COMPTE-RENDUS

Dernière mise à jour le 18/03/2012

Audience à la DIPE


Le SNEP a demandé une audience auprès de Monsieur le Recteur sur plusieurs points dont celui des classes sans enseignant d’EPS. Monsieur le Recteur a botté en touche en nous renvoyant sur le prochain CTPA qui aura lieu le 19 octobre. Il semble reconnaitre les difficultés rencontrées en EPS car il précise dans sa réponse écrite que des solutions aux problèmes sont « en cours de réalisation ». Donc aucune urgence, la routine quoi. Par ailleurs, nous avons été, tout de même, reçus par le rectorat, très exactement par la division des personnels enseignants (DIPE). Le présent article reprend les points de discussion qui nous paraissent essentiels.
A la DIPE on s’accorde pour dire que l’EPS est devenue une discipline déficitaire depuis maintenant deux ans. Plus de TZR EPS pour couvrir tous les blocs de moyens provisoires crées au fil des ans par les suppressions de postes mais aussi pour assurer les remplacements de façon régulière (voire article TZR dans ce bulletin). Ce que le rectorat, dans son langage, appelle le vivier des contractuels et vacataires et ce que nous nommons les personnels précaires, ne permet plus d’assurer toutes les heures non couvertes à ce jour. Pour rappel, le jour de l’audience, le 24 septembre, environs 2500 élèves n’avaient pas cours d’EPS depuis la rentrée ! Comment veut-on faire accepter à un étudiant ou un jeune diplômé plusieurs BMP de quelques heures avec plusieurs dizaines (voire centaines !) de kilomètres de déplacement au quotidien. Tous cela à temps (forcement) partiel et donc avec un salaire au rabais.
Certaines de ces situations ont été améliorées essentiellement par l’embauche de contractuels ou vacataires. Après les échanges et vérifications de notre part, nous estimons le nombre d’élèves sans cours à environs 2500 car de nouveaux besoins émergent suite aux remplacements non couverts.
Une « nouveauté » revient à cette rentrée. Le ministère a demandé aux services de ne plus faire la différence entre les absences de moins et de plus de quinze jours. Au premier abord, nous pourrions penser qu’il s’agit d’une volonté de remplacer tous les enseignants absents et ce quelque soit la durée de leur absence. Mais pas du tout ! Au contraire, il faut réactiver tous les moyens que les chefs d’établissement ont à leur disposition et notamment les remplacements de courte durée dits « de Robien ». Le SNEP appelle tous les collègues à continuer à résister avec les collègues des autres disciplines contre ce dispositif.
En conclusion, nous avons pu rappeler plusieurs points :
• notre exigence que tous les collègues doivent avoir leur forfait d’AS dans leur service et que celui-ci ne peut en aucun cas être imposé en HSA.
• Le mouvement Inter-académique en EPS doit voire l’Académie d’Aix-Marseille dotées du nombre d’entrants largement supérieur depuis deux ans. Cela doit s’accompagner par une création de postes aussi bien sur établissement que sur les ZR.

