temps le mouvement intra se préparait sans les implantations de postes
annoncées (conséquence du point 2) et avec des mesures de carte scolaire
pour tous les TZR ( volonté de supprimer des postes là aussi en diminuant le
nombre de zones tout en élargissant le champ d’intervention)
-
La violence quant à elle ne connaît pas un simple pic. C’est
la traduction concrète des mesures antisociales du gouvernement qui amènent
à plus de pauvreté et de précarité. C’est aussi la conséquence de la
diminution du nombre d’adultes dans les établissements.
Le CTPA du 16 avril, a été l’occasion de
faire un large tour d’horizon de tous ces problèmes. Compte tenu des
contraintes budgétaires il ne nous a pas été possible d’arracher des postes
supplémentaires (pas question de transformer une seule heure supplémentaire
en heure poste pour créer des supports !). Par contre il semblerait que les
mesures de carte scolaire sur les TZR soit limitées en terme de suppressions
( 15/156). La plupart d’entre vous devrez donc retrouver un poste de TZR si
vous le demandez. Nous avons obtenu par ailleurs d’avoir un calibrage par
zone et par discipline avant le mouvement intra. D’autre part le rectorat
annonce l’utilisation éventuelle des surnombres à des missions définies par
les IA IPR. Nous avons demandé à être concerté et fait la proposition
d’affecter un enseignant supplémentaire dans les établissements
ayant des installations éloignées.
En ce qui concerne la violence, le Recteur a assuré les
personnels de son soutien. Nous avons fait remarquer que ce n’était pas
toujours le cas et que la situation des collèges Barnier, Rostand, Renoir de
Marseille appelaient une réponse urgente mais aussi une concertation… l’IA
13 semblant plus se préoccuper à faire reprendre le travail qu’à trouver des
solutions !!! Nous serons très vigilants pour qu’à la rentrée tout cela
passe dans les faits.
Alain Carcenac
le
16 avril 2004

Les élections locales ont sanctionné la politique conduite depuis
deux ans par le gouvernement. L’ensemble des luttes menées depuis le
printemps 2003 ont une large part dans cette expression et nous incite à
prolonger l’action et organiser le «Tous Ensemble».
Au delà des motifs de notre grève éducation réussie du
12 mars, les problèmes spécifiques de l’EPS s’aggravent.
Les étudiants l’ont bien compris. Manifestation
monstre à Paris le 18/03 ; à nouveau à Marseille le 22 !
Le SNEP, réuni en congrès à La Londe les
Maures, appelle toute la profession à se mobiliser massivement dans les
jours et les semaines à venir pour la défense l’EPS.
En effet, derrière les postes aux concours (-41%) ce
sont aussi les mutations, les conditions de travail dès cette année, le
remplacement et le taux d’encadrement qui sont visés l’an prochain.
Par ailleurs, la mobilisation des étudiants et des
enseignants de STAPS et d’IUFM a permis enfin de rencontrer le ministère. Il
n’en est rien sorti de concret. La nouvelle organisation des diplômes et des
études (Licence-Master-Doctorat) et sur les diplômes du Ministère des Sports
entérine la disparition à terme de l’E.P.S. :
Au niveau des STAPS
-
arrêt de la filière STAPS au niveau licence
(disparition de la mention STAPS dans les masters, disparition de la
recherche),
-
diminution de la formation dans les APSA (4h/hebdo)
et disparition de la pratique optionnelle les 2 premières années.
-
diminution des moyens affectés à la
pré-professionnalisation ( stages et cours)
Au niveau du Ministère des Sports
Le décret d’application de la nouvelle Loi sur le Sport
( août 2003) laisserait au seul Ministère des Sports l’autorité pour la
délivrance des qualifications, quelle que soit l’origine du diplôme !
Enfin, le ministère refuse de jouer cartes sur table
:
-
tant sur les besoins de l’enseignements de l’EPS dans
le second degré et en SUAPS,
-
que sur le manque criant de moyens d’encadrement en
STAPS et en IUFM.
L’accumulation des
événements nous conduit à penser que l’EPS est particulièrement visée.
Si le recrutement baisse,
Si
nos qualifications ne sont plus reconnues,
Si
la filière de recrutement se tarit,
On
peut légitimement s’inquiéter de l’avenir de l’EPS...
C’est à nous tous de la défendre.
Alain Carcenac
le 29 mars 2004

Avec 10 000 personnes, notre manif marseillaise du 12 mars
fut une réussite. D’ailleurs, la presse a plutôt bien
couvert l’événement même si depuis, la crise espagnole s’est imposée à tous
et que les régionales approchent. Entre temps, hier,
la FSU organisait à son tour son "grand débat sur l’école". Les
étudiants, comme vous le verrez plus loin continuent de leur côté leur
mobilisation.
Par ailleurs, les Comité techniques Départementaux et
académiques vont se réunir. Au-delà de l’augmentation des effectifs par
classe que chacun a pu constater dans sa DGH et de la disparition d’options,
de langues ou de projets, nous allons constater le bilan des
créations/suppressions de postes.
C’est un enjeu prioritaire.
A la fois,
- pour démentir la diminution des besoins qui aurait justifié la baisse
du nombre de postes ouverts aux concours.
- pour donner un coup d’arrêt à la précarisation du métier.
- pour permettre un mouvement intra juste et équitable pour tous
: entrants, TZR, titulaires de postes en établissement.
Cette bataille ne pourra pas se faire sans vous, sans vos
interventions à tous les niveaux, sans donner vos informations au SNEP. Cela
se décidera avant les vacances de Pâques.
Entre temps il y aura eu les élections régionales... La décentralisation
est en marche. Nous savons déjà par expérience qu’il est difficile de faire
avancer nos dossiers (même si pour ce qui concerne les installations, la
dernière mandature nous a permis de concrétiser, dans le 13, le 84 et en
région, une réelle avancée. D’ailleurs, nous venons d’obtenir que
dorénavant, dans le cas de constructions neuves, le SNEP soit
l’interlocuteur des projets avant qu’une première équipe d’enseignants se
mette en place). Notre région est par ailleurs toujours sous la menace du
vote Front National. Nous espérons de vous, chers collègues, que vous saurez
y faire barrage.
Pour le reste, sans appeler à un vote précis, nous ne pouvons nous
extraire de ce que nous avons subit et que l’on nous prépare... Ce
gouvernement bénéficie d’une majorité sans partage depuis l’élection de
Chirac: aux assemblées, au conseil constitutionnel,
dans les médias, les régions, les conseils généraux, les grandes villes,
etc... d’autre part, il a souvent montré les limites de sa concertation.
Pour ne pas avoir à s’y soumettre, il envisage d’ailleurs de réformer la
Sécu par ordonnance. Le moment est venu de le sanctionner, en particulier là
où les ministres se présentent.
Ainsi, nous avons à poursuivre l’action. Celle du 12 est encourageante et
appelle un élargissement, en particulier dans la fonction publique. La
réforme des hôpitaux, les privatisations devraient permettre une convergence
des luttes et une unité d’action. C’est ce que le SNEP veut mettre en œuvre
avec vous. Construisons notre avenir.
Alain Carcenac le 15/03

Nous avons mis un certain temps à retrouver l’unité patiemment construite
l’an dernier.
D’autre part, l’échec du mouvement sans précédent du printemps
2003 et les retenues sur salaire n’ont guère poussé les collègues dans
l’action. Mais trop, c’est trop !
- nos salaires, à la trappe !
- le recrutement, en berne !
- les suppressions de postes, en hausse !
- le remplacement, sacrifié !
- l’offre de formation, peau de chagrin !
- la recherche, démantelée !
- Il est temps de repartir à l’attaque !
l'action du SNEP
Cela fait plusieurs fois que le SNEP académique a estimé qu’il fallait
appeler l’ensemble des collègues à la grève: à la rentrée sur les salaires,
en décembre sur le budget, en janvier sur les postes et le recrutement !
Nous y sommes.
Pour contrer une politique de si grande ampleur, il faudra une action de
masse, longue et difficile. Le gouvernement nous a montré qu’il ne nous
portait pas dans son cœur... nous non plus !
Sur ces revendications il s’est montré intransigeant, tout comme sur les
retraites. C’est sans doute qu’elles représentent un enjeu important du
point de vue économique et politique. Il en va d’une certaine conception des
services publics et d’une dérive libérale qui, par touches successives,
modifient sur le fond la République Française !
Si nous ne voulons pas subir un "KO SOCIAL", il est temps de se
remobiliser. La période des élections sera peut être
plus favorable ( en tous cas, les débitants de tabac, les cafetiers, les
paysans, semblent avoir été entendus !).
Ne méritons nous pas autant, sinon mieux ?