Dominique FROHRING
Andjelko SVRDLIN

Déclaration liminaire CTPA du 25 mars 2010

L’EPS subit une véritable politique assassine dans notre Académie, comme ailleurs en France, depuis plusieurs années. Les postes supprimés suite aux départs à la retraite mais aussi les mesures de carte scolaire, la diminution massive des supports TZR, l’embauche des non titulaires etc. débouchent aujourd’hui sur les ruptures massives du service public d’éducation. On a tenté de masquer les dégâts par la création de l’ »accompagnement éducatif ». Celui même qui a rencontré autant de réserves d’analyse auprès des enseignants que des acteurs du sport civil.
En LP, le passage au « baccalauréat en 3 ans » n’a pas seulement privé les élèves d’une année de formation mais, en EPS, de nouvelles dégradations se rajoutent. Double peine. Des regroupements les plus contre productifs pédagogiquement aux diminutions des horaires hors tout cadre réglementaire à cause de la DHG catastrophique, les destructions des projets d’EPS se font au rythme des suppressions de moyens.
En LGT, la nouvelle réforme nous permet-elle d’améliorer l’enseignement d’une discipline qui n’a bénéficié d’aucune amélioration en termes d’horaires ? Résolument, non. Si les projets novateurs doivent se faire sur la gestion de la pénurie générale, nous ne saurions nous féliciter de la situation.
Au collège, la situation est aggravée par rapport à celle qui a déjà été très difficile. Les compléments de service persistent malgré l’annonce des équipes entières de refus des HSA. Comment comptez- vous, Monsieur le Recteur, résoudre la situation de ces établissements ? En embauchant encore davantage de précaires ? Il nous semble que la partie du budget qui y est consacrée ne sera pas augmentée.
Les remplacements en EPS n’ont pas été assurés. Il y a énormément d’établissement où les absences supérieures à 15 jours n’ont pas été remplacées. Le fonctionnement paritaire digne de ce nom voudrait que nous disposions du nombre d’heures d’EPS non remplacées.
Les postes « berceaux » implantés dans les établissements priveront d’autant de possibilités de mutation les enseignants participant au mouvement intra académique. L’Administration est contrainte à dépenser une énergie formidable à informer les candidats d’un projet de résultat de leur demande de mutation au lieu de pouvoir disposer de supports nécessaires pour améliorer véritablement la mobilité choisie des personnels. Les postes « berceaux » seront, de plus, une source de dégradation de suivi des élèves car trois enseignants différents auront à charge les classes concernées.
En résumé, Monsieur le Recteur, seul un collectif budgétaire augmentant considérablement les postes d’enseignants pourrait permettre une amélioration du service public de l’EPS et du sport scolaire. A lieu de quoi, le rapport créations/suppressions résulte de 11 suppressions. Si on y a joute les postes TZR supprimés et les postes stagiaires, le bilan est lourd. Lors du dernier CTPA, nous avons fais la preuve que sur le seul département de Vaucluse, 20 postes d’EPS doivent être crées afin que la situation ne se dégrade, sans parler d’amélioration. Aucun dialogue, aucune négociation. La « com » ne peut remplacer une politique d’Education.
 

Le SNEP a été reçu en audience par l’IPR EPS. Notre délégation a été composée par Isabelle Beguery, Dominique Frohring, Vincent Mocquet, Didier Vanhamme, Sebastien Molenat et Andjelko Svrdlin.

FPC EPS
IPR : Une première mise au point semble nécessaire quant à la responsabilité des uns et des autres. Les IPR ont une responsabilité de l’ensemble de l’EPS dans l’Académie. Le SNEP n’a pas cette responsabilité-là. De ce fait, la demande émanant de l’inspection n’a pas à être contredite par le SNEP.
commentaires du Snep : Le SNEP et la profession exercent une saine et juste lutte pour la sauvegarde de la FPC EPS. Si cela doit passer par des positions contraires à celles des IPR, cela veut peut être dire que ces derniers ne tiendraient pas compte de l’avis de la majorité des collègues.

IPR : Le fait d’appeler à ne pas répondre à l’enquête des IPR EPS organisant la FPC dans notre Académie à partir de la rentrée 2010, revient à effectuer un « tir contre son camp » en sports collectifs. Il y a une contrainte budgétaire qui conduit à la mise en place d’un nouveau dispositif. Un cahier de charges académique conduit les IPR à mettre en place des formations correspondantes. Par exemple, les nouveaux programmes ont nécessité l’organisation des « journées pédagogiques de l’inspection » pour en faire la promotion et faciliter la mise en œuvre.
commentaires du Snep : Il n’y a pas de lien direct entre la réponse à l’enquête des IPR et le montage des formations de l’année prochaine.
La contrainte budgétaire dont nous parlons n’est ni nécessaire ni juste.
Les IPR font une véritable opération de communication en limitant le nécessaire débat sur le rôle des programmes en EPS. Pour rappel, le SNEP a émis le souhait de participer aux journées pédagogiques de l’inspection et cela nous a été refusé.
Les chiffres publiés dans notre bulletin de rentrée 2009 sont erronés.

IPR : La FPC EPS a connu une baisse de 37 % sur les 5 dernières années. Dans ce contexte, le coût de la fonction d’animateur de bassin est devenu trop élevé. De ce fait, il n’était pas possible de demander aux animateurs d’exercer la même mission sans indemnisation. Il leur a été proposé d’apporter leur contribution au nouveau dispositif. Un certain nombre a opté pour la démission. L’ensemble des moyens consacrés jusqu’ à présent aux animateurs de bassin seront redistribués à l’ensemble du dispositif de la FPC EPS.
commentaires du Snep : Une organisation ambitieuse associant au maximum des salariés nécessite une organisation et des personnels la pilotant. Jusqu’à la preuve du contraire, un travail mérite un salaire. Ou bien, voulait-on se passer de leur travail?


IIPR : il n’y a pas de lien de cause à effet entre la mise en œuvre de l’enquête et la disparition de la FPC par bassin car le dispositif d’auto évaluation a été proposé aux enseignants dès la lettre de rentrée 2009. Cette enquête permet d’établir un fondement rationnel à la définition de l’offre de formation. Elle est une enquête d’expertise car elle permet aux enseignants de renseigner leur compétence par groupe d’APSA de façon positive. Elle n’est pas centrée sur des manques. Les résultats de cette enquête serviront de base pour l’élaboration d’une nouvelle offre sur 3 ou 4 ans et régulée d’année en année dans les nouvelles zones géographiques élargies en nombre de 5 sur l’Académie. Cette nouvelle offre sera meilleure que l’ancien fonctionnement qui proposait une offre trop restreinte notamment au regard des besoins des LP et des lycées comme des besoins individuels de certains enseignants. Elle permettra de former autant sinon plus d’enseignants.
commentaires
du Snep : Soit. Pourquoi alors insister sur les réponses à l’enquête en précisant que le nouveau dispositif remplacera l’ancien de façon plus efficace?
L’argument « de rationalité » est avancé comme argument d’autorité, or il nous semble que de nombreux biais existent dans ce type d’enquête quantitative.
la FPC par bassin est la forme de FPC la plus fréquenté non seulement de notre Académie mais également de France car proche des collègues
Pourquoi 5 ? , c’est restreindre aussi si l’on suit le raisonnement jusqu’au bout. De plus le découpage proposé des 3 zones bouches du Rhône, regroupe des zones scolaires de même type et ne va pas permettre l’échange entre collègues exerçant dans des conditions sociales et scolaires différentes.
Qui peut croire qu’un véritable abatage uniformisé permettra une meilleure formation que le maillage géographique par le moyen des formations négociées et en nombre suffisant.

Inspection

IPR : Une réponse a été apportée par rapport au questionnement du SNEP, notamment sur les critères d’inspection des collègues. Quelques priorités sont dégagées par l’IPR : les collègues sans note, 7e, 9e 10e échelon en vue d’un éventuel passage à la « hors classe », la « promouvabilité » des collègues l’année suivant l’inspection.
Quant à la fréquence des inspections, il est impossible de faire plus avec le nombre de dossiers à couvrir. Environ deux cent visites d’inspection sont effectuées chaque année. 33% ont permis un avancement au grand choix, 65% au choix et 1.5% à l’ancienneté.
Concernant les agrégés d’EPS, la même stratégie d’inspection est utilisée en rapport avec le calendrier administratif qu’est le leur.
Les IPR ne sont pas défavorables à l’exigence de la note de service no 83-512 du 13 décembre 1983 : en cas de baisse de note, une nouvelle inspection peut être prévue dans un délai rapproché. Les commissions administratives paritaires compétentes sont informées des cas de baisse de notes.
Au rappel du SNEP sur le refus du Recteur de mettre à disposition des représentants du SNEP au Comité technique paritaire académique (CTPA) les tableaux contenant les heures poste et les HSA par établissement, les IPR nous renvoient à la DOS et à la DIPE.
L’inspection est au courant des problèmes contingents au remplacement en EPS.
commentaires
du Snep : Force est de constater qu’après une inspection, le passage à l’ancienneté est rare, ce passage est donc principalement le résultat d’un retard d’inspection non imputable à l’enseignant. Le souci de permettre qu’une inspection débouche sur une promotion nous semble être un effort louable pour aider les collègues au moment décisif dans leur carrière.
Deux choses se dégagent: le nombre d’IPR EPS est trop bas et il est grand temps de dissocier l’avancement dans la carrière des inspections trop peu fréquentes.
Le SNEP pointe sur une inégalité d’avancement dans la carrière entre les femmes et les hommes. Cette inégalité doit être rattrapée au nom de l’équité d’accès aux plus hauts échelons et à la hors classe. Le SNEP exige qu’un dispositif de rattrapage soit envisagé pour les collègues femmes de notre Académie.
Nous avons formulé notre demande de faire passer systématiquement les notes pédagogiques baissées devant la CAPA. Ce qui n’est pas le cas pour le moment.
Ces données nous sont injustement et illégalement dissimulées car elles montreraient le véritable manque de postes d’EPS. Nous aurions apprécié un positionnement pédagogique sur la dégradation des conditions de travail en EPS.

Réforme des lycées – projet de décret EPLE

IPR : Les IPR pensent que la mise en œuvre du conseil pédagogique est une bonne chose. Le nouveau rôle du chef d’établissement ne pose pas de problème. Au contraire, l’autonomie de l’établissement est un espace qu’il faut investir en rapport avec la réussite des élèves. Il faut y mettre du contenu. L’accompagnement personnalisé contenu dans la réforme de lycée va dans ce sens. Ils ne craignent pas l’intrusion du chef d’établissement sur le terrain de la pédagogie, jusqu’à présent reposant sur leurs compétences. Il faut bien que quelqu’un pilote cette instance. Il s’agit de trouver l’équilibre entre la démocratie et la direction.
commentaires
du Snep : Le SNEP condamne fermement la mise en place du conseil pédagogique sous cette forme et craint que les chefs d’établissement dont certains souffrent d’autoritarisme exacerbé ne se prennent pas pour ce qu’ils ne sont pas: les enseignants d’EPS.
Pour le coup, cet équilibre est bien rompu en la faveur d’un fonctionnaire seul et pas forcement le plus compétent en matière pédagogique.

 

Compte rendu du colloque CGT - FSU sur la formation professionnelle.

Colloque de Caen du 10 novembre 2009

"L’éducation permanente,pour une formation émancipatrice
tout au long de la vie"

Compte rendu du CTPA de Janvier...

Nous avons pu faire un parallèle entre les propos du Ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et des comptes d’Etat, E. Woerth et ceux de notre Recteur, JP. De Gaudemar à propos d’une supposée amélioration permanente des services publics depuis 5 ans. En clair, les suppressions massives d’emplois permettent de travailler mieux et d’offrir ainsi de meilleurs services aux usagers. En EPS cela se précise par une drôle d’amélioration. Jamais nous n’avons assisté à autant de compléments de services, de remplacements non-faits, de TZR ballotés avec leurs droits statutaires bafoués. Nous (FSU) chiffrons toutes les suppressions à plus de 1700 postes, toute discipline de second degré confondu depuis 2003. Cela représente une perte de 10%. Aujourd’hui, près de 10% de postes ou bouts de postes sont occupés par des non-titulaires. Le rectorat ne nous a toujours pas fourni la liste des non-titulaires en EPS. Vous avez dit « dialogue social » ? Il en est de même avec des TRMD votés aux CA de chaque établissement. Le Recteur s’en sert afin de supprimer des centaines d’emplois par an. Nous, dans le cadre du paritarisme, nous n’en avons pas le droit. Malgré cela, grâce aux tableaux fournis par l’IA 13 et les remontés des enquêtes des établissements, nous avons pu faire la proposition d’une quarantaine d’emplois sur la seule base des HSA et BMP. Si nous y ajoutons la nécessaire diminution des effectifs, on devrait voir programmer un véritable plan de rattrapage sur plusieurs années. Pour nous, cela se traduit par un recrutement immédiat de 1500 recrutés au CAPEPS par an.
Par ailleurs, le Recteur nous a expliqué, une fois de plus, que le « surnombre » de postes dans certaines disciplines (dont l’EPS) serait enfin résorbé. Il s’agit d’un « surnombre » crée artificiellement en mettant en rapport le nombre d’emplois financés par le Ministère et le nombre de personnels disponibles dans l’Académie. La seule raison du « surnombre » est le choix politique de supprimer des dizaines de milliers d’emplois d’agents de la fonction publique sans se soucier des besoins sociaux. Quelle étude sérieuse a montré que l’augmentation des effectifs par division ou groupe de travail permet l’amélioration des résultats scolaires. C’est pourtant le discours tenu par ce pouvoir.
Le même raisonnement est tenu sur la question du détachement des Professeurs des écoles (PE) dans le second degré. Ils seraient en « surnombre » alors ils peuvent bien enseigner dans le secondaire. Quelqu’un qui a une licence STAPS est à même d’enseigner l’EPS. Le SNEP est défenseur d’une formation spécifique, disciplinaire, culturellement « lourde » tout au long du cursus universitaire. Or, le présent détachement est un recul. Il nie la qualité de la formation lors de l’année PCL1 et PCL2. Il nie le concours dans toute son exigence professionnelle ! Il nie également la formation en PE1 et PE2 pour les enseignants de 1e degré ! A l’heure d’élévation des qualifications il s’agit d’un retour en arrière. On nie à la fois la professionnalité des PE et des enseignants du second degré.
Dans le cadre de la mise en place des stages remplaçant les actuels PCL2 il nous est proposé de travailler avec l’Administration mais dans le cadre imposé c'est-à-dire avec un seul tiers du temps de formation et deux tiers en responsabilité. Une fois de plus « le dialogue social » se résume à un monologue lorsqu’il s’agit de prises de décisions.

 

COMPTE RENDU DU DERNIER CTPA (décembre 2009)

Lors du dernier Comité Technique Paritaire Académique (CTPA) nous avons pu interpeller Monsieur le Recteur à propos de l’actualité relative aux problèmes spécifiques à l’EPS. De très nombreuses enquêtes de rentrée qui nous ont été renvoyées par les collègues ont pu être le support de nos analyses. Vous trouverez ci-dessous quelques traces de ces échanges.
Nous avons demandé à Monsieur le Recteur de prendre à bras le corps le dossier « natation » au regard du nombre important des établissements ne proposant pas cette APSA dans leur programmation ou étant confrontés à des difficultés sérieuses. Nous avons insisté sur l’impossibilité de faire respecter partout les textes relatifs à l’enseignement des activités aquatiques et notamment la CIRCULAIRE N°2004-139 DU 13-7-2004. L’ironie du sort, cette dernière a été signée par le Recteur de notre Académie.
Au dossier « natation » a été adjoint celui du « temps perdu ». A savoir toutes ces heures que nous dépensons à marcher pour nous rendre sur les installations avec nos élèves. Nous avons pu demander à Monsieur le Recteur d’oser lancer un véritable plan de rattrapage de toutes ces heures d’enseignement en augmentant les horaires de l’EPS à travers une expérimentation académique.
La réponse : toute demande d’expérimentation doit émaner des établissements eux-mêmes. Le Recteur ne refuserait pas par principe une telle demande. Pas de réponse spécifique à la question de la « natation ».
Notre avis : Si nous pensons que le Recteur a tout à fait la possibilité de proposer une augmentation des heures EPS et abonder les DGH en conséquence, nous invitons les équipes à réclamer les heures d’EPS manquantes dès maintenant. A cette fin vous pourrez utiliser la fiche type que nous vous proposons (page 4) ou bien l’agrémenter avec les items de votre choix.

Andjelko Svrdlin
S3-aix@snepfsu.net

 


Compte rendu du CTPA du 24/10/2008

Emploi

Depuis plusieurs années, l’EPS paie un lourd tribut de la suppression de postes dans notre Académie. Deux départ à la retraite sur trois ne sont pas remplacés. Le Recteur de Gaudemar n’avait qu’un mot à la bouche : « l’EPS est une discipline excédentaire ». Or, la vérité est toute autre. Nous avons montré, chiffres à l’appui’ que l’EPS est déficitaire dans l’Académie d’Aix-Marseille. La variable d’ajustement de l’administration étaient et sont toujours, les collègues TZR. Le Recteur a annoncé vouloir stabiliser un maximum de TZR (car ils seraient excédentaires) et par là rentabiliser les deniers publics. Nous ne pouvons pas ignorer que de nombreux TZR souhaitent être nommés sur des supports stables et durables. Le SNEP ne cesse de se battre pour que leurs vœux soient exaucés en exigeant la création de supports postes nécessaires pour améliorer le mouvement des personnels. Or, la création de postes TZR a marqué, dans l’histoire de l’enseignement secondaire en France, une nécessité de remplacer des personnels absents afin d’assurer la continuité du service public.
Aujourd’hui, le SNEP fait valoir un mandat de son congrès en réclamant le nombre de TZR à hauteur des 10% de l’ensemble des enseignants d’EPS dans l’Académie. L’Administration retient la barre des 6% comme suffisante. Or, aujourd’hui, le nombre de TZR varie selon les zones de 0%( !!!) à 5% ! L’Administration rectorale se dote des règles qu’elle ne respecte pas.
Face à ce constat, comme d’autres (la nécessité de diminution des effectifs par classe ou groupe…) nous avons (fortement) suggéré à Monsieur le Recteur de réclamer une augmentation du nombre de postes pour le prochain mouvement inter académique. Cela nous conduirait probablement à une augmentation du nombre de postes ouverts aux prochains concours d’EPS, notamment le CAPEPS externe.

Accompagnement éducatif

Un récapitulatif de moyens en HSE allouées aux établissements nous a été présenté. Disons-le : il représente l’équivalent de 277 postes d’enseignement supprimés. Difficile de penser que ce dispositif sera porteur de progrès mieux que les jeunes collègues qui auraient pu être recrutés à la place par le biais des concours.
Par contre, le bilan du dispositif sur l’année scolaire dernière où l’accompagnement éducatif ne concernait que les établissements en ZEP et ambition réussite ne nous a pas été présenté malgré notre demande lors des CTPA précédents. On fonce la tête baissée dans une direction mal cernée, sur une route embrumée alors que la lumière éclaire la prairie des savoirs.
Les AS « en difficulté » devraient se remettre en question devant des effectifs d’élèves trop faibles mais pas les mises en œuvre de l’accompagnement éducatif avec des intervenants de niveaux de qualifications différents et des compétences différentes, des élèves fréquentant le dispositif en nombre largement inférieur parfois à celui exigé pour les AS dans le projet académique de performance (30% au collège, 20% au LEGT, 17% au LP)!
Monsieur le Recteur s’est engagé à nous fournir le bilan demandé dans les plus brefs délais. Nous attendons…

Lire la déclaration FSU