C’est l’heure d’imposer un retour à la priorité de l’éducation.
Il y faudra beaucoup d’énergie et de mobilisation.
Nous estimons que les retraites ne sont pas réglées.
Nous voulons de meilleures conditions de rentrée.
Nous exigeons des recrutements à hauteur des besoins pour nos étudiants.
Nous n’accepterons pas une sécurité sociale à deux vitesse.
L’histoire repasse les plats... quand les individus relèvent la tête,
se solidarisent dans les luttes pour faire aboutir leurs revendications.
A.Carcenac le 8/04

Alors que plus de 700 étudiants se
bousculent dans la filière STAPS, que la moitié est déjà sélectionnée
à l'issue de la première année, ce sont quand même 250 étudiants
qui se destinent à la filière enseignement après le Deug
! 175 préparent le concours IUFM et environ 65 décrochent leur CAPEPS.
Avec 41% de postes en moins au concours
externe 2004, 26 de plus resterons sur le carreau
! Or, dans notre seule académie, le
remplacement n'est assuré qu'à 50%. Nous savons
aussi que de nombreux collègues vont partir à la retraite.
Les conditions de préparation de la rentrée 2004 nous
laisse à penser qu'il manquera plus de 60 enseignants !!!
N'est il pas scandaleux
que des centaines d'étudiants qualifiés soient sacrifiés que des
dizaines de collègues n'obtiennent pas l'académie qu'ils désirent dans le
cadre de leur mutation ?
Plus grave encore :
lors de notre audience au rectorat
du 4/02; personne n'a pu nous assurer que les moyens en personnels
de l'académie suffiraient à assurer la rentrée !
Nous savons bien nous ce qui nous attend.
On recrutera ces mêmes étudiants à qui on aura refusé l'accès au statut
d'enseignant, comme vacataires ou contractuel et on les enverra devant les
élèves sans formation. C'est une régression sociale
qui illustre la politique de ce gouvernement : Augmenter la précarité
et fragiliser l'emploi.
Quel mépris aussi pour des étudiants qui
ont entrepris des études difficiles avec des perspectives d'emploi
inscrites dans le plan pluriannuel du précédent gouvernement.
Pense t'on pouvoir continuer à recruter des
enseignants de qualité en reniant les engagements ? En repoussant l'âge de
départ à la retraite ? En aggravant les conditions de travail ( en
particulier le nombre d'élèves par classe) ?
Décidemment l'éducation n'est pas une
priorité de ce gouvernement.
Notre première mobilisation de ce mercredi
a été insuffisante. Mercredi 11, l'ensemble des
syndicats éducation des Bouches du Rhône appellent à nouveau à manifester
à partir de 13h devant la mairie de Marseille.
D'autre part, compte tenu des vacances de
février, les fédérations appellent à la grève le 12 mars.
D'içi là, la mobilisation des étudiants sera déterminante,
les STAPS et les IUFM de notre discipline, comme les autres.
Alain Carsenac
Le 06/02/04

Le Congrès du SNEP est l’occasion de faire un bilan du mandat écoulé et de
tracer une orientation pour les trois années futures. Les questions qui
dominent aujourd’hui, à la lumière de l’action menée l’an dernier, tournent
autour du syndicalisme tel qu’il à été, tel qu’on aurait aimé qu’il soit,
tel qu’il pourrait être.
En effet, beaucoup d’entre nous sont d’accord
pour ne pas espérer d’alternative politique crédible à court terme. Après le
séisme de l’élection présidentielle ( J. Chirac à 80% ! face à Le Pen),
comme souvent, les Français se sont tournés vers le mouvement social pour
défendre les valeurs de la République et les acquis sociaux. Tout
naturellement, les syndicats et singulièrement le notre - qui se fonde sur
l’unité et l’action - se sont fait les relais de l’opinion auprès d’un
gouvernement qui, disposant de tous les pouvoirs s’est décidé à s’attaquer
aux réformes, version libérale et Médef !
Notre conception du syndicalisme est celle des transformations sociales
sur la base de mobilisations de masse.
C’est ce que nous avons réussi à faire, nationalement, au moment de
l’attaque sur les AS. Cette fois, l’action n’a même pas été nécessaire.
C’est ce que nous avons essayé de faire pour la défense de notre collègue
de Maury. Cette fois, la Justice n’a pas voulu nous entendre, mais la
profession a été sensibilisée aux risques du métier.
C’est ce que le Vaucluse a fait pour défendre les AS d’Orange. Cette fois
l’action tenace et déterminée a payé.
C’est ce que nous avons tenté à notre niveau pour le BAC sur une
problématique nationale. Nous avons failli réussir, il nous a manqué une
pression identique de toutes les autres académies.
C’est ce que nous avons fait pour défendre les AS natation sur Marseille
qui devaient être amputées de leur MNS. Là aussi, la menace a suffit.
Mais il est des enjeux plus importants. A ce moment là, le SNEP n’y
suffit plus. Nous n’allons pas revenir ici sur l’analyse que nous avons déjà
faite dans nos bulletins et nos conseils académiques.
Nous retiendrons, et ce seront nos orientations pour la prochaine
période, que se pose la question de la recomposition syndicale et de ses
modalités d’action.
La crise de la CFDT nous oblige à repenser les statuts de notre
fédération. Devons nous rester une fédération éducation ou nous ouvrir à
d’autres champs qui justement frappent à notre porte? Dans ce cas, comment
faire accepter aux autres confédérations que nous voulons jouer à égalité en
"prenant" leurs syndiqués...
Quant aux modalités de l’action, le mouvement de l’an dernier, pourtant
exemplaire de notre point de vue, n’a pas permis d’aboutir. Cela pèse sur
les modalités de l’action et la mobilisation d’aujourd’hui.
Le budget de l’Education a été voté en baisse : la riposte est restée
formelle. Le gouvernement vient de consacrer une perte de salaire historique
et nous ne percevons pas l’indignation des collègues ! La réforme de
l’éducation est en marche, et nous avons l’impression d’une indifférence
résignée !! Et que dire de l’ensemble des mesures qui tombent jour après
jour: les intermittents, le chômage, l’assurance universelle, la recherche,
le livret A, les emplois jeunes et les contrats emplois, etc, etc...
Pour autant, nous n’avons pas hésité à proposer une action de grève au
national sur le budget et sur les salaires ! Est ce notre seule modalité
d’action ? Nous n’avons jamais considéré que ce devait être systématique...
Toutefois, nous sommes obligés de constater que toutes les structures
transversales ont du mal à fonctionner en période creuse. Or cela demeure
notre souci: assurer la permanence et la durée.
Malgré la crise, le SNEP continue sa route. Il se renforce de quelques
nouveaux militants. Il tente de répondre aux besoins des collègues en leur
mettant à disposition le bulletin, des permanences, des stages.
Dans nos congrès, vous avez l’occasion, vous, les syndiqués, de définir
la politique que nous devons essayer de mettre en œuvre; alors, utilisez
ce droit et la convocation que vous
allez recevoir prochainement.
D’autres part, nous insistons particulièrement sur les dossiers qui nous
ont interpellé. C’est pour cela que vous trouverez sur le
site les thèmes
que nous voulons mettre en débat. Alors, participez !
Alain Carcenac le 13/01/04

